Israël. Berliner klin. Wochenschrifl, 1902, n" 3:i
rein démontra ensuite que la lésion était unilatérale et le rein fut extirpé avec succès. Après la première opération le A sanguin monta de — 0°60 h — O-'SS. Au point de vue de la cryoscopie du sang cette observation donne les mêmes chifl'res que celle do Wiebrecht plus haut citée.
On comprend bien ces faits si l'on tient compte de l'action qu'un rein malade peut exercer sur l'autre rein, par l'intermédiaire de la circulation ou de l'innervation (voir p. M).
Lorsque les deux reins sont malades le A sanguin jJeut être normal. — Nous avons vu que le travail d'un seul rein suffit à maintenir normal le degré de concentration moléculaire du sang; or ce travail suffisant peut être exécuté par les portions encore épargnées du parenchyme des deux reins simultanément malades ; chacun de ces reins considéré isolément pourrait être insuffisant. Kûmmell et Rumpel n'ont pas observé de ces cas, mais nous venons de citer les observations d'Israël, de Bernard et de Wiebrecht démontrant une concentration moléculaire normale du sang avec lésions bilatérales. Voici un autre exemple. Chez un malade présentant une double pyélonéphrite calculeuse chez qui j'ai étudié les urines des deux reins par le cathétérisme urétéral j'ai trouvé :
A sanguin 0,56
A urine rein gauche 1,20
A urine rein droit 0,90
Sans contester la valeur des recherches de Kummell nous croyons que l'étude de la concentration moléculaire du sang ne présente un véritable intérêt pratique que dans des cas exceptionnels. Le A sanguin au-dessous de — 0°S8 ou — 0"60 peut nous faire soupçonner une lésion bilatérale; or, dans la plupart des cas, nous pouvons par d'autres procédés, et notamment par l'analyse séparée des urines des deux reins, arriver dans ces cas à un diagnostic précis. Lorsque, pour une raison quelconque, il n'est pas possible d'étudier isolément les deux urines droite et gauche, la recherche du A sanguin peut avoir un réel intérêt. Même dans ces cas il ne faudrait pas oublier les conclu-
EXAMEN DU SANG 23
sions ([ui me paraissent se dégager de l'étude que nous venons do faire :
1" Lorsque les fonctions rénales sont insufiisantes le A du sang s'abaisse à - 0,58 et au delà : oh peut soupçonner l'insuflisance rénale lorsque le A sanguin est de — 0,60 ;
2° Le A sanguin peut être normal lorsque les deux reins sont malades, si, dans leur ensemble, ils représentent une élimination suffisante ;
3° Le point A normal du sang peut exister lorsque l'ensemble de la fonction rénale est insuffisante ;
4° L'abaissement du A au-dessous de — 0°60 peut être dû à des causes multiples indépendamment de l'insuflisance rénale.
ÉTUDE SIMULTANÉE DU POINT A, DU POIDS SPÉCIFIQUE ET DE LA TENEUR DU SANG EN CHLORURE DE SODIUM
Geza Kovesi et Suranyi' ont étudié le sang dans l'insuffisance rénale en comparant le A du sang à son poids spécifique et à son pourcentage en chlorure de sodium.
Dans dix cas normaux ces auteurs ont trouvé que le poids spécifique du sang variait de 1026 à 1 031 et le point A de — 0''56
à — O^oT, ce qui donnait le rapport — —, r-^. = 0,54 à 0,55.
'1 ^ ^ poids specilique
En dosant le chlorure de sodium du sang les auteurs ont
trouvé que la quantité de ce sel varie de 0°58 à 0°60 et même
0"64 p. 100; le rapport -r^. variant de 0°92 à 0°96 exprime les
chiffres physiologiques.
Dans les cas d'insuffisance rénale Kovesi et Suranyi ont trouvé des valeurs plus élevées pour ces deux rapports, comme le montrent les exemples suivants :
1. Ge/.a Kovesi et N. Suranyi. Nouvelles contrlbiiLlons ii l'ctude de l'hématolof^lc (le rinsufRsanoc rénale, Cenlralhlall filr Harn- und se.ruale Orc/ane. 1901,
EXPLORAT ON DES FONCTIONS RÉNALES
Premier cas : néphrite parer.chyinateuse chro-
.NaCJ
Poids sp.
Beuxième cas : Idem
o^eo
\/ ou