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ANALYSE CHIMIQUE

Nous avons vu pour quelles raisons l'analyse chimique de l'urine ne peut nous renseigner avec précision sur l'état de la dépuration urinaire, et nous n'insisterons pas à nouveau sur les faits longuement exposés pages 11 et 24. Malgré ses imperfections, l'analyse des urines a pour nous une importance considérable.

Dans les pijélonéphrites chroniques des urinaires la proportion

L'EXPLORATION EN CHIRURGIE URINAIRE 187

dos principes normaux contenus dans Turine est habituellement faible et d'autant plus faible que la maladie est plus avancée : nous avons établi ce fait dès 1889' en suivant les mêmes malades pendant plusieurs mois et en pratiquant des analyses à différents intervalles. Mais tous les principes contenus dans l'urine ne subissent pas la môme diminution.

D'après nos recherches, et ce fait a été confirmé par Chabrié, chez les vieux urinaires la quantité dhirée éliminée dans les vingt-quatre heures est toujours diminuée. Comme souvent il s'agit de vieillards et que la désassimilation normale varie beaucoup chez l'homme âgé, il convient de prendre comme moyenne le chiffre de 13 à 14 grammes par vingt-quatre heures représentant la quantité d'urée normale chez les hommes âgés de soixante à soixante-quinze ans. Chez les urinaires atteints de pyélonéphrite double on voit souvent le chiffre de l'urée descendre à 7 ou 8 grammes par vingt-quatre heures. Les courbes que nous avons établies montrent que, d'une manière générale, chez ces malades, on voit la quantité d'urée augmenter lorsqu'ils urinent davantage; parfois, lorsqu'il y a une amélioration, la courbe de l'urine baisse tandis que celle de l'urée monte (lig. 17, p. 189). Dans les cas très graves on voit parfois que la quantité d'urée dans les vingt-quatre heures n'est que de 3 à 5 grammes.

L'élimination de Y acide urique est souvent faible dans les pyélonéphrites ; ce fait, indiqué par Guyon, a été établi par Chabrié sur des analyses rigoureuses. C'est encore à Chabrié que nous devons de savoir que, chez ces malades, Vacidephosphoriqite s'élimine souvent en proportions à peu près normales ainsi que le chlorure de sodium. Souvent nous avons remarqué une notable diminution d'urée alors que le chlorure de sodium s'éliminait d'une manière satisfaisante.

La recherche de Y albumine est chez ces urinaires d'une grande importance, non pour établir l'insuffisance de la fonction rénale, mais bien pour préciser le diagnostic de la lésion qui détermine

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