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étaient appendus à ma barbe, à mes cils et à mes cheveux; après que j’eus rendu,en la réchauffant, ma bouchecapable de proférer une parole, la Marmotte me posa cette question :
— « Pourquoi viens-tu et où te proposes-tu d'aller ?
— « Mais, lui dis-je, tu ne te souviens donc plus que tu m'as demandé pour soigner et assister les malades de ton camp, me faisant dire que vous vous mouriez tous, et que vous aviez besoin de médicaments et du sacrement d'Extrême-Onction ?
— « Parfaitement, répondit-il; mais après cela où iras-tu ?
— « Eh bien, j'irai plus loin. Après avoir passé quelques jours chez toi, si besoin est, jiraichez le grand chef Xopa, qui m'a également demandé. Et après cela, j'irai chez le Soldat, à la baie Smith; j'irai partout où il yaura de vos excellents parents; jusqu'aux grands steppes de la baïe Keith, s’il le faut. »
Ma réponse eut l'effet queje redoutais, mais que je n'avais nullement cherché à atténuer.
La figure du petit chef se refrogna, comme aussi celle de Madame Chaudière-de-viandede-lièvre, son épouse; et le mari dit à sa femme entre les dents, mais de manière à ce jele comprisse :
— « Il ne vient pas pour nous seuls, allonhi! I ne pense qu’à ceux de Kopa, {/onla! Inutile de faire de la fricassée à cet homme-là. »
Ce brave homme était jaloux de Sida-K'aya
aussi bien que de Kopa et du Soldat, autrement dit Philippe Yétfanélel; c'était bien clair.
Exclusif et égoïste comme tout Indien, il n'avait cherché à les surpasser qu'afin d’ébouriffer ses compatriotes, d'acquérir du prestige à leurs yeux, de détrôner ses compétiteurs et de se faire nommer grand chef à la place de Xopa,
Les steppes et les forêts ne sont nullement à l'abri de ces ambitions humaines, de ces intrigues de cours, de ces prétentions à l’homme supérieur, dans lesquelles chacan des quatre sires aurait bien voulu me voir prendre une part active, pour ses seuls et égoïstes intérêts. Mais je ne voulais pas me prêter à des vues aussi étroites et si peu catholiques; je ne pouvais épouser les ligues de chaque poignée de sauvages, partager leurs petites jalousies de clan à clan. Je m'exprimai donc catégoriquement à cet égard et de manière à ce que l’Orignal ne revint pas à la charge.
Alcrs il devint gouailleur, comme un fourbe et un rusé qu'il était, avec sa mine futée et intelligente de renard.
— « En vérité, {tatté itta, tu es un Père universel, commencça-t-il à me dire. Tantôt tu es dindjié, et tantôt esquimau. Aujourd’hui tu es notre Père, et demain tu seras celui des Gens du Poil. Un jour tu te fais Tchippewayan, le lendemain tu es Flanc-de-Chien; puis tu redeviens encore Peau-de-Lièvre. En vérité, Père, tu as autant d'enfants qu’il y a d'hommes dans toute notre ile. »
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La conclusion de cette tirade ironique fut celle-ci :
— « Aënsin, Int'a, bæ dou gounli, yazè taati, déli hèllè. » Par ainsi, Père, il n'y a pas de viande; mais là, pasle plus petit morceau, en vérité. »
Et cette même Marmotte jaune, qui avait cru m'allécher, l'instant d’auparavant, par ses offres culinaires à brûüle-gosier, avant même que j'eusse mis le pied chez lui et que je l'eusse salué, me rabrouait maintenant pour me punir d'être et de me montrer catholique dans toute l’acception du mot. Comme T'éni-
a-pæ lui enfonçait le coude dans les flancs, ur l’avertir qu’il manquait de délicatesse et d'hospitalité :
— « À quoi bon, lui répéta-t-il tout bas, à quoi bon ? puisqu'il ne vient pas pour nous seuls! »
J'aurais pu me lever d’un air froissé, ratteler mes chiens et poursuivre ma route. Je l’aurais fait s’il eut été seul dans ce hameau ; mais il y avait d’autres Indiens qui ne partageaient pas ses sentiments mesquins et restrictits, et je préférai montrer à l'Orignal que je n'avais que faire de lui, étant assez à l’aise pour me passer de ses services. J'ordonnai à Tadi'alè de préparer mon souper avec mes propres provisions, et je bus mon thé sucréetmangeai mon pémikan à la moëlle, à la barbe de l'Orignal. Je daignai même acheter à ce cœur étroit, de la viande fraiche pour mes chiens de trait.
