OSAGES, — PANIS, = ARKANSAS
25 lieues plus Nord que le Missoury. L'on commence sa route à l'Ouest, l'on trouve beaucoup de montagnes, de roches couvertes de bosquets de chesnes, où l'on passe plusieurs petites rivières, dont les eaux tombent à l'Est jusqu'au
Mississipy. Celle de Maramek n'avoit que trois picds d'eau
de profondeur. L'on trouve de distance en distance des bas-
fonds,
L'on compte 160 lieues de la Saline aux Osages, à 25 licues à l'Est de laquelle nation l’on voit de fort belles prairies, boisées par de petits bosquets et de fort bellesterres, propres à y mettre la charrue, Le village des Osages est situé sur une hauteur, à une licue et demie de la rivière au N.-0. Ce village est composé de cent cabanes et de deux cents guerriers ; ils ne restent à leur village que comme les Missourys, passant l'hiver à la chasse du bœuf, qui est fort abondante dans ces quartiers. L'on traite avec eux quelques chevaux qu'ils volent aux Panis, des peaux de chevreuils ct des robes de bœufs. Ces Sauvages sont bien faits et rusés ; ils ont plusieurs chefs de bande, mais peu absolus; en général ils Sont traistres ct violent facilement leur parole. Ils ont une mine de plomb à 12 lieues de chez eux, dont ils ne savent pas l'usage.
Des Osages aux Panis il y a 4o lieues dans le S.-O., tout chemin de prairies et de costeaux remplis de bœufs sauvages; les terres sont belles et bien boisées, Il y a quatre rivières, des Osages aux Panys, qu'il faut traverser; la plus considérable est celle des Atcansas, qui a son cours au N.-O, un quart N. Le sieur Du ‘Fisné la traversa ; il y trouva des rapides de trois pieds d’eau; les autres rivières ne
sont pas de conséquence; celles se jettent dans la rivière des
312 PANIS, — PADOUCAS,
Osages. Cette rivière des Atcansas est à 12 lieues à l'Est du village Panis. Il est situé sur le bord d'un ruisseau, sur un costeau, est fermé de prairies élevées, au S.-O. duquel il y à un bois qui leur est d'une grande utilité; ce village est de cent trente cabanes et de deux cents guerriers, A une lieue au N.-O., sur le bord du mesme ruisseau, ils ont un autre village aussi fort que le premier; ils ont en ces deux yillages trois cents chevaux qu'ils estiment beaucoup, et desquels ils ne veulent pas se défaire. Cette nation est fort brutale; mais il seroit facile de les adoucir en leur faisant quelques présents de fusils, dont ils font beaucoup de cas, n’en ayant que six pour lors chez eux ; il y a plusieurs autres villages Panis du costé du O. du N.-O., mais ils ne sont pas connus.
Suivant le r rapport, il y a quinze journées de chemin pour aller au grand village des Padoucas ; ils les rencontrent souvent à six journées de leurs villages; ils ont ensemble une guerre fort cruelle, jusqu’à se manger les uns les autres. Lorsqu'ils vont en guerre, ils harnachent leurs chevaux d'une cuirasse de cuir tanné; ils sont fort adroits à l'arc et à la flesche; ils se servent d’une lance qui est d'un bout d'épée emmanché dans du bois. A deux journées de leurs villages, dans l'Ouest un quart S.-O., ils ont une saline de sel de roche, qui est très beau et purifié. Toutes les fois qu’ils donnent à manger aux estrangers, les chefs coupent la viande par morceaux et la portent à la bouche de ceux qu'ils régalent. Le sieur Du Tisné y planta le pavillon blanc le 27 septembre 1719 au milieu de leurs villages, qu'ils reçurent avec
plaisir.
Je vou:
Mon sour Pani de re y all pas s pour petite
Lo bien :
ont fo je leu quelq voulu
que }
laisse]
une h la péc
Tes DES s
IT
DU TISNÉ CHEZ LES MISSOURIS,