‹ Exploration du territoire de l'Orégon, des Californies et de la mer vermeille [microforme]Chapitre 130 sur 313 · FATIGUES DU VOYAGE · texte numérisé non relu

FATIGUES DU VOYAGE

fleuve offrent les paysages les plus pittoresques, mais la navigation est difficile; après avoir passé la cascade supérieure, on arrive au Grand Rapide, ou première chute , à quatorze lieues au-dessus du fort Van Couver. La rivière , en cet endroit, coule dans un canal étroit, qui n'a que cent soixante mètresde large, et dont la longueur est de deux milles ; il est formé de murailles basaltiques, et son cours est obstrué d'énormes rochers et de petites Îles. La hauteur verticale de la chute est de quarante-cinq mètres ; après un portage, on descend le fleuve dont le cours devient magnifique, et la distance de quatre-vingts lieues qui sépare le fort des Nez Percés du fort Van Couver estaisément parcourue en six journées ; enfin, du fort Van Couver à la mer, on ne compte pas plus de trente lieues qui se font en deux jours.

Ainsi, le parcours total de Montréal jusqu’à la Mer Pacifique à l'embouchure du Rio Colombia est exactement de dix-huit cer:: lieues, et la durée du voyage de quatre mois et demi. Pendant ce voyage on est obligé de franchir à cheval soixante-quinze lieues, ce qui exige treize jours environ, et le reste se fait en bateau. Nous n'’avons point calculé les journées de halte pour le repos, et celles consacrées aux affaires dans les différentes stations; le retard qu'elles occasion-

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