‹ Exploration des affluents du Mississippi [microforme]Chapitre 366 sur 662 · BONNES RELATIONS DES CANZÉS ET DES PADOUCAS · texte numérisé non relu

BONNES RELATIONS DES CANZÉS ET DES PADOUCAS

mirent à le frotter et à le caresser, luy firent de grandes marques d'amitié et le menèrent dans toutes les cabanes des chefs du village, où ils luy firent de grandes civilités à leur manière, Ils se mirent à regarder son fusil, le voulant tirer, mais ils ne sçavoient pas le faire; le François leur montra | manière de le charger et de le tirer. Le Grand Chef le lu, demanda, le François le luy donna; le Chef luy donna un cheval et une robe de bœuf; ensuite vingt Sauvages Padoucas vinrent avec le François et les deux Canzés joindre les Sauvages Canzés, qui estoient encore à faire leur chasse d'esté et qui s'en retournoient à leur village. D'abord ils s’épouvantèrent et se mirent avec eux, aussitostqu'ils virent le François; les Canzés les reçurent et leur firent faire degrandsfestins pendant trois jours. Le quatrième ils partirent pour s’en retourner trouver leurs gens. Il s'en fut avec eux cinquante Canzés avec trois femmes au village des Padoucas, où ils fr rent bien reçus à leur tour. D'abord, en arrivant, les Can: donnèrent leurs fusils aux Padoucas et leurs robes, les Padoucas les reçurent avec grande cérémonie et réjouissance. Ils leur firent présent, en mesme temps, de douze chevaux ct d’une quantité de robes de bœuf, matachées avec d'autres petites peaux garnies de porc-épic et de là les menèrent dans leurs cabanes pour leur faire des festins. Ils restèrent deux jours, et le François leur dit de s'en retourner, de porter la nouvelle à M. de Bourgmont de ce qui s’estoit passé et de la manière qu'ils avoient esté reçus. Il leur dit aussy de luy dire que les chefs des Padoucas le gardoient pour le mener dans d’autres villages de leurs nations pour le faire voir et leur dire que ce François estoit venu, de la part du Grand Chef, pour apporter sa parole et qu'estant en chemin pour venir chez

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