‹ Exploration de l'appareil urinaireChapitre 94 sur 144 · NÉCESSITÉ DE · texte numérisé non relu

NÉCESSITÉ DE

IR SÉPAnÉ«E?<T l'urine DES C

De même, Hartmann a publié à la Société de cliirurgîe un cas de pyurie rénale droite diagnostiquée par la séparation des urines. Dans ce cas, la séparation des urines avait seule permis d'affirmer une lésion du rein droit, laquelle n'avait pu être soupçonnée auparavant. Il concluait ainsi :

" Nous ne croyons pas devoir insister plus longuement sur cette observation qui montre une fois de plus ce que nous répétons depuis des années, qu'il est nécessaire de faire des examens directs de l'urine isolée de cliactin des deux reins, et de ne pas s'en tenir aux données de la vieille clinique, qui, si elle conserve tous ses droits, ne permet cependant pas d'arriver à la précision diagnostique que nous pouvons obtenir avec nos moyens d'investigation actuels'. 1)

Je citerai encore l'intéressanto et instructive observation suivante qui a été recueillie par le D' Canonnc, Assistant du D' Monprofit (d'Angers), et que son auteur a bien voulu m'adressûr:

Observalion de séparation endo-i'ésicale Jm de Lays. Duc ii l'obligeance du H' Cantinr (d'Angers).

"ines ù t'aidf da séparalfur , assistant du 0' }fonprofil

Au mois de fL'vrier igob, sur les iiKlIcatiotis du D' Monpi-ofit, nous avons eu l'occasion de pratiquer la séparation endo-vésicalc des urines chez une malade du D' Baudouin, de Tours.

U s'agissait d'une femme de 35 à fio ans qui présentait depuis quelques mois des symptAines de pyélo-néphrite — émissions indolores d'urines purulentes, douleurs lombaires, accès fébriles, eu-. — Le diagnostic était d'ailleurs conErmé par le palper, qui révélait l'existence d'un rein droit augmenté de volume, légèrement prolabcel sensible à la pression.

La question de rinicrveDiton fut posée, et le U' Monprolit, con-

. Bull, et liim. de SoeUté dt ehirargù du i3 n

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na\té, fat, en principe, d'avis d'intenrenir : mais, afin de s'assurer de Torigine rénale do pus constaté dans l'urine, et surtout pour iftre fixé sur Tétat du rein gauche supposé sain, il réclama la division des urines.

l/appareil choisi fut le séparateur du D' Luys.

Les précautions de désinfection étant prises, la vessie est vidée, puis lavée plusieurs fois à l'eau boriquée. L*urine recueillie par le cathétérisme est trouble, purulente, et de coloration blanchâtre. Le liquide du lavage ressort à peu près clair.

Le séparateur est introduit, et, à la stupéfaction générale, on voit que le liquide émis par le rein droit a la coloration et la limpidité (U* l'urine normale, tandis que le liquide émis par le rein gauche OHt trouble, d'un blanc laiteux, et franchement purulent. Étonné d'un semblable résultat, diamétralement opposé aux données de la clinique, Tun des assistants fut d'avis de recommencer Texpérience. L'instrument fut donc retiré, la vessie lavée et vidée de nouveau, et 1(! séparateur remis en place. Même résultat que précédemment. 11 n'y avait donc plus de doute: le rein malade était lé rein gauche indolore et à peine perceptible au palper, tandis que le rein sain était le rein hypertrophié et douloureux.

(Quelques jours après, la néphrectomie pratiquée à gauche parle l)*" Monprofit confirmait pleinement les données du séparateur. Le rein gauche onlcvé était un rein tuberculeux, farci de cavernes, et dont le parenchyme était presque totalement détruit.

La convalescence fut rapide. Dès le lendemain de l'intervention 1(* pus disparaissait des urines. L'état général ne tarda pas à s'amcli<MMM' vi (les nouvelles récentes de cette opérée (l'intervention rcinnntr aujourd'hui à 17 mois) nous permettent de croire à une guérison délinitive.

Si l'on n'avait pas eu le soin de pratiquer la division des urines, on aurait oertainenient opéré à droite ; et, grAcc au séparateur, une cMMTur d«» diagnostic a pu être évitée, erreur qui dans la circonslanro aurait (M1 dos consé<iuences particulièrement graves.

Kniin, iino ilornii'^ro observalion, bien caractéristique, tlôinonlrcra rinsiiHisance des symptômes cliniques elTimporlanco capitale ilc la séparation des urines.

Tnherculosr rviuilv gnucht* m^<H}nmu\ démontrée par la séparation des urines. ~ l no fonnno do trento-sopt ans, était entrée à rii(>pital Tenon, >orvioo du \y Aoliard, sallo Magondio. n" ii), lo losoplenibre 190a, pour pyurio.

NKntSSITK DE HECURII.MH SÉPARKMRST I.'l'ItlIE DES IlEltX. RKI?(S 337

I>eu\ ans auparavant, elle avait eu une hématurie survenue brusciuement pendant la nuit cl ne s'élant pas reproduile pendant un an et demi.

Kn fi'vrier njoa, une nouvelle liéniulnrii' avaii fait plate l>ieniiit à

des urines troubles. Un cliiruvRien ronsult*- A celle époque, avait proposé l'ablation du rein ttroil.

i'^xamcn : La température est de 3g degrés il son enlrée. La malade se plaint de vertiges, céphalée, anorexie.

1 des reins donne les renseigne luenls suivants : Le rein

ÈxbmRATION l)t UElM

droit csl volumineux, et est senti par le palper biuianuel, maïs il n'est pas douloureux.

Le rein gauche n'est pas senti, la pression n'est pas douloureuse dans la région rénale gauche.

Les urines contiennent du pus et de l'albumine : des mictions troubles alternent avec des mictions normales.

Fréquence : La malade urine toutes les heures.

La capacité vésicale est de 5o à Go grammes.

Le 9 octobre 1902 j'applique mon Séparateur. L'appareil reste en place cinquante et une minutes. Une injection sous-cutance de bleu de méthylène a été faite une heure avant la séparation.

Le résultat est le suivant :

Tube droit: Urine claire, nettement teintée en bleu.

Tube gauche : Urine trouble presque pas teintée.

L'analyse chimique faite par le M. le D*" Achard donne:

Quanti lé..

Densité. .

Urée. .

Chlorures.

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