Toute la soirée, T'èni-kha-pœ et Kha-‘étié, la vieille mère de Tadï'alè, le véritable ménechme de Louise Michel, pour le physique du moins, employèrent toutes les suggestions que la jalousie put leur inspirer pour détacher cet enfant de mon service. La seule raison valable qu'elles alléguaient était toujours la même : « Mais puisqu'il ne vient pas pour nous seuls! « Mais puisqu'il nous préfère les Gens du Lac « des Ours! » La seule pensée du profit pécuniaire que Tadi'alè allait retirer de ce long voyage de circumambulation à la raquette, qui ne devait pas être moindre de 32 pelus, soit 80 francs, pour 45 jours, sans compter ia nourriture, l'honneur de servir de guide et de compagnon au prêtre, et le prestige qu'il allait acquérir par ce grand et long voyage effectué à l’âge de 14 ans, suffisait à les faire pâlir d'envie.
Elles ne parvinrent cependant pas à ébranler la constance du jeune homme, qui trouva le moyen de medire à leur insu :
— « Laïisse-les dire. Ne discute pas avec elles. Ce n’est pas l’amour qu’elles ont pour moi qui les porte à me réclamer. Elles veulent faire de moi leur petit chien, sans rémunération aucune. Je connais mes parents. J'aime bien mieux voir du pays en ta compagnie, tout en étant bien nourri et bien rétribué, que de demeurer avec mon beau-frère. Tu peux être
sûr de moi. »
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résistances secrètes de ces trois êtres, je réunis donc, après mon souper, les 45 personnes qui composaient le hämeau, je leur adressai une instruction religieuse, les fis prier, et leur annonçai que je demeurerais avec elles tout le temps nécessaire pour qu’elles pussent satisfaire leur dévotion.
14 novembre. Le lendemain, 14, je célébrai les saints mystères chez la Marmotte, délivrai une seconde instruction, entendis les confessions de tout le inonde et régularisai quelques positions fausses. Un jeune homme que j'avais marié le printemps d’auparavant, É’ou-tsié, la Dent cassée, m'apprit que sa jeune femme, Fwaettst, le Sable emporté par le vent, l'avait quitté pour se réfugier auprès de sa famille, au camp de Kopa. Il me pria de la lui renvoyer et je le lui promis.
Une jeune femme, sœur cadette de la Marmotte, s'était aussi séparée de son mari, Yénawétlun, que nous connaissons déjà. Elle me chargea d’un message semblable, pour lui.
Quant aux nombreux moribonds au chevet desquels on m'avait convié, je n’en vis pas l'ombre, à l’exception d’un homme qui était enrhumé. Ce n’était pas autre chose qu'une ruse que le petit chef avait employée pour m'attirer chez lui, par jalousie pour Sida-Khaya, que j'étais allé visiter l’hiver précédent.
Lazare Békk'a-k'ayélli vint me prier alors de changer le nom de son dernier-né, que mon confrère avait baptisé pendant l'automne et
auquel, disait ce brave Indien, il avait donné le nom d’un damné.
