DANSES ET IMPROVISATIONS
qu'ils jouent, des couplets en l'honneur des dames, des étrangers présents, et des satires où sont passés en revue tous les ridicules de la société. Souvent une strophe commencée par un homme est terminée par une femme.
Il existe un certain pas nommé e/ son, exécuté par une personne seule : lorsque c’est une femme qui danse, les cavalleros , qui sont généralement des parents, font pleuvoirdes piastres autour d’elle. Il nous arriva, chez l’alcalde du pueblo de los Angeles, de jeter un doublon en or et la musique célébra aussitôt notre générosité en ces termes :
« EL Frances el Capitan
« Ës muy noble en su querer, geres, « Asi las ha de coger!
« Agasaja a las mu
La politique elle-même n'est pas étrangère à ces chansons, ainsi que nous en fümes témoin dans un bal à Santa Barbara. Disons d’abord que les habitants confondent souvent les Anglais avec les Américains : l’escadre de ces derniers venait de quitter San Francisco, et on avait craint qu’elle ne s'emparût du pays. L’improvisateur était un soldat; il commença ainsi un couplet d’un ton dolent :