‹ Exploration des affluents du Mississippi [microforme]Chapitre 420 sur 662 · FABRY DEMANDE DES CHEVAUX AUX OSAGES · texte numérisé non relu

FABRY DEMANDE DES CHEVAUX AUX OSAGES

voient compter sur la cruc des eaux au printemps; que si cette crue venoit à manquer, comme il v avoit beaucoup d'apparence, il se trouveroit fort embarrassé: qu'ainsy il vouloit prendre un party avant le départ des Osages. ‘Fous convinrent que, si la saison ne changeoit pas, 1l scroit impossible de monter la rivière, et ils conclurent qu'il falloit traiter les chevaux des Osages, qui porteroient la majeure partie des effets: queles pirogues étant allégées, elles pourroient monter avec peu d'eau et que l'on mettroit une partie de leurs gens à costoyer avec les chevaux chargez,

* Il fit proposer sur le champ au chef des Ozages de traiter leurs chevaux, qui luy dit qu'il alloit en parler aux jeunes gens, dont la réponse fut qu’ils ne vouloient pasles traiter, estant en effet encestat d'aller jusques chez eux. On conféra de nouveau sur cette difficulté et les Canadiens proposèrent d'aller sur la piste des Osages chercher deschevaux chez la nationsur laquelle ils venoient de frapper, qui ne devoit pas estre fort esloignée. Ces Sauvages n'avoient mis que deux nuits à se rendre de l'endroit où ils avoient fait coup. Il leur fit sentir les risques qu'il y avoit à se présenter chez une nation inconnue, dans le temps qu’elle venoit d’estre frappée par deux ou trois partis, qu’il convenoit de laisser écouler quelque temps, d'au: tantque, quandilsaméneroient beaucoup de chevaux, il n’abandonneroit pas la rivière, comme ils luy proposoient, sans avoir

perdu l'espérance des eaux du printemps: qu’il estoit assujetty

* Le sieur Fabry passe sous silence que les Osages, en arrivant, luy firent offre de chevaux, qu'il refusa contre l'avis de ses associés, qui s'estoient offerts de les payer de leur propre argent, regardant ces chevaux, avec trois des leurs, comme l'unique moyen de réussir,

Il est vray qu'après que le sieur Fabry eut fait réflexion, il fit courir après les chevaux, mais les Osages, choqués des refus qu'il en avoit faits, les refusèrent,

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