‹ Exploration des affluents du Mississippi [microforme]Chapitre 615 sur 662 · OUTAOUAS ENVOYÉS PAR M. DE SABREVOIS · texte numérisé non relu

OUTAOUAS ENVOYÉS PAR M. DE SABREVOIS

n'entre point dans le sujet de votre querelle. J’ignore même quel est l’agresseur; mais, tel qu'il soit, il est à propos qu'il fasse les avances nécessaires pour la réconciliation et que l'offensé oublie l'injure qu'il a reçue. Je lui en serai obligé, d'autant que je ne cherche qu’à leur procurer ce qu’il y a de plus avantageux. »

Pendant que nous étions dans le conseil, un Chaouanon entra avec un air bien effrayé et dit aux chefs que toutes les nations du Détroit venoient fondre sur eux, et que, pendant que je les amusois, ils alloient voir leur village détruit. Je vis qu'il y avoit de l’altération dans ce sauvage, j'en demandai le sujet. Je les rassurai sur leur frayeur, et les remis si bien, que le conseil ne fut pas longtemps interrompu.

Après leur avoir expliqué les intentions de M. le Général, je leur fis donner un coup à boire, ils s’en retournèrent à leur village.

Sitost qu'ils furent partis, j'envoyai M. de Joncaire pour s'informer de la nouvelle qui venoit d'arriver; ils ne furent pas longtemps à revenir et me rapportèrent que c'étoient trois Outaouas, qui étoient arrivés à un village dans les terres, à dix lieues de Saint-Yotoc, et que, sur-le-champ, il étoit parti des courriers pour nous en rapporter la nouvelle, que les Outaouas n'arriveroient que dans deux jours. Je jugeai que c’étoient des courriers, que M. de Sabrevois m'envoyoit pour me donner avis des dispositions des gens du Détroit.

Le 24, les Sauvages répondirent, après avoir fait quelques difficultés de venir faire leur réponse au camp françois, mais,

voyant que je persistois avec fermeté dans mon système, ils

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