‹ Exploration du territoire de l'Orégon, des Californies et de la mer vermeille [microforme]Chapitre 139 sur 313 · LE DOCTEUR MAC LOUGHLIN · texte numérisé non relu

LE DOCTEUR MAC LOUGHLIN

tholique, est né à Montréal d’un père écossais et d'une mère française. [l est venu plusieurs fois’ à Paris où réside son frère, l’un de nos médecins les plus distingués, et il professe les plus honorables sympathies pour la France. C'est à M. Mac Loughlin que la Compagnie doit l'extension que ses établissements ont prise sur le territoire baigné par la Mer Pacifique. Dès son arrivée, sa haute taille, sa figure majestueuse et sa force athlétique imposèrent aux Indiens ; il épousa la fille de Concomely, un des principaux chefs, et acquit par là sur toutes les tribus de la Colombie l'influence la plus favorable à ses plans colonisateurs. En 1824, il fonda Van Couver, et depuis lors il n’a cessé de donner ses soins au développement agricole. Il favorise de tout son pouvoir l’immigration de nouvelles familles du Canada , et l’établissement des Français libérés du service de la Compagnie. Le docteur Mac Loughlin vient de tracer, dans la vallée du Ouallamet, le plan d’une ville à laquelle il a donné le nom d’Orégon, et d’un commun accord les colons anglais, américains et français lui ont offert provisoire ment le gouvernement de tout le Territoire. Il est aidé dans ses fonctions par un chef facteur écossais, M. James Douglas, homme jeune et extrémement intelligent, qui s'occupe plus spéciale-

gouve au for surpri Le l'inqui ser au un me Unis, dans dienne ments compt M. Hal

rOSSaIs et eurs fois médecins us honoà M. Me 1sion que boire baisa haute thlétique e de Concquit par influence teurs. En lors il n'a oppement ir l’immia,et l’étaice de la vient de , le plan om d'Orés anglais, Drovisoireoire. Ilest teur écos » et extrés spéciale-

LE GOUVERNEUR SIMPSON. 195 ment de la partie active et mercantile des affaires. À la suite de quelques voyages en Californie, ce dernier, ayant parfaitement compris tous les avantages que la Compagnie pourrait retirer d'un établissement dans cette province, y fonda un comptoir, en 1841, en même temps qu'il faisait établir celui aux îles de Sandwich.

Nous arrivâmes au fort Van Couver à bord d’un navire de la Compagnie, venant de Californie, etmuni de lettres de recommandation et de crédit délivrées par M. William Raë, gendre de M. Mac Loughlin et agent de la Compagnie au port de San Francisco. Le docteur nous accueillit avec empressement; mais, il faut l'avouer, le gouverneur Sir George Simpson, qui se trouvait au fort depuis quelques jours, fut tout d’abord surpris de notre voyage.

Le soir même, nous eùmes l'explication de l'inquiétude que notre présence avait paru causer au gouