PROPORTION
p. 100 des cas ayant autant
ou plus de NaCl à un
examen quelconque.
Pyélonéphrites simples
ou 11 hiasiques
Cancer
Ilydronf'phroses
Nyiiropyonéphroses . . .
Pyonephroses
Le nombre d'analyses est assez considérable pour qu'on puisse penser que les chlorures s'éliminent relativement mieux par le rein malade dans les pyélonéphrites et les rétentions rénales que dans la tuberculose et le cancer du rein.
Dans presque lous les cas où la proportion de chlorures par litre était plus forte du côté malade, on trouvait de ce môme côté moins d'urine que du côté sain. La polyurie du rein sain compense la moindre concentration de son urine, en sorte que, en mesurant la quantité réelle de chlorures contenue dans les deux rems, on trouve que, en réalité, le rein sain élimine davantage de chlorures même lorsque son urine paraît plus pauvre au pourcentage. Dans d'autres cas, opposés aux précédents, le rein
ÉTUDE DES URINES SÉPARÉES DES DEUX REINS
malade donne de l'urine dont le pourcentage en chlorures esl moindre que celle du rein sain, mais, ce rein malade étant polyurique, on constate que, en réalité, il iournit dans le môme temps plus de chlorures que le rein sain.
Si on compare la quantité réelle de chlorures (mesurée en centigrammes) que les deux reins éliminent dans le même espace
de temps (fig. 73), on voit que le rein sain donne le plus souvent plus de sel que le rein malade; c'est ainsi que nous trouvons sur cinquante-cinq observations dans lesquelles la quantité d'urine de chaque rein étant connue nous avons pu faire le rapport de l'élimination vraie des deux
rems :
Plus de chlorures en centigrammes du
côté malade 13 fo'S-
Plus de chlorures en centigrammes du
côté sain 60 —
Chlorures variant suivant l'examen ... 0 —
Écart des deux reins moindre de 5 p. d 00. 5 —
Ces chiffres nous démontrent que dans une proportion de IS p. 100 on trouve plus de chlorures en quantité absolue éliminés par le rein malade. Nous arrivons ainsi, au point de vue de l'élimination comparée des chlorures par les deux reins, à constater que, aussi bien en comparant la quantité de chlorures pour 1.000 contenue dans l'urine des deux reins qu'en mesurant la quantité réelle du sel éliminée par chaque rein pendant un court espace de temps, il est fréquent d'observer que le rein malade élimine mieux les chlorures que le rein sain.
Si nous étudions la quantité de chlorures mesurée en centigrammes, éliminée par chacun des deux reins, suivant la variété de la maladie, nous constatons que, comme nous l'avons vu pour la proportion de sel par litre, on observe très fréquemment
Fig. 73. — Quantité de chlorures mesurée en centigrammes excrétée par les deux reins.
Obs. 103.
Trait plein, rein sain. Trail ponctué, rein malade.
dans la pyélonéphrile simple ou liLhiasique, que le rein malade élimine les chlorures aussi bien ou mieux, à cerlains examens, que le rein sain : sur nos treize cas, la proportion arrive à 75 p. 100. Dans la tuberculose nous trouvons jusqu'à 30 p. 100 (le cas à élimination supérieure par le rein malade ; la proportion tombe à 9 p. 100 dans les rétentions rénales. Dans aucun de nos quatre cas de cancer nous n'avons vu le rein malade mieux éliminer les chlorures.