IL EST OBLIGÉ DE DISSIMULER
ner ces Sauvages par la douceur, et que d'
ailleurs j'étois engagé dans un pays où il
auroit été très difficile de me retirer, Étant dans l'impossibilité de remonter la Belle Rivière, tant par sa rapidité que par le Manque de vivres et le mau-
vais état de mes canots, et que, de plus, s'il fût arrivé une action, toutes les nations y étoient intéressées, je pris le parti de la dissimulation et me déterminai à m'en tenir à P ferme à ces Sauvages et à leur en imposer
ténance que je tiendrois.
arler par la bonne con- Environ deux heures après l'arrivée de ces guerriers, les considérables, avec ceux du village, vinrent à ma tente, avec des calumets de paix, me faire le
ur compliment et me les présenter pour fumer, Avant que de les accepter, je leur
reprochai leur façon d'agir en termes, qui tement expliqués par M.
Je leur fis.
ieur furent parfaide Joncaire. Voicy les discours que
Paroles de M. de Céloron aux Sauvages de Chiningué par
quatre branches de Porcelaine, le 9 août 1749.
« Je suis surpris, mes enfants, après avoir eu l'attention de vous envoyer M. de Joncaire à la Paille Coupée et Attiqué POur vous annoncer mon arrivée dans ce pays et vous faire Savoir que je vous apportois la parole de votre père Onontio, de vous voir cffrayés, interdits n'ont jamais convenu aux enf fait dire par des branches de porcelaine que je ne venois que Pour travailler aux bonnes aflaires, elles v Vous deviez me cr
et faire des manœuvres qui ints du Gouverneur. Je vous ai
OUS ont été remises.
oire; ct vous connoissez assez le Fr
ancois Pour sçavoir qu’il est vr:
ay €t qu'il ne parle jamais du bout u des desseins tels que vous vous l'êtes
des lèvres. Si j'avois e