‹ Exploration de Quebec au Lac St. JeanChapitre 16 sur 50 · RAPPORT DE L'EXPLORATION BLAIKLOCK · texte numérisé non relu

RAPPORT DE L'EXPLORATION BLAIKLOCK

ONFORMEMENT aux instructions reçues du département des terres de la couronne, daté s le 24 août 1849, je laissai Québec le 16 septembre,accompagné de M. George Duberger comme assistant, et me suis rendu à l'angle S. 0. de Stoneham, (endroit fixé comme point de départ dans mes instructions,) où, après avoir établi la latitude et les variations, la première étant 46° 59' 29" Nord, la dernière 16° 30' Ouest, je partis une ligne dans la direction astronomique N.15° 0., que j'ai prolongée jusqu'à la rive Sud du lac St, Jean. Cette ligne est sortie à 66 chaînes à l'Ouest du poste de commerce de l'honorable compagnie de la Baie d'Hudson, et est de 104 milles, 20 chaînes et 74 chaînons en longueur.

En faisant cette exploration, mon intention s'est portée sur les objets suivants, savoir: l'ouverture d'une ligne de communication depuis les établissements en arrière de Québec jusqu'aux terres cultivables situées sur les bords du lac St. Jean et les facilités qu il y a de faire des établissements sur le dit chemin.

' En décrivant le pays que la ligne doit traverser, je me bornerai à parler des traits principaux qu'il présente et des difficultés qu'il faudra surmonter pour établir un« bonne ligne de communication.

Entre le point de départ et la rivière Jacques Cartier, disiance de six milles et demie, rien ne s'oppose à la construction d'un bon chemin. Bien que la Jigne droite passe à travers un pays considérable qui n'offre qu'un terrain difficile et rocheux, c pendant en pratiquant une légère déviation le chemin

peut devenir très-bon. Le premier obstacle se rencontre sur la rive Nord de cette rivière qui, ici, a deux chaînes de large et coule dans une vallée profonde entre deux chaînes parallèles de hauteurs considérables qui augmentent en élévation et en raideur vers le N. E.; celle de la rive Nord courant bien loin vers le S. 0. Le lit de ce cours d'eau est bien plus bas que le niveau général du pays au-delà ; aussi pour y parvenir il faut se diriger en zig-zag en face de la hauteur, qui est bien bouleversée et * rocheuse et qui nécessiterait des tranchées et des terrassements considérables sur le flanc de la montagne. Après avoi$ monté sur cette montagne, le chemin aurait à faire un détour de quelques milles vers le N. E., et passer autour d'un lac appelé lac St. Vincent; — ici il faudrait surmonter une seconde chaîne de montagnes, et cela par un passage difficile qui demanderait aussi beaucoup de tranchées et de terrassements. Mais comme le soin d'explorer et tracer la ligne du chemin a été confié à M. George Duberger, qui n'a pas encore transmis son rapport, je ne suis pas en état de faire rapport sur la partie qu'il a explorée, (environ 40 milles), et je me bornerai aux observations que j'ai faites en tirant la ligne droite.

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