‹ Exploration de la région du Grand lac des Ours [microforme]Chapitre 4 sur 54 · F # PER BR · texte numérisé non relu

F # PER BR

1e F4 ES AA ; bb: 1€] Etes pAA GE) si FA ‘#4

à RE P FA

£ à k Là

ce

Lièvre ré, le rs du Ines à usque » cette u lieu e des de Ja chersdudit

lu voirge et ndeur pentes ujours ‘elles, on les éants.

iriles. iment PEAUX-

rive Duter-

dans 1ssise uinze P: car phon, tour—

noyant sous la montagne Bedzi-ajyoué, et ne reparait plus qu'à l'endroit dont je viens de parler. |

Toute cette contrée, que j'ai parcourue en 1869 et en 1872, est riche en rivières souterraines aussi bien qu’en lacs desséchés, dont on aperçoit les goufires par lesquels leurs eaux se sont perdues.

Je campai au confluent de la rivière Souterraine. Mes jeunes gens y firent la découverte dela bauged’unours noir, dans un fourré rocailleux. Ils l’ouvrirent et la dégagèrent à coups de hache, et en tuèrentà bout portant le locataire, gourd et encore assoupi, bien que le froid n'excédàt pas 20° sous zéro. Nous eûmes donc de la viande fraiche plus que n’en pouvaient trainer mes chiens, déjà suffisamment chargés. Dans la matinée, nous avions ramassé sur la rivière les membres d’un renne gras que des loups en ripaille y avaient abandonnés, et dont nous régalâmes nos chiens au bivouac.

L'ours nous fournit un repas copieux sinon délicat; car, pour être bonne, cette viande, très grasse et naturellement dure, a besoin de cuire longtemps, ce que nous ne pouvions nous permettre dans un campement de voyage transitoire.

Mes compagnons voulurent m’y donner le spectacle de /4« danse de l'Ours, cérémonie superstitieuse que ces Danites arctiques accom plissent, paraît-il, chaque fois qu’ils ont tué un de ces plantigrades sans être accompagnés

par des Européens. Ils eurent le soin de m’avertir que, dans la présente occasion, ils n'étaient pas mus par le même sentiment, mais seulement par le désir de m'être agréables en m'insstruisant d’une coutume de leurs ancêtres.

A cette fin, ils placèrent une pierre plate sur les charbons ardents de notre foyer, et sur cette pierre une des rotules de l'ours. Puis ils se mirent à danser autour du feu en se frappant la fesse droite avec unedes pattes de l'animal. Ils vociféraient en même temps :

— Môni n'ayétri? Méni n'ayétri? Éhiyanhé éhiyanhèé ! Qui t'a arraché de ta bauge? Tra la la la! »

Alors la rotule, chauffée et commençant à griller et à se racornir, siffla, se mit à geindre, puis à se mouvoir par un mouvement de va et vient, commeun vase placé sur un poèle rouge et sous le fond duquel quelques couttes d’eau auraient coulé. C'était l'effet naturel de l’évaporation de la graisse ou du périoste qui avaient fondu, ou bien celui de la contraction des tendons humides. Maïs mes gens, mis en belle humeur par ce phénomène naturel dont ils ignoraient la cause et Qu'ils attribuaient à la puissance de l'ours, s’écrièrent avec ravissement :

— « Vois-tu, Père, vois-tu comme l’ours se « fàche? Il est irrité de ce chant qui lui donne « le change sur les auteurs de sa mort ».

Et ils continuèrent leur danse de plus belle, en se frappant le derrière avec la patte de l'ours. [ls ne purent m'expliquer si cette per-

m'averétaient s seule- 1 M’inses.

late sur ur cette s 1ls se rappant animal.

rryanhé ! Tra la

Içant à eindre, e va et > rouge s d’eau * l’évaivaient >s ten- Ile huÿ 12 NOpuisment :

urs se donne D.

belle, tte de > per—

Page 1