ROSACÉES
NEUnAUA PROCUMBENS L.
Saàdân, Kofeïza {arabe) syn. Coss.; Nefel, Anefel (ànefel) ((emàhaq),
Ut^colté le 2 mars 1861 à Tin-Tèrdja. Reconnu en huit stations de Ghadàmès à Rhàt. Indiqué comme étant commun dans les montagnes entre Rhàt et In-Sàlah.
Bonne plante fourragère.
AMYGDALÉES.
Amygdalus communis L.
Ghedjret-el-Loûz {arabe); Ibaobaoen {Lemàhaq),
L'amandier, dans le Sahara, rencontre les conditions qui lui con-
viennent le mieux, bien qu'il n'existe pas dans les oasis du Nord; on le trouve à Ghadâmès, àTessâoua et dans les jardins du Fezzân.
Son fruit frais, frek, est très-recherché.
Son fruit sec, loûz, est quelquefois employé en boisson émulsive. On en extrait une huile, zit-el-loùz, consacrée aux mêmes usages que chez nous.
L'arbre donne une gomme, ^alk-elrloûz, qui est mangée.
Amygdalus Persica L.
Chedjret-el-Khoûkh (arabe).
Le pêcher réussit mal dans les oasis. Il est rare, ses fruits sont de qualité médiocre.
La station la plus méridionale de cet arbre est à Tessàoua.
PntNus Armeniaca L.
Chedjret-el-Berkoûk (arabe).
L'abricotier atteint souvent dans les oasis, notamment à Ghadâmès , le développement des plus grands arbres , mais ses friiits perdent de leur qualité au fur et à mesure qu'on avance dans le Sud. .
A Tunis et à Biskra, on prépare des abricots secs qui sont vendus dans le commerce sous le nom de mechmâch.
PRINIS UOMESTICA L.
Chedjret-el-'Aïn (arabe).
Le prunier à fruits oblongs, cultivé dans les oasis du Nord, se retrouve encore dans les oasis du Sud, mais plus rarement.
POMAGÉES.
Malus commlnis L.
Chedjret-et-Teffàh (arabe).
Le pommier, quoique rare, est aussi acclimaté dans les oasis, mais ses fruits sont sans goût et mauvais.
Les pommes étaient en pleine maturité à mon passage à Tessàoua, le 5 juin.
Tous ces arbres importés d'autres climats ne sont pas là dans leur élément. Sans l'ombre protectrice des dattiers, ils ne pourraient pas même vivre.
CyDONIA VULGARIS PCFS.
Seferdjel (arabe).
Le coignassier est aussi un des arbres fruitiers cultivés dans les oasis où il acquiert un développement considérable.
LYTHRARIÉES.
LawSONIA INERlilS L.
Henna (arabe); Anella [temâhaq).
Cultivé dans toutes les oasis, mais particulièrement au Touàt, car on donne souvent au district qui la produit le nom de Touât-el-Henua.
Le henné affectionne les terres basses, chaudes, humides des lignes de fonds du Sahara , comme celles de Gâbès , du Nefzàoua , du Belâd-el-Djerîd, de TOuâd-Rîgh, d'Ouarglâ et du Touàt, qui constituent une zone de même formation et de môme climat, également riche en eau et en chaleur, conditions que réclame impérieusement la culture de cette plante tinctoriale pour atteindre les développements,que désire l'industrie.
Si je suis bien renseigné, le henné peut être cultivé comme plante herbacée et annuelle, à la façon des plantes fourragères, semé comme elles, fauch^ comme elles, et séché comme elles.
S'il en était ainsi, le Sahara pourrait produire le henné en grande quantité et aux conditions de prix fixées par le commerce, qui sont en moyenne de 1 fr. par kilo.
Au Nord de la ligne des bas-fonds ci-dessus énumérés, le henné ne vient qu'exceptionnellement à maturité. Aussi, pour toutes les cultures du Tell algérien, il faut demander des graines au Sahara; dès lors c'est dans le Sahara et non le Tell que le commerce doit aller chercher le henné dont il a besoin.
Ce que f aurai à dire du henné dans le deuxième volume de cet ouvrage, au chapitre consacré à la matière commerciale saharientie, me dispense d'entrer ici dans de plus grands détails sur les divers emplois de cette plante.
GRANATÉES.
PUNICA Granatdm L.
Roummâna (arabe); Tarroummant (lemâhaq).
Le grenadier est cultivé avec succès dans toutes les oasis. Son fruit aigrelet convient particulièrement au climat : aussi est-il très-estimé.
Les écorces du tronc et de la racine sont employées comme vermifuges et les feuilles comme hémostatiques.