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IV. - CONCENTRATION MOLÉCULAIRE

La cryoscopie simple des urines totales a peu de valeur parce qu'elle ne peut tenir compte de toutes les causes extra-rénales qui modilient le A urinaire. Dans la cryoscopie comparée des urines du côté droit et du côté gauche, les mêmes causes d'erreur n'existent pas et l'étude du A de chaque urine présente le précieux avantage de nous renseigner avec précision sur la diurèse moléculaire totale de chaque rein comparée à celle de l'autre dans un espace de temps déterminé.

D'une manière générale on peut dire, comme nous l'avons montré dès 1898 avec Bernard et Bousquet, que les urines du rein malade présentent un A moins élevé. Les nombreuses observations de Casper et Richter, de Kummell et Rumpel, etc., et ce que nous avons vu depuis nos premières recherches, ont confirmé cette observation. Cette règle n'est d'ailleurs pas sans exception et le rein sain peut être celui dont le A est le moins élevé. Si nous étudions h ce point de vue les 40 observations du tableau des rapports en ne considérant que le premier des chiffres de chaque cas, obtenu par comparaison des deux reins sans que le malade ait bu, nous constatons :

A plus élevé du côté sain 3i fois.

^ — — malade 5 —

A aussi élevé du côté malade que du côté sain. . i —

Sur les cinq cas dans lesquels le A a été plus élevé du côté malade, nous en trouvons quatre dans lesquels la polyurie relative du rein sain explique aisément la moindre concentration

ETUDE DES URINES SÉPARÉES DES DEUX REINS

moléculaire de ses urines; ce sont les observations 3, 4, 93 et

A rein sain

Obs. 3. — Rein mobile,

A rein malade

Obs. 4. — Rein mobile

Obs. 105. — Hydronéphrose calculeuse.

Obs. i22. — Pyonéphrose calculeuse . .

8uan.^

Dans un autre cas de néphrite hématurique unilatérale,

quoique le rein malade sécrétât une quantité d'urine légèrement supérieure, le A (le cette urine était un peu

, , A rein malade

plus élevé : -. -. —

^ A rem sam

= 0,94. Chez ce malade la comparaison des différents éléments de l'analyse des urines des deux reins permet de croire à une lésion rénale double.

En étudiant la polyurie expérimentale, nous verrons que l'absorption d'eau peut abaisser le A du rein sain au-dessous de celui du rein malade : cela est dû

tn

Hydropyonéphrose. Quantité

FiG. 59. xj j j .jiii^j^^iii liu,.*.,. ..vj , i j '

d'urine et A des deux reins, pendant sept à, ce que plus 1 unne est deheures consécutives. layée, plus est faible son

Trait plein, rein sain. Trait ponctué, rein ma- COnCCntration UIO-

lade. — Rouge, unne. Vert, Zi. >^

léculaire; or, nous le démonlrerons, la polyurie qui délaye l'urine s'observe surtout du côté du rein sain. La courbe ci-joint (fig. 39) indiquant en rouge la quantité d'urine sécrétée par chaque rein et en vert le A de ces urines montre bien le rapport inverse qui, pour chaque rein, existe entre la quantité d'urine qu'il sécrète et le A de son urine. Dans la polyurie qui suit les repas on ne voit pas

CONCENTRATION MOLÉCULAIRE

le A s'abaisser pendant que l'urine monte, ce qui est dû à l'absorption de la période digcslive.

Ces laits nous indiquent que la simple comparaison du A des urines des deux reins ne saurait nous renseigner avec certitude sur leur valeur fonctionnelle respective.

Comparaison du A des urines et de la proportion d'urée par litre.

En comparant les urines des deux reins au point de vue du A

Urée

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