—.«Commentcela? comment cela? lui dis-je, Je connais assez bien mes confrères pour savoir qu’ils n’imposent, au baptème, d’autres noms que ceux des saints de l'Ancien et du Nouveau T'estament : Abraham, Pierre, Noé, Étienne, Jacob, Jacques, Moïse, Paul, Joseph, Jean, David, Thadée, Isaac, Eléazar, Dominique, Tobie, etc., etc., tous indifféremment, parce qu'ils sont également bons.
— « Du tout, me répondit Lazare. Il a appelé mon fils, Adam. A-t-on jamais vu? Cet Adam, qui fut la cause de tous nos maux, qui nous a rendus si misérables, pourrait-il être un saint personnage ? Ce ne peut être qu’un damné. Je ne veux pas que mon fils porte ce nom. »
Il me fallut un long discours pour convaincre ce père que notre commun ancêtre avait fait une très rigoureuse pénitence de la faute qu'il avait commise, et qu'il avait été un saint patriarche; que l’Eglise,considérant que la faute d'Adam a valu à l'humanité l’insigne | honneur d’être rachetée par le Verbe de Dieu incarné dans le Christ Jésus, l’appelle une heureuse faute, felixz culpa; et qu’elle n’a pas hésité à mettre Adam pénitent au nombre de ses saints.
13 novembre. Avant de quitter le camp de Non‘èni, je voulus connaitre l’étymologie du nom de la dernière pointe de terre que J'avais traversée avant d'y arriver, et que Ta-
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di'alè n’avait pu m'expliquer : Banlay ékôntéhta, la pointe du Bras-du-Français. Le vieux Essa-da-l'a, le Père Gueule d’engoulevent, plus connu sous le nom de Banlay-tchô ou le Grand-Français, beau-père de la Marmotte, se chargea de me l’apprendre.
— «C'était, me dit-il, du temps que les deux Compagnies rivales de la Baie d'Hudson et du Nord-Ouest se disputaient les sauvages et s'arrachaient l’une à l'autre nos provisions et nos fourrures. Un drame de sang se passa sur ces rivages que nous habitions, il y a de cela bien près de cinquante ans (1). J'étais encore jeune, mais je m'en souviens parfaitement. Les engagés des deux Compagnies pelletières nous vexaient de mille manières en cherchant à se supplanter réciproquement. Toujours armés de sabres et de pistolets, Hs nous faisaient trembler.
«A cette époque, le fort Good-Hope (2) ou Bonne-Espérance était exclusivement affecté aux Dindjié ou IBucheux, et se trouvait situé tout en bas du Mackenzie, au lieu appelé le Renard, Yék/fwéêé. Quant à nous, Dènè Natlé-t'a-Gottinè ou gens des Rennes des déserts, nous portions nos fourrures et nos vivres boucanés au fort du Grand Lac des Ours. Il
(1) Comme on le verra plus loin, c'était pendant l'hiver de 1825. Il y avait donc 46 ans en 1872; il y en a 67 en 1893. :
2) Kn peau-de-lièvre ÆAla-kotchô, la grande Baie, ou Déklrèwi-leounhè, la maison des Loucheux.
était construit sur la pointe des Gros-Lièvres, Kha-tchô-èhta, (1) d'où nous est venu notre nom relativement récent de Xha-‘chô-Gottiné, Gens des Gros-Lièvres ou Gens du Poil.
« À cette époque, dis-je, aucun Blanc n'avait pénétré, à l’Est du Mackenzie, plus loin que la pointe des Gros-Lièvres. Mais alors trois Métis saulteux-canadiens vinrent à la baie de Noncéni, pour y trouver la mort, et voici à quel propos :
« Tous les serviteurs de la Compagnie du Nord-Ouest vivaient avec des filles peanx-delièvre qu'ils avaient pillées ou persuadées de cohabiter avec eux. Il y avait là aussi un capitaine qui avait fait construire un fort neuf (2), et dont les jeunes gens avaient aussi des maitresses qu’ils avaient prises chez nous ou chez les Flancs-de-Chien (3).
