‹ Exploration des affluents du Mississippi [microforme]Chapitre 261 sur 662 · NATIONS VOISINES · texte numérisé non relu

NATIONS VOISINES

toient de la laine ; que les Padoucas estoient une nation nombreuse, dont les villages s'estendoient fort loin du costé du Nord et du Nord-Nord Ouest ; que les Espagnols n'estoient point alliés avec toute cette nation, et que, lorsqu'ils alloient en traite à quelque village escarté du costé des Aricaras, ils estoient souvent attaqués par la nation Panis, ennemie des Padoucas. Ils m'assurèrent que cefte ririère des Alcansas estoit navigable en hiver jusqu'au delà des villages Espagnols, qu'il falloit dix jours pour s'y rendre par terre, mais qu'ils n’alloient pas de ce costé, parce que les Padoucas estoient leurs ennemis. [ls me dirent pareillement que les Anahous et les Missoury, auxquels ils donnent un autre nom, leur faisoient la guerre, mais qu’ils estoient alliés avec les deux villages Ascanis et Ousita, situés dans le N.-N.-O. de leurs demeures, à Go lieues de distance; qu'il y avoit sept fameux villages du costé du N.-N.-O. d'Arricara, à 120 lieues de chemin, avec lesquels ils estoient alliés. Je crois que ces Arricaras font partie des quarante-cinq villages Panis.

Ïls me confirmèrent que dans le haut de leur rivière, à quelques jours de chemin, l'on trouvoit du sel en pierre, du vert-de-gris et du bleu d'outre-mer, mais qu'il y avoit du risque pour eux d’y aller, à cause des Cancy, qui passoient par ces endroits pour aller en guerre contre les Padoucas. — L'un des chefs m’assura qu'il y avoit un costeau à six journées des villages, où il y avoit du fer jaune, que les Espagnols estimoient beaucoup. Il m'en donna une pierre, qu'il avoit dans sa cabane par hasard.

Mon dessein estoit de laisser chez ces nations trois de mes gens, jusqu'à ce que le Conseil de la Louisiane eust décidé sur

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