‹ Exploration de la région du Grand lac des Ours [microforme]Chapitre 39 sur 54 · TEST TARGET (MT · texte numérisé non relu

TEST TARGET (MT

TEL = :X12 I Re: ve |]29 — ILES IS (LS us 2 À «2 LA RP \ FOR ne es LA de ? VS NS 4 S aù ee LA

"où Photographic .

7 Sins mur € Corporation

nos prières ? Nous sommes condamnées à dormir toute la journée, couchées en rond comme nos chiens, ou bien à travailler, si nous ne voulons courir le guilledou. Or, il vaut bien mieux travailler, je suppose, que de faire cette dernière chose. »

Elle avait un peu raison, la pauvre femme. Le repos dominical absolu est un rude châtiment pour les gensillettrés, pauvres et ignorants, qui vivent dans une contrée aussi déshéritée que celle que je traversais en ce moment. Je crois que Dieu leur pardonnera beaucoup, à cause de leur bonne intention et parce qu’Il les a privés de toute espèce de distractions et d'a. musements permis ces jours-là. Les pauvrettes travaillaient de crainte d'offenser Dieu dans le désœuv:ement. Peut-on les en blâmer?

Le 25 novembre, je m'en retournai à ma résidence du fortGood-Hope, après quinze jours d’excursions apostoliquesetd’explorations géographiques, heureux d'avoirdécouvert le grand lac qui porte mon nom, ainsi que la source du fleuve Anderson; mais encore plus heureux d’avoir pu faire quelque bien à de pauvres âmes bien isolées et bien délaissées. Quant aux Indiens que j'avais désiré voir, je ne les vis pas, parce que je suivis un autre chemin, au retour.

Je m'en revins après avoir traversé 77 lacs et cinq rivières. Le seul incident que m’ofirit ce retour par les jacs des Truites et du Siphon, fut d'être précédé pendant trois heures, sur k

me da not dist nay

s à dor- | comme nous lie aut bien ire cette

mme. Le nàätiment norants, éshéritée ment. Je ucoup, à > qu'Il les ns et d'a auvrettes u dans le r?

nai à ma inze jours tions géotle grand source du heureux > pauvres Quant aux e les vis 1emin, àll

sé 77 lacs e m'offrit

Siphon, es, Sur lt

plateau T1-go-tché et les lacs qui y font suite par quatre gros loups qui s’obstinèrent à cheminer devant moi, malgré mes cris, jusqu'à |: rivière des Peaux-de-Lièvre. dis. L Parvenus, Charles et moi, sur le lac de l’Eau blanche, T'ou-ydlé-t oué, qui est distant du fort Good-Hope de trois lieues kilométriques nous fûmes bien étonnés d’y entendre ne distinctement les carillons de la petite cloche de la mission, qui ne pesait cependant que quinze kilogrammes. Ce phénomène À sie tique est d'autant plus curieux à constater que souvent, on n'entend pas cette petite cloche du iort mème, qui n'est distant de la mission que de trois cents pas ! On ne peut raisonnablement expliquer cette bizarrerie que par la densité extraordinaire de l’air, pendant l'hiver, ou par les ricochets que le son produit sur les graudes surfaces planes, à la manière d’un galet lancé sur l’eau. Le son est entendu aux points de contact avec le sol et aux endroits où il ricoche dans ses ondulations. Il n’est point perçu là où l'ondulation le porte dans les couches supérieures de l’air à celles où immerge l'oreille de l'observateur. Les savants vont-ils admettre cette théorie ? C’est ce que je me demande.

Néanmoins on comprend maintenant comment les légendes groenlandaises peuvent être dans le vrai, lorsqu'elles racontent que les /nnoït de la Terre-Verte entendaient à de grandes distances le son des cloches des colons scandinaves. Si une clochette de 15 kilos a pu s'en-

tendre très clairement à une distance de trois lieues, sous le 66° 20’ de latitude nord, une cloche de 30 kilos a bien pu s'entendre — et facilement — à six lieues, sous le 70°, et a fortiori une cloche d’un calibre encore plus tort. Or, qu’il ait existé des cloches au Groenland, c'est ce que prouvent les débris de métal de cloche qui ont été trouvés parmi les ruines de l’établissement scandinave de Kagortok, sur la côte occidentale du Groenland (1), et il serait erroné de prendre ces sons de cloche pour des détonations de canon; d'autant que, si les cloches étaient déjà inventées, au 1x° et au x° siècles, l'artillerie et la poudre à canon ne l'étaient pas encore en Europe; et que, si le son d’une cloche peut se percevoir de très loin, sous le Cercle, il en est tout autrement d’une détonation, laquelle parvient à peine à y ébranler l'air.

(1) Revue d'Ethnographie. Paris, 1888. Janvier-Avril. p. 20. Récit du comte explorateur Nordenskiold.

de trois rd, une re — et et a forus fort.

>enland, nétal de ‘uines de ke, sur la il serait pour des si les cloet au x canon ne que, si le très loin, ent d’une

peine à }

nvier-Avril.

<iold.

Page 1