ENGAGÉS À SE RÉCONCILIER AVEC LES ILLINOIS
faire piller ; je les fais avertir doucement qu'ils y fassent attention; si une autre fois il leur arrivoit malheur, ils ne pourroient s'en prendre qu’à eux. Pour vous, mes enfans, demeurez tranquilles sur vos nattes, €t n’entrez point dans les discussions, que Je pourrois avoir avec l’Anglois; j'aurai attention à tout ce qui Pourra vous tre avantageux, Je vous invite à me venir voir l'année prochaine. Je vous donnerai des marques de mon amitié, et vous mettrai en état de ne point regretter ceux que j'éloigne de mes terres. Je vous donnerai tous les secours que vous devez attendre d'un bon père, qui vous aime et ne vous laissera manquer de rien. Ceux qui vous les apporteront, n'envahiront point vos terres Pour vous en chasser. Au contraire, je leur ordonncerai de vous y maintenir, et les intérêts seront toujours les mêmes, »
Par un autre collier.
« Depuis deux ans que je suis dans le pays, je me suis en. tièrement occupé de connoître Jes intérêts de mes enfans ct ce qui pouvoit leur cstre avant: a8CUX ; j'ay appris avec peine l'affaire, qui est arrivée entre vous et les Ilinois. Comme vous
êtes également mes enfans et que j'ay pour vous des en-
trailles de père, je charge M. de Céloron, que j'envoye dans tous les villages de la Belle Rivière porter ma parole, de vous donner ce collier de ma part pour vous engaver à vous réconcilier avec vos frères les Illinois. J’ay pris la même précaution avec eux, ayant env OyÉ au commandant de ce poste ordre de leur parler de ma part et de leur dire de se tenir
tranquilles, J'espère, mes enfants, que vous écouterez les uns
et les autres avec plaisir ma parole et que vous vous porterez à vivre en paix et union comme mes véritables enfans. Je