N LE SIOUX ASSURE LES FRANÇAIS DE SON ATTACHEMENT
parler, n'estant encore qu’un enfant. Mais Le Sueur, qui entend nostre langue et qui a veu tous mes villages, vous ap-
prendra dans un autre été ce que les nations Siouses, que vous voyez icy devant vous, et qui sont représentées par ces flesches, pourront faire, lorsqu'elles auront la protection PRO
d'un si bon père, qui leur envoiera des François leur porter nl du fer, dont elles ne commencent qu'à avoir connoissance. Ayant cessé de pleurer, une femme d'un chef très considérable de la mesme nation, qui avoit esté rachetée par Le Sueur à Michilimakinak, s'approcha de M. le Comte, M. l'Intendant et M. Callières, ayant la face baissée, et leur embrassant les jambes, pleura amèrement et dit : Je te remercie, à mon père, c'est par ton moyen que j'ay esté délivrée et que je ne suis plus captive; elle répéta plusieurs fois ces mesmes paroles, en continuant à pleurer à grosses larmes, suivant leur cous-
tume. faire Le Sioux reprit la parole et dit en homme pénétré de puis joye : « Le grand Capitaine, celuy qui est le maistre du fer, MN m'assure de sa protection, et, moy, je luy promets que, s’il la la veut me faire rendre mes enfans, qui sont esclaves chez les du 1 Renards, Outawas et Hurons, je viendray icy et ameneray AUS avec moy les vingt-deux villages, à qui il vient de donner la hacl vie, en promettant de leur envoyer du fer. » SE mat
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