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FiG. 123. — Tuberculose rénale (obs. 73). Courbes des chlorures en centi-
Pendant la polyurie on voit, fait habituel, la courbe du reia sain s'éloigner et devenir supérieure à celle du rein malade. Dans ce cas, au début de l'épreuve, les deux reins sécrétaient à peu près la même quantité de chlorures.
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FiG. 121. — Tuberculose rénale double avec lésions graves des deux côtés.
Observation Rouch, non comprise dans les tableaux. Malgré l'absorption d'eau, il n'y a de polyurie d'aucun des deux côtés.
rénales doubles, on remarque de suite que les différences entre les deux reins sont moins accusées que lorsque les lésions sont unilatérales : on constate ce fait, aussi bien pour la quantité des urines que pour leur teneur en urée ou en chlorures considérés au litre ou en quantité absolue, que pour le A ou le aV. On remarque encore que les courbes du rein le moins atteint sont
ÉTUDE DE LA MARCHE DES ELIMINATIONS URINAIRES
supérieures à celles de l'autre et que les différences entre les deux urines sont surtout marquées lorsqu'on compare les courbes urée et chlorures en centigrammes et AV.
Quantité d'urine. — Lorsque les lésions rénales sont doubles et graves la polyurie peut faire défaut des deux côtés (fig. 124).
Dans d'autres cas, lorsque les deux reins présentent des lésions moins
graves, mais différentes d'un côté à l'autre, on voit la polyurie, d'intensité variable, se marquer habituellement davantage du côté du rein sain, mais
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FiG. 123. — Pyélonéphrite calculeuse double (obs. 19).
Courbes de la quantité d'urine des deux reins. Exceptionnellement on observe, pendant la polyurie expérimentale, une plus grande ascension de la courbe du rein le plus malade.
FiG. 126. — Pyélonéphrite calculeuse double.
Courbes de la quantité d'urine. On voit, au début de l'expérience, que le rein le plus malade fournit plus d'urine que l'autre ; ce dernier réagit mieux à la polyurie expérimentale et sa courbe arrive à dépasser celle de l'autre rein. Ce malade a bu peu d'eau.
on constate parfois que le rein le plus malade donne davantage d'urine pendant la demi-heure qui suit l'absorption de la boisson. Nous n'avons observé ce fait, contraire à la règle, que chez la malade de l'observation 19, figure 125 atteinte de pyélonéphrose lithiasique double avec petit calcul du rein droit. On voit d'ailleurs dans la courbe des urines de cette malade que, après s'être écartées, les deux courbes se rejoignent rapidement.
ÉTUDE DES URINES SÉPARÉES DES DEUX REINS
Dans certains cas de lésion rénale double, on voit au début de l'expérience que le rein le plus malade sécrète plus d'urine que l'autre; dans les périodes successives on voit habituellement alors que la polyurie du rein le moins atteint dépasse celle de l'autre rein ; on peut se rendre compte de ce phénomène dans la courbe (fig. 126) du maladè de l'observation 12 atteint de pyélonéphrite lithiasiquc double.
Lorsque les lésions rénales doubles ne présentent pas une notable différence, la polyurie peut être plus ou moins forte, se
marquer davantage du côté sain ou être égale des deux côtés (hg. 127).
D'après ce que nous avons observé, nous voyons que dans les cas de lésions rénales doubles, les renseignements fournis par l'étude de la quantité d'urine n'ont pas une très grande importance et qu'il est indispensable de les contrôler par l'étude de la marche des autres éliminations.
Urée et chlorures par litre: A des urines. — La proportion d'urée par litre suit une marche inverse de celle de la polyurie. Lorsqu'il n'y a de polyurie d'aucun côté on ne constate pas de modification appréciable dans la quantité d'urée par lilre : lorsque la polyurie du rein sain est petite, la proportion d'urée ne change guère (obs. 12, fig. 128) ; enfin, si la polyurie est forte, la chute de la courbe de l'urée est bien accusée (obs. 19, fig. 129). Nous remarquerons que dans l'observation de pyélonéphrite calculeuse où nous avions vu pendant une demi-heure le rein le plus malade répondre mieux à la polyurie, on voit quand même la courbe de l'urée au litre baisser davantage que l'autre, figure 129; ce phénomène est dû à ce que l'augmentation de la quantité d'urine sous Finfluence de la boisson a été plus continue, quoique moins forte au début, du côte sain; comparez les courbes rouges et bleues (fig. 125 et 129). Urée et chlorures en centigrammes : A V des tirines. — Il est
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Fig. 127. — Pyélonéphrite double (obs. Wil...), non comprise dans les tableaux.
La réaction polyurique est semblable des deux côtés.
ETUDE DE LA MARCHE DES ÉLIMINATIONS URINAIRES
IVappaiU de voir dans les courbes d'élimination quelle est la quantité réelle de substances éliminées pendant l'épreuve de la polyurie expérimentale. Dans tous les cas nous avons vu s'accuser nettcmcntles ditTércnccs entre les deux reins, la courbe d'élimination moléculaire du meilleur rein, dans l'unité de temps, continuant à être supérieure ou le devenant pendant l'épreuve.
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