‹ Exploration des affluents du Mississippi [microforme]Chapitre 596 sur 662 · LES SAUVAGES CONTENUS PAR LA RÉSOLUTION DE CÉLORON · texte numérisé non relu

LES SAUVAGES CONTENUS PAR LA RÉSOLUTION DE CÉLORON

entendre ce que j'ay à vous dire demain de la part de votre père Onontio. »

Ils se retirèrent chez eux, et, pour se tenir toujours prêts à tout événement, ils passèrent la nuit à danser, ayant toujours de leurs gens aux aguets.

Le 9 avant le jour, M. de Joncaire, à qui j'avois recommandé, aussy bien qu'à Monsieur son frère, d'examiner, pendant la nuit, les manœuvres de ces Sauvages, vint me dire qu'ils avoient eu avis que quatre-vingts guerriers étoient sur le point d'arriver, et que la résolution étoit prise dans le village de nous attaquer. Sur cette nouvelle, que je communiquai à MM. les officiers, je donnai de nouveaux ordres pour que tout fût prect, en cas qu’il fallût en venir aux mains. Je fis tenir tout mon monde en bonne contenance; je plaçai MM. les officiers de façon qu'ils étoient à portée de les encourager à bien faire leur devoir, et attendis, environ deux heures, à quoy se termineroit leur résolution. Voyant que rien n'avançoit, je leur envoyaï M. de Joncaire leur dire que je sçavois le parti qu'ils avoient pris, que je les attendois avec impatience, et, s’ils ne se dépêchoient de mettre à exécution ce qu'ils avoient projeté, j'irois les attaquer. Peu de temps après, M. de Joncaire revint; les Sauvages défilèrent devant mon camp et firent le salut à l'ordinaire. Ils pouvoient être cinquante hommes, suivant ce que m'ont dit plusieurs officiers, qui les avoient comptés en défilant; bien des guerriers du village avoient été au-devant des arrivants dans la nuit.

Toutes ces manœuvres me persuadèrent des mauvaises dispositions de ces nations, mais, comme je sçavois que l'in-

tention de M. le marquis de la Galissonière étoit de rame-

di

TE

ÉLORON.

t de votre

rs prêts à

| toujours

[s recominer, pent me dire toient Sur s le village uniquai à pour que Je fis tenir MM. les ourager à heures, à n n'avanje scavois vec impaécution ce mps après, evant mon t être cinrs officiers, uerriers du nuit.

mauvaises is que l'int de rame-

Page 1