OCTOBRE 1724. PAIX AVEC LES PADOUCAS PROPOSÉE
sence des chefs des Missourys ct des Othos, Avoois et Canzés, et leur donnèrent à fumer les uns après les autres; ils nous parurent tous contents.
Aujourd'huy, 6 Octobre 1324, M. de Bourgmont a fait parer les marchandises et a fait faire trois lots, un pour les Othos,un pour les Ayoois et l'autre pour les Panimahae. Il a fait mettre dans lesdits lots, de la poudre, des balles, du vermillon, des couteaux grands et petits, de la rassade, des haches ct des pioches, des alènes, tirebourres ct picrres à fusil et autres marchandises bonnes à leur usage, et, à mesme temps, M. de Bourgmont fit appeler tous les chefs de ces trois nations et leur fit cette harangue : « Mes amis, je vous ay envoyé chercher pour vous dire que je voulois vous mener avec moy aux Padoucas pour que vous soyez témoins de la paix que je m'en vais faire avec eux. Je suis bien aise que vous soyez arrivés, afin que vous ct moy nous fassions alliance avec les Padoucas. En voilà icy cinq, trois chefs et deux guerricrs, Voyez si vous en estes bien contents. » [ls respondirent tout haut : « Ouy, mon Pêre, nous n'avons d'autre volonté quelatienne. » Tous ces chefs se donnèrent à fumer les uns aux autres dans les grands Calumets de valeur et à faire des harangucs les uns aux autres et se donnèrent de grandes marques d'amitié. Le Grand Chef des Panimahas fit sa harangue le dernier, et commença à dire à M. de Bourgmont : « Mon Père, il est bon que nous fassions la paix avec les Padoucas pour bien des raisons : la première, pour notre tranquillité ; là seconde, pour faire nos chasses en repos, ct la troisième. pour avoir des chevaux, qui nous ayderoni à porter nos équi-
Pages, quand nous allons en hyvernement, car nos femmes
et nos enfants en crèvent sous la charge, quand nous en re-