« Pendant l'été qui suivit leur arrivée, ces gens-là partirent du Grand Lac des Ours pour se rendre quelque part; nous ne savons où (4). En leur absence, leurs concubines, ennuyées de vivre avec ces Blancs dont elles ne comprenaient pas la langue, se sauvèrent dans les bois, chacune dans son camp. Trois d’entre
(1) C'est le fort que construisit Mackenzie Grand-Cou et dont j'ai parlé a la page 69.
fl Sir John Franklin et le fort qui porta son nom.
3) Ne faisant que rapporter le récit d'Essadat'a, je laisse à cet Indien la responsabilité de toutes ses assertions. à à D A la mer Glaciale arctique, ainsi que je l'ai relaté à la page 77:
Aèvres, a notre zottiné,
n'avait que la is Métis de Non- | à quel
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l'ai relate
elles traversèrent la presqu'ile-steppe XV6tsen-éwa, ainsi que la baie Smith, et revinrent à Noncéni chez leurs parents.
«Ceux-ci redoutèrent lacolèredes Blancs, qui étaient toujours armés jusqu'aux dents. Ils ne voulurent pas recevoir les trois filles et les engagèrent à s’en retourner versles Français (1) qui les avaient prises pour femmes. Maiselles sa disaient si malheureuses du rôle qu’elles remplissaient en leur compagnie, qu’elles refusèrent absolument d’y retourner. Alors trois jeunes gens s’offrirent et les acceptèrent pour épouses séance teiante, en présence de toute la tribu.
« L'automne arrivaet nul d’entre nous n'osait aller au fort, de crainte d’être maltraité par ces Français. Mais, un beau jour, nous times arriver trois Métis, ceux-là raème dont les maîtresses s'étaient sauvées. Ils étaient rrités. Ils proféraient des menaces terribles si on ne leur rendait pas leurs femmes. Mes parents étaient nombreux et ces hommes s°ulement trois ; cependant on les redoutait et on leur rendit les trois jeunes filles, avec prière de sen retourner bien vite à leur fort. On les traita convenablement et ils couchèrent sous nos tentes. Le lendemain, on les invita de nouveau à partir; mais ils demeurèrent encore à se régaler de notre viande la plus grasse.
() Inutile de dire qu'il s'agit ici desAnglais de Fran+
ne
Nous commençämes à craindre qu'ils ne fussent animés de desseins perfides, et on les pria poliment de se retirer. Mais ils s'obstinèrent à demeurer avec ::ous.
«Alors nous décrétâämes leur mort, s'ils persistaient à vouloir passer une seconde nuit dans notre camp. Leur présence, leurs allures, tout en eux nous était odieux.
— « Plutôt que d’en être tués, tuons-les nousmêmes, » se dit-on. Il n’y avait pas longtemps que l’un des gens de ce fort avait tué onze personnes pour une fille qu’il aimait, la nommée Nintisi-natchô ou le Mois du Grand- Vent, que tu connais bien, une Esclave (1).
« Le lendemain matin, tout fut dit. L'un reçut un coup de couteau en pleine poitrine; le second eut la tête fracassée à coups de hache de pierre, k/wékfwin, et le troisième, atteint d’un coup de fusil à l’épaule, put se dérober, On le laissa partir.
« Quelques jours après, nous avions levé le
1) Je me demande si Essadat'a n'a pas commis iti une interpollation; si ce meurtre de onze persannes de sa tribu ne fut pas commis en représailles de l'assassinat des trois Metis dont il est ici question. Je sais que le massacre des onze Peaux-de-Lievre fut perpétré par trois Métis, dont l’un fut conduit à Montréal et pendu. Je vis le second au fort de l'Isle à la Crosse, en 1862 et le troisieme, un nommé Lafleur,au fort AthabascCa, où il mourut subitement le 1er de l'an 1879. Ne seraitce‘pas ces trois mêmes Métis que les Peaux-de-Lievre se glorifieraient d'avoir assassinés, afin de donner le change à l'opinion et d'empêcher qu'il ne fût dit que | trois hommes isolés, trois etrangers, avaient pu nissacrer impunément, au milieu de tout un camp den, onze personnes pour une femme ?
