‹ Exploration des fonctions rénalesChapitre 128 sur 156 · KS W · texte numérisé non relu

KS W

HJ -Ç

FiG. 115. — Pyélonéphrite légère (obs. 9). Courbes de l'urée par litre.

La chute des tracés des deux reins, légèrement jjIus considérable pour le rein sain, est semblable des deux côtés. Chaque colonne correspond à une demi-heure.

FiG. 116. — Uropyonéphrose (obs. 103^ Courbes de l'urée mesurée en centigrammes.

La lésion rénale étant grave, les deux courbes du rein sain et du rein malade sont très éloignées l'une de l'autre. Les oscillations de la courbe du rein sain sont beaucoup plus considérables que celles de la courbe du rein malade. Chaque colonne correspond à une heure.

fig. 113), tantôt parce que la proportion d'urée ne baisse pas ou même augmente légèrement de son côté (obs. 76, fig. 114 et 4 autres cas). Les seuls cas dans lesquels nous n'avons pas constaté de variation sensible entre les deux reins sont ceux de lésion rénale légère (fig. llfî, obs. 9). En comparant la quantité de centigrammes d'urée contenus

ÉTUDE DE LA. MARCHE DES ÉLIMINATIONS URINAIRES

dans rurinc que chaque rein sécrète pendant l'imilé de temps, nous constatons aussi les grandes oscillations du rein sain opposées aux faibles écarts du rein malade : ces difîérenccs sont d'autant plus sensibles que la lésion rénale est plus grave. Nous n'insistons pas sur ces faits analogues à ceux que démontre l'étude du aV et nous nous contentons de donner comme exemple

Qt

Fio, in.— Pyélonéphrite légère {obs. 9).

Courbes de l'urée en centigrammes. Le trait plein représentant le rein sain et le trait ponctué le rein malade sont très rapprochés et subissent les mêmes oscillations. Chaque colonne correspond à une demi-heure.

•fO 1 0

\Vl2h

FiG. us. — Néphrite hématurique, unilatérale (obs. 22).

Courbes de l'urée en centigrammes. Au début de l'expérience les deux reins sécrètent la même quantité d'urée; pendant la po lyurie on voit la courbe du rein sain monter beaucoup plus que celle du rein malade. Chaque colonne correspond à une demi-heure.

la courbe de l'observation 103, figure 116, dans un cas de lésion rénale grave, et celle de l'observation 9, fig 117, dans un cas de pyélonéphrite légère. Nous ferons remarquer encore ici que chez quelques malades la polyuric du mauvais rein peut être assez considérable, avant l'épreuve de polyurie provoquée, pour que la diurèse moléculaire totale et la quantité vraie d'urée sécrétée pendant le môme espace de temps soient plus élevées du côté malade

ÉTUDE DES URINES SÉPARÉES DES DEUX REINS

que du côté sain. Dans ces cas, pendant la polyurie expérimentale, on voit les courbes aV et Ur centgr. du rein sain se rapprocher de celles du rein malade, les atteindre et les dépasser même (obs. 22, fig. 118). Il en résuite que, à la fm de l'expérience, c'est en réalité le rein sain qui a une diurèse plus active.

leu Irn

FiG. 119 — Iiydropyonéphrose^obs.103).

Courbes des chlorures par litre.

Trait plein, rein sain; trait ponctué, rein malade. Pendant la polyurie la courbe du rein sain s'abaisse au-dessous de celle du rein malade pour remonter ensuite; ses oscillations sont beaucoup plus importantes que celles de la courbe du rein malade.

le u

FiG.120.— Hydropj'onéphrose (obs. 103).

Courbes des chlorui'es mesurés en centigrammes.

La courbe du rein sain est très supérieure et plus oscillante que celle du rein malade ; pourtant les chlorures s'éliminent relativement mieux que l'urée par ce rein malade. Comparez cette courbe à celle de la fig. 1 16.

Varia/ions de la quantité de chlorure de sodium. — Pendant la polyurie expérimentale la quantité de chlorures émise par les deux reins subit des modifications analogues à celles de la quantité d'urée : c'est dire que du côté du rein sain la proportion de sel par litre s'abaisse, tandis que la quantité de NaCl mesurée en centigrammes augmente. Pendant ce temps, les modifications

ÉTUDE DE LA MARCHE DES ÉLIMINATIONS URINAIRES

clans l'élimination ciiloruréc sont beaucoup moindres du côLc du rein malade (obs. 103, fig. 119, 120 et 121).

l']xceplionnellemcnt, comme cela peut se voir pour l'urée, la quantité de chlorures mesurée en centigrammes baisse des deux côtés pendant la polyurie, tout en restant supérieure du côté du rein sain (obs, 76, fig. 121).

HO

FiG. 121. — Tuberculose rénale (obs. 76). Courbes du chlorure de sodium par litre. Chaque colonne correspond à une demi-heure. Le malade boit à la fin de la deuxième demi-heure.

Trait plein, rein sain ; trait ponctué, rein malade. Pendant la polyurie la chute de la courbe du rein sain est beaucoup plus prononcée que celle du rein malade.

, 10 If

W/zh

— ec

Fig. 122. — Tuberculose rénale (obs. 76). Courbes des chlorures dosés en centigrammes. Chaque colonne correspond à une demi-heure. Le malade boit à la fin de la deu.xième demiheure.

Pendant la polyurie, ce qui n'est pas très exceptionnel, la courbe des chlorures du rein sain baisse. Les oscillations sont moindres du côté malade.

Il n'est pas très rare de voir, au début de l'expérience, avant que le sujet ait bu, le rein malade donner, en centigrammes, autant ou même plus de chlorures que le rein sain : dans ces cas, pendant l'épreuve de la polyurie, on voit le rein sain reprendre

lÏTUDE DES URINES SÉPARÉES DES DEUX REINS

le dessus et fournir plus de chlorures que l'autre rein (obs. 73, fig. 123).

Troisième groupe.

Marche des éliminations lorsque les deux reins sont malades.

En examinant une série de courbes dans les cas de lésions

Page 1