LAC
DE CHATAKOIN,
canots, vivres ct munitions de guerre et marchandises, destinés aux présens des nations de la Belle Rivière, furent portés les trois quarts de lieuce qui avoient été nettoyés la veille. Ce chemin est très difficile par la quantité de côtes et montagnes qui s’y rencontrent ; aussy tous mes gens étoient très fatigués.
Le 18, je continuai mon portage, mais le mauvais temps m'empècha de pousser aussy loin que le jour précédent. Je me consolai de ce retardement, n'étant arrêté que par la pluye. C'étoit tout ce que je souhaitois, afin d'avoir de l'eau dans la rivière pour passer avec les charges que j'avois dans mon canot.
Le 1, la pluye s'étant apaisée, je me mis en route et fis, ce jour, une demi lieue.
Le 20 et le 21, nous continuâmes notre route avec une extrème diligence.
Le 22, nous avons achevé le portage, que l'on peut compter de 4 lieues, et nous arrivämes sur le bord du lac de Chatakoin; je fis en cet endroit raccommoder mes canots et reposer mes
gens.
Le 23, à midy, je partis et suis venu camper à une licue
de la sortie du lac, qui peut avoir o lieues. La veille, nos
Sauvages, qui avoient été à la pêche dans le lac, me dirent
qu'ils avoient vu du monde, qui s'étoit caché dans les bois
sitôt qu'il les avoit aperçus.
Le 24, je sortis du lac le matin d'assez bonne heure et nous entrames dans la rivière de Chatakoin. Les eaux s'étant trouvées basses, je fis transporter la majeure partie des ba-
gages par terre. Le portage me fut indiqué par le sieur de La
Saussave: il a environ trois quarts de lieue. Ce transport
ises, dese, furent ettoyés la de côtes
ns étoient
ais temps édent. Je ue par la ir de l'eau
vois dans cetfis, ce avec une
it compter hatakoin :
poser mes
une lieue veille, nos me dirent
1s les bois
e heure ct aux s'étant tie des basieur de La
> transport