‹ Exploration des affluents du Mississippi [microforme]Chapitre 617 sur 662 · DISPOSITIONS DES SAUVAGES DU DÉTROIT · texte numérisé non relu

DISPOSITIONS DES SAUVAGES DU DÉTROIT

les sommai de se retirer en leur faisant sentir qu’ils n'avoient aucun droit de commerce ni autre dans la Belle Rivière. J'écrivis au gouverneur de la Caroline que j'ai bien averti des risques que courroient leurs négociants, s'ils y revenoient. Cela m'estoit enjoint dans mes instructions et même de piller les Anglois, mais je n’étois pas assez fort pour cela. Ces négociants estant establis dans le village et bien soutenus par les Sauvages, j’aurois fait une entreprise, qui n'auroit pas réussi et auroit retourné à la honte des François.

Les Outaouas, envoyés par M. de Sabrevois, arrivèrent m'apporter des lettres, par lesquelles on me donnoit avis qu'il n’étoit rien de ce que M. La Naudière m'avoit dit des dispositions des Sauvages du Détroit, et, loin de cela, que quelque effort que M. de Longueil et luy eussent fait pour les engager à marcher, ils avoient constamment refusé, Je donnai des vivres à ces courriers, quoique j'en fusse bien court, et j'écrivis à M. de Sabrevois cet le priai de me tenir vingt canots au bas du Détroit, avec des vivres pour mon détachement au commencement d'Octobre.

Le 26, je suis parti à dix heures du matin de Saint-Yotoc. Tous les Sauvages étoient sous les armes et saluèrent, lorsque je passai devant le village.

Le 27, j'arrivai à la rivière Blanche sur les dix heures du soir. Je sçavois qu'à trois lieues dans les terres, il y avoit six cabanes de Miamis, ce qui me fit coucher à cet endroit.

Le 28, j'envoyai M. de Villiers et mon fils à ces cabanes pour dire à ces Sauvages de venir me parler. Ils les amenèrent et je les engageai à venir avec moy au village de la Demoiselle, où j'allois porter la parole de leur père Onontio. Ils y consentirent et me demandèrent de séjourner le len-

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