Non indiqué par l'auleur
GONCENTUATION MOLÉCULAIRE 393
On voit que chez la malade de M. Luys, suivant les moments de 1 examen, les rapports AV varient de 0,16 à 0,77, c'est-à-dire qu'à certains examens le rein malade apparaît comme fournissant 16 p. 100 de travail du rein sain ; qu'à d'autres moments il en fournit 77 p. 100 et que dans les vingt-quatre heures il donne tantôt 18, tantôt 33 p. 100.
De môme, si nous calculons les rapports volume urée des deux reins, en prenant les quantités et le pourcentage d'urée, nous arrivons dans cette môme observation aux chiffres suivants :
V Urée rein droit V Urée rein gauche '^^ "décembre 0,08
— 21 décembre 0 88
— 7 janvier, de 3 h. à 3 h. 1/2 . . . 0,76
— — de 5 h. à 5 b. 1/2 . . . 0,42
— du 7 au 8 janvier en 24 heures. . 0,36
On voit pour l'urée des écarts encore plus considérables que pour le AV : d'après le premier examen le rein droit a une valeur fonctionnelle presque négligeable, 0,08 ; quelques jours après il n'est pas loin de valoir le rein sain, 0,88; enfin dans la même journée les rapports varient du simple au double (0 36 à 0,76). ^ '
Commentant cette môme observation, M. Hartmann écrit : « Comme conclusion nous pouvons dire : qu'on ait examiné dans ce cas les urines recueillies séparément de chacun des deux rems pendant une demi-heure ou pendant vingt-quatre heures, le résultat a été toujours le même et on a trouvé constamment une différence très marquée en faveur du rein gauche, constatations qui, soit dit en passant, montrent que l'examen chimique de l'urme séparée pendant une période de temps limité donne toujours des résultats à peu près identiques, suffisants par conséquent pour établir un diagnostic. Les chiffres que nous donnons plus haut démontrent que cette conclusion n'est pas juste : il y a toujours eu une différence en faveur du rein gauche parce que la lésion de ce rein était importante, mais les rapports des deux reins ont varié suivant les analyses, pour le A de 0,16
ÉTUDE DES URINES SÉPARÉES DES DEUX REINS
es
à 0,79 et pour l'urée de 0,0S à 0,88. En vérité, l'observation de MM. Hartmann, Luys et Mauté démontre bien la différence qui existe dans les rapports des deux reins lorsqu'on examine 1 urines séparées de chacun d'eux h des moments différents.
Le AV comparé des deux reins varie souvent d'une manii' importante dans des examens successifs pratiqués à court intervalle, on peut même dire qu'on no trouve des rapports presque semblables que dans des cas exceptionnels. Ce fait est démonlré parles 7 observations figurant dans nos tableaux dans lesquelles nous avons fait cette comparaison à des intervalles variant de un quart d'heure k une heure :
AV Rein sain jiV Rein malade
l'r examen. 2« examen. 3" examen.
Obs. 8 1,09 1,01
— 90 du 2 au 3 Murs . . 1,76 1,79 »
On voit dans plusieurs de ces cas des différences considérables suivant l'examen. On peut même observer à des exa7nens flifjérenls des rapports inverses des deux reins. Il en fut ainsi dans les observations 78 et 81.
Chez le malade de l'observation 78 soupçonné de tuberculose rénale, (rois examens ont été pratiqués à une demi-heure d'm-
AY rein sain . ..
tervalle; nous voyons le rapport .^i,, ^^alade'
d'abord de 1,36 et de 1,49, tomber à 0,91; à ce moment on aurait pu croire que le rein sain était en réalité celui qui valait moins au point de vue fonctionnel.
Dans l'observation 81, il s'agit d'une hématurie probablement due à de la tuberculose rénale : pendant le premier quart d'heure