DE MOURZOUK À LA MER PAR LE MASSIF VOLCANIQUE DE LA SODA
Dans cet itinéraire géologique, accessoire à l'objet principal de ce travail, je me bornerai à décrire à grands traits ma route, en n'appelant l'attention que sur les points justificatifs de ma carte et sur ceux dans lesquels l'action du feu souterrain se révèle.
De Mourzouk à la Soda, on ne quitte guère qu'accidentellement les terrains pierreux des hamâd , d'abord celle à laquelle j'ai donné le nom de Hamâda de Mourzouk, puis la grande Hamâda-el-Uomra, comprise entre 'Ghàdamès et Sôkna de l'Ouest à l'Est, et entre El-Hesî et Gueria du Sud au Nord.
Je me limiterai donc aux constatations suivantes :
Traversée de la Hofra, au Nord de Mourzouk ;
Rencontre successive d'une petite sebkha, produisant un peu de sel, à la hauteur de Gheggoua; d'un second bas-fond couvert de palmiers brouss^lles; d'une dépression à sol de sebkha humide; du lit de rOuâdi-'Otba qui se prolonge encore dans le Nord-Est;
Entre ces bas-fonds, terrains couverts tantôt de pierres de grès-
quartzite grossier S tantôt d'un simple gravier, alternant entre eux ;
Entre le puils de Néchoûà et le village de Delôm, un fragment roulé de lave* dont la couleur varie du vert au noir;
De ces points à Ghoddoua, gravier solide, semé de pierres noirâtres ;
Au Nord de Ghoddoua, terrain sablonneux couvert de tamarix ethel et de palmiers broussailles qui indiquent la présence de l'eau à peu de profondeur ;
Dans rOuâdi-Néchoûà, Bîr-el-Wouchka (puits entouré de palmiers broussailles) au fond d'une petite grotte creusée dans l'argile ;
Gravier solide, avec affleurement de pierres;
Fin des collines rocheuses signalées au Nord de ma roule de Mourzouk à la Cherguîya ;
Dépression d'El-Mehyaf, à sol nu, à bords déchiquetés et hérissés de pitons ;
El-Bîbàn (les portes), petit col entre le dernier contre-fort onental de la chaîne de l'Amsak et les hauteurs rocheuses du Nord de la Cherguîya qui n'en sont que la continuation atténuée;
Terrain sablonneux, prolongement des dune5> d'Edeyen , dans lequel des palmiers à haute tige et en broussailles se succèdent d'El- Gordha à la ville de Sebhâ ;
Au Nprd de Sebhâ, continuation des sables avec palmiers; hauteurs de 20 mètres composées de grès noir; dépression pierreuse de Hadjâra (les pierres), avec palmiers; plaine de Ouâsâà-Khanga (large défilé), à sol de gravier et de pierres et bordée à l'Est et à l'Ouest par des hauteurs qui se prolongent jusqu'à Hotîyet-el-Ghazi (la plaine des maraudeurs), où les sables reparaissent ;
A la sortie des sables, puits de Sâlah-ber-Rekheyyis, avec une eau puante impossible à boire ; sol de gravier avec sables, devenant argileux à l'approche des palmiers de Temenhent.
Les eaux de cette oasis sont douces ou salées, suivant les puits d'où on les tire.
En continuant la route au Nord de Temenhent : d'abord terre argileuse et palmiers avec dunes à 2 kilomètres au Nord ; ensuite sol