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IV - MÉTHODE ENDOSCOPIQUE A LA LUMIÈRE RÉFLÉCHIE

Nous signalerons les tentatives de Grûnfeld, de Rutemberg, de Newmann, qui n'eurent pas grand succès. Pawlick enseignait dans sa clinique un procédé de cathétérisme urétéral qui consistait, la vessie étant vide, à chercher l'uretère avec un petit spéculum et à le cathétériser directement. Ce procédé présente de grandes analogies avec celui qui a été décrit par Kelly (de Baltimore).

Procédé de Howard Kelly.

Le procédé de Kelly, d'abord très en vogue parmi les gynécologistes, surtout en Amérique, est moins employé aujourd'hui. Voici en quoi il consiste :

282 PROCKDl'iS POUR RECUEILLIR SÉPARÉMENT LES URINES DES RElNS" ' [

Après avoir déterminé le diamètre du méat avec un calibra- i ' teur spécial, on introduit dans la vessie un petit spéculum ! cylindrique dont le diamètre varie de 10 h 4S millimètres; on enlève le mandrin qui facilite l'introduction de l'instrument, et on laisse s'écouler toute l'urine contenue dans la vessie. A ce i moment on relève le bassin de la femme de 30 à 40 centimètres j sur le plan du lit, en plaçant la malade en position génu-pecto- ; raie un peu forcée et, s'il reste quelque liquide dans la vessie, on l'aspire à l'aide d'une petite poire ou on l'absorbe avec de j petits tampons d'ouate. L'air qui pénètre dans la vessie par le spéculum écarte les parois du réservoir et en distend la cavité. A l'aide d'un réflecteur électrique, on éclaire alors la vessie à t travers le spéculum, et on cherche l'uretère en donnant à Tinstrument une inclinaison de 30 degrés et en s'aidant du « cher- f cheur», sorte de long stylet à poignée, destiné à déplisser la J paroi vésicale et h pénétrer dans l'orifice urétéral. Lorsque | l'orifice est trouvé, on remplace le chercheur par une sonde |i urétéral e. f Cette technique est incontestablement moins difficile que ij celles précédemment décrites et nous avons pu, en la suivant, | réussir le cathétérisme urétéral. Kelly réussit dans la plupart 'i des cas chez la femme, souvent avec une grande rapidité, et il a même pu se servir de son instrumentation chez l'homme. En i Amérique, plusieurs gynécologistes ont employé avec succès le ; procédé de Kelly, qui paraît plus délaissé dans ces dernières i années. , Nous croyons qu'avec un peu d'habitude on peut se servir du i procédé de Kelly, mais nous pensons que, d'une manière générale, il est inférieur au cathétérisme cystoscopique. Nous ferons < d'abord remarquer que le procédé n'est en réalité applicable que i chez la femme et qu'il permet une exploration de la vessie beaucoup moins parfaite que le cystoscope. En outre, ce procédé nous « parait devoir échouer plus souvent que le cathétérisme cystosco- pique parce qu'il présente de réelles difficultés. Les plis de la < vessie gênent et empêchent de voir malgré l'emploi du cher- ■'. cheur. D'un autre côté, les manœuvres doivent souvent être s

CATIIIÏTRIUSME CYSTOSCOPIQUE A LA LUMIÈRE DIRECTE

interrompues pour évacuer l'urine qui s'écoule des uretères; onliu le saignement de la muqueuse vésicale peut obscurcir le champ opi'Tatoire. En somme, la recherche de l'uretère est toujours dil'licile, et dans certains cas impossible, surtout en cas de cystite.

Le procédé de Howard Kelly nous paraît pourtant être une précieuse ressource dans les cas où le cathétérisme urétéral est impossible, notamment en cas de vessie ouverte par la taille. Dans certains cas de cystite, lorsque par aucun moyen on ne réussit à séparer les urines des deux reins, on pourra parfois réussir par les manœuvres de Kelly; malheureusement, dans ces cas, on échouera souvent parce que la vessie ne se distendra pas bien par l'air et parce que l'orifice urétéral sera très difficile à trouver.

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