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QUI LEUR CORRESPONDENT

Nous envisagerons quatre modalités cliniques que nous rangerons par ordre de gravité.

1" Cas favorables. — A. La tension est diminuée. — Le cœur s'est laissé fléchir. Il s'agit d'un trouble circulatoire passager, la fonction rénale restant à peu près intacte.

Ai.HAnnAN. — Exploration rénale. 10

Avec cette pression diminuée peuvent se rencontrer :

a) Si les troubles sont peu marqués : une chlorurie égale ou forte, une dépuration urinaire suffisante.

P,C = ou+, -p-=o^^ + 'y"'^™^^^°^ < ,

b) Si les troubles sont plus profonds : une chlorurie faible, une filtration glomérulaire diminuée. ■

P — , C — , -j5- — , - normal de < ♦

Dans ces deux cas, il s'agit surtout d'une insuffisance circulatoire. Dans le premier cas, la dépuration urinaire est entièrement conservée. « Dans le second cas, si, malgré une diurèse moléculaire faible, les échanges sont suffisamment actifs au

niveau des épithéliums <^, la dépuration pourra encore se

faire d'une façon satisfaisante; les accidents de l'urémie ou de l'insuffisance cardiaque pourront être éloignés, d'autant qu'en relevant la pression par les agents appropriés, on peut espérer facilement provoquer le rétablissement de la diurèse moléculaire physiologique. »

B. La tension est augmentée. — Grâce à l'hypertrophie cardiaque, grâce à l'hypertrophie des systèmes glomérulo-tubulaires, la perméabilité reste normale, le schéma d'insuffisance n'apparaît pas. Ces faits correspondent à la première phase que M. Burlhe décrit dans l'évolution des néphrites scléreuses chroniques.

Deux alternatives se présentent encore : soit une chlorurie faible ou conservée normale, soit une chlorurie forte avec dans les deux cas une dépuration suffisante, ce qui indique une filtration glomérulaire normale, une élaboration épithéliale physiologique :

AY a

1" P-f-, C+, -n"H-5 T normal ou < 1 5

aY a

2» P-f, C— , -jT+j T normal ou <

CHLORURIE ALIMENTAIRE SPONTANÉE

Tous ces cas, à pression faible ou forte, correspondent à des états cliniques tr^^s satisfaisants.

2** Cas moins favorables. — Envisageons toujours les deux cas.

A. La tension est diminuée. — Sous cette influence on peut observer deux types principaux ; ou bien une chlorurie relativement forte avec une diurèse totale faible, ce qui indique une élaboration insuffisante des molécules achlorées au niveau des

tubuli et entraine un - trop élevé :

aV a

aV

0X1 bien une chlorurie faible avec également diminuée, mais ^ encore trop fort, ce qui traduit alors une insuffisance rénale

associée à une diminution de l'activité circulatoire.

B. La tension est augmentée. — Dans ce cas, pas d'hypochlorurie à envisager. Le cœur est assez énergique pour provoquer une élimination suffisante du sel apporté par l'alimentation; le rein n'est pas assez altéré pour opposer un obstacle à son- passage. Aussi aurons-nous toujours de r h^jperchlorurie . Cette hyperchlorurie associée à une dépuration insuffisante, puisque A

- est trop élevé, peut répondre à une diurèse moléculaire , aV

totale -p- forte ou faible, suivant que le rein est plus ou moins

sain. Aux cas « moins favorables », la première formule seule convient : la seconde indique une altération profonde des épithéliums et fait partie des cas déjà, graves, que nous retrouverons au paragraphe suivant :

schéma, P G-f , y >

3° Cas graves. — Ces cas correspondent aux périodes avan-

cées des néphrites chroniques, on à des néphrites dégénératives d'emblée. Envisageons encore les deux alternatives qui se présentent.

a) La pression est forte. — C'est le cas de la néphrite interstitielle, de la sclérose rénale fatalement progressive. Grâce à l'énergie du cœur qui s'est hypertropliié, il passe, à travers les glomérules restés sains, une quantité plus considérable d'eau salée. Mais au niveau des tubes contournés, les épithéliums altérés se prêtent mal cà des échanges que l'activité du courant circulatoire ne leur laisse du reste pas le temps d'accomplir; l'élimination des substances élaborées est fortement entravée et \ la dépuration urinaire très dangereusement compromise. Le schéma est caractéristique.

aV a

et, suivant l'exagération de ces facteurs, le pronostic sera de plus en plus grave. J

Nous en avons une observation très convaincante.

C'est celle de C... (obs. YII), dont nous avons déjà parlé. Avec une polyurie atteignant 3, 4, 5 litres, il présente une AV relativement faible (autour de 3.000 et au-dessous), une hyperchlorurie considérable (2S grammes en moyenne par jour) et uu schéma d'insuffisance rénale s'élevant à des valeurs inconnues jusqu'ici (2, 3, 3, 8). On pourrait songer, devant un tel syndrome, devant cette polyurie si accusée, à ces cas de diabète sucré, dont parle M. le professeur Teissier, sur lesquels vient se greffer une sclérose rénale rapidement envahissante. Le sucre disparaît des urines et le malade entre franchement dans le brightisme auquel il ne tarde pas à succomber. Et on pourrait y songer d'autant plus qu'ici l'évolution a été d'une rapidité remarquable (exceptionnelle dans les cas de rein atrophique), puisque le malade fait remonter son affection au printemps 1902, et qu'il meurt en septembre 1903.

Eh bien, voici un malade qui, après l'ingestion en excès de chlorure de sodium, élimine son sel d'une façon parfaite donnant le schéma très net de la première variété de Claude et Mauté.

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