‹ Exploration du territoire de l'Orégon, des Californies et de la mer Vermeille, exécutée pendant les années 1840, 1841 et 1842 Vol.2Chapitre 262 sur 383 · CONVENTION ENTRE LA COMPAGNIE D'HUDSON · texte numérisé non relu

CONVENTION ENTRE LA COMPAGNIE D'HUDSON

rigées maintenant par M. de Kostromitinoff, qui a le titre de Chef des comptoirs. Il n'y a guère que des bâtiments anglais et quelques américains qui aillent à Sitka échanger des marchandises européennes contre des pelleteries.

Le capital de la Compagnie impériale, appliqué à ses établissements d'Amérique seulement, s'élève à plus de quatre millions de roubles papier, représentés par la valeur des constructions, marchandises, navires, munitions, approvisionnements et objets divers. Ses dépenses, consistent principalement dans la solde de ses employés et l'achat des produits des manufactures européennes , dépassent le chiffre de cinq cent mille roubles, et ses bénéfices ne sauraient être évalués à moins d’un million.

En 1834 et 1835, la Russie refusa de renouveler les conventions conclues en 1824 et 1825 avec les États-Unis et la Grande-Bretagne, malgré les instances de ces deux gouvernements.

Dans l’été de 1836, un navire de la Compagnie de la baie d'Hudson, qui allait trafiquer et fonder un établissement sur le territoire russe dans la rivière Stikine, au fond de l'entrée du Prince Frédéric, en fut empêché par un bâtiment de guerre russe, que le baron de Wrangel, gouver- -neur de Novo Arkangelsk, avait envoyé à cet

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© ET LA COMPAGNIE IMPÉRIALE. 315 À effet. La Compagnie anglaise réclama à Saint- de | Pétersbourg, et finit par signer, à la fin de 1839, | 5 une convention pour dix ans, à partir du 1® juin % ke 1840, en vertu de laquelle la Compagnie impé- Hu à 5 riale se réserve seulement le commerce des îles, je | AUÉ et cède pour dix ans, aux Anglais , le droit d’ex- ï | ét ploitation mercantile de la côte au sud et à l’est nl | La d'une ligne tirée du sommet de la montagne du ; | je f Beau Temps, et aboutissant au cap Spencer. La k | Dit Compagnie d'Hudson fournit en échange, aux k | 1 Russes, deux mille peaux de veau marin ( fur à | ; he seal), valant à Londres de vingt-cinq à trente f E schellings, et livre dans les postes moscovites cinq a | mille fanègues de blé (deux mille huit cent quinze fi. | hectolitres) au prix de deux piastres !. À | Le terrain occupé par les Russes autour de la 4 Nouvelle Archangel est tellement limité, que le di manque de prairies pendant l'été, et de four- ï | rage en hiver, ne permet point d'élever de bes- à tiaux. [Il n'existe donc à Sitka qu'une douzaine de : | vaches et un seul cheval apporté de Californie. LE ‘Voir dans l’Atlas, sur la grande carte générale n° 1, les 4 limites de la convention de 1839. ! M | Voir : London and Westminster Review, numéro d’Août 1838. L | Gtatiftife und etbnographifhe Nadridten, über die Ruffifhen Befisun- te gen an der Nordmweftfüfte von Amerifa; von dem Admiral von Brangel. os ! Gt. Petersburg, 1 band 8°, 1839, pag. 323. ‘4 ; 21. jf ht Hi a

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