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IX. - ÉPREUVE DE LA ROSANILINE

Le professeur Lépine ' (de Lyon) a proposé de remplacer l'injection de bleu de méthylène par celle de la rosaniline trisulfonate de soude qui donne aux urines une couleur rosée. Malgré les travaux de Lépine et de son élève Dreyfus % ce procédé ne s'est pas généralisé.

TECUNIQLE.

Lépine conseille d'injecter 1 centimètre cube de la solution à 1 p. 100 et d'examiner les urines comme on le fait après l'épreuve du bleu, mais en ne tenant guère compte que de la quantité de matière colorante éliminée. Pour mieux apprécier l'intensité de la coloration des urines, on y ajoute quelques gouttes d'acide chlorhydrique ou d'acide acétique, ce qui a pour effet de renforcer la teinte rosée. On peut aussi, comme l'ont fait Pugnat et Bevilliod% injecter la couleur rouge à la même dose que le bleu, c'est-à-dire un centimètre cube de la solution à 5 p. 100.

Pour doser la quantité de rouge contenue dans l'urine, on suit le procédé colorimétrique indiqué par Lépine et que Dreyfus expose comme il suit :

« Supposons un malade soupçonné de néphrite. On le fait uriner dans un vase dont on conserve le contenu, on verra tout à l'heure pourquoi; puis on fait l'injection. Supposons qu'au bout de vingt-quatre heures il ait émis 1.500 grammes d'urines colorées.

Dans les deux vases à réaction on met un litre d'eau, dans A et B ; on ajoute dans A 50 centimètres cubes d'urines colorées, et dans B une quantité d'urines recueillies avant l'injection, égale ou à peu près, de façon à avoir dans les deux vases

\. Lkpink. Société de médecine de Lyon, Lyon médical, p. 251 et 373, 1898 (Congrès de Montpellier).

2. Dheykiis. Contribution à l'étude de la perméabilité rénale, Thèse de Lyon, 1898.

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