BOO
7 OOO 6.500 6.000 5.500 5.000 l^.500 1.00O 3.500 3.000 2 500 2.000 1.500 1.000
CD
FiG. 13o. — Courbes d'élimination pendant la polyurie expérimentale et pendant la polyurie digestive chez un malade atteint à'hydropyonéphrose avec rein très délruil. Observation non comprise dans les tableaux.
Ce malade a bu de l'eau pondant la deuxième heure; il a déjeuné pendant la quatrième. Avant l'absorption de la boisson, on voit que la différence entre les deux reins est pou importante. Pendant la polyurie expérimentale comme pendant la polyurie digestive on voit le rein sain réagir très bien tandis que le rein malade fait voir combien sa valeur fonctionnelle est négligeable.
Trait plein, rein sain ; trait ponctué, rein malade.
lf« courbe, rouge, quantité d'urine; 2» courbe, bleue, urée par litre; 3" courbe, verte, A; 4« courbe, verte, AV ; 5' courbe, bleue, urée en ontigrammes.
Tout dans cette analyse semble indiquer un fonctionnement imparfaitdu rein gauche par rapport au rein droit. Voici maintenant les courbes de polyurie expérimentale chez cette malade, fig. 130 :
On voit, d'après ces courbes, que les deux reins réagissent bien à l'apport de liquide, ce qui montre qu'ils ne sont guère malades; on voit en outre que le rein droit était en réalité aussi bon que l'autre au point de vue fonctionnel. Il s'agissait en somme d'une nerveuse, soutirant d'une légère mobilité rénale, sans rétention d'urine dans le bassinet et sans altération du parenchyme rénal, atteinte d'une légère pyôlite double.
Nous venons de dire comment l'étude des courbes de la marche des éliminations peut éviter des erreurs regrettables ou dissiper des doutes fondés. Dans d'autres cas, les plus nombreux, on sait bien quel est le rein malade et les procédés ordinaires accusent des différences notables entre les deux glandes ; si on étudie alors les courbes, ces différences deviennent plus frappantes encore et permettent de se rendre compte, dans une vue d'ensemble, de la valeur respective de chaque rein.
Les courbes complètes que nous donnons ici présentent les mêmes caractères des courbes précédentes ; les différences sont simplement exagérées parce que le rein malade est gravement atteint (fig. 137 et 138, obs. 110 et 103) ou n'est plus capable de fonctionner (obs. 128, fig. 139).
Lorsque les deux reins sont malades, il y a un intérêt primordial à examiner comparativement les différentes courbes des deux urines : les courbes de quantité d'urine, d'urée par litre et du A montrent mieux les oscillations dont chaque rein est capable; celles d'urée en centigrammes et du aV permettent de mieux comparer l'action utile d'élimination de chaque rein.
Voici d'abord les courbes d'un malade atteint de double pyélonéphrite légère, plus marquée à droite, fig. 140. Dans la première demi-heure, le rein gauche (trait plein) est polyurique par rapport à l'autre; aussi, à ce moment, ces urines contiennent moins d'urée et de chlorures par litre et leur A est moins élevé ; le aV et l'urée en centigrammes sont au contraire plus élevés de son côté. Ce malade n'a absorbé qu'un seul verre d'eau, ce qui
Urdo p. 1000.
NaCl p. loon.