LA
camp pour le transporter sur la pointe basse
s ne fus- que tu as traversée de l’autre côté de la n les pria baie. Dès la première nuit que rous y pasinèrent à simes, on entendit un chien qui grugeait des os à quelques pas des loges. On alla voir s'ils per- et l’on trouva, dans la gueule de l’animai, un »nde nuit bras d'homme, un bras blanc, celui du troirs allures, sième Métis français qui s'était sauvé blessé. Il était allé mourir de faim et de misère sur s-les nous- ladite pointe, où nos chiens avaient découvert pas long- et dévoré son cadavre.
avait tué « Depuis lors, le nom de Pointe du bras du aimait, la Français est appliqué à cette localité. » Ainsi du Grand- sexprima le Grand-Français à Gueule d’enave (1). roulevent. " it. L'un re- Tadi'alè et moi nous repartimes, ce mème poitrine ; le jour, par unetempérature de — 26° centigrades s de hache seulement; un très beau temps pour voyager me, atteint sans transpirer ni souffrir du froid. Nous nous se dérober. dirigeèmes en plein nord-ouest, entre la montagne, L'ét'alé au sud, que nous ne pouions levé le vions distinguer encore, et mon lac, à l’ouest. Derrière nous, en plein sud, on apercevait dissafe fi tinctement une autre colline allongée et calpersonnes de taire, qui commence à l'extrémité de la baie
Fe sais que M Non‘éni, pour se terminer brusquement au perpétré Pit bord de la baie Smith du lac des Ours, par un Mr CRE? précipice de 500 pieds de haut. C'est la mon- D en à tagne du Steppe, Non-{'yen-kjwé. Au nord, enaux-de-Lievre M fin, une autre colline de mème altitude, FwaëdE OM ve MA ftoë, la Roche aux Aigles, deuxième du nom, Lo Le mis: MR sépare le lac Petitot des sources du fleuve An-
derson dont elle délimite la vallée. Au fur et à mesure qu’elle se rapproche de la baie Non'éni, cette longue colline diminue de hauteur, au point que, à la latitude où je me trouvais, 66° 50’, elle est de niveau avec la plaine :
un steppe immense, coupé d’étangs et de marais, que je dus traverser jusqu'à l’Anderson.
Je rencontrai de nouveau le lac Ra-tsélé et celui de Charles, sources les plus reculées de ce fleuve, mais où je ne vis pas de camp indien, cette fois. |
Je traversai ensuite un lac rond, ayant8 kilomètres de diamètre et nommé lac des Truites, Piéré-troué; puis enfin le lac des Écluses blanches, Hè-dékk'alé, qui a douze kilomètres de long et seulement quatre de large. L'un et l’autre sont tributaires du Haut-Anderson et les premiers bassins conséquents de sa source occidentale; car ce fleuve en a quatre qui toutes portent le même nom, Si-tchô-niliné. Ces deux lacs n’ont aucune physionomie. Ils s'étendent sur de hauts plateaux entre des rivages plats, peu boisés, battus du vent d'Est et enfouis sous ia mousse et le lichen d'Islande. C’est, à proprement par-
ler, le pays ou terrritoire de chasse des Kha-,
tchô-Gottinè. Un bien triste pays pour des gens d’un caractère aussi gai.
À 5 heures du soir, c'est-à-dire à la nuit noire, j'arrivai au camp de Kopa, grâce à un sentier bien battu et très peu poudré par le
nd
fur et à Jon‘éni, auteur, rou vais, plaine :
de maà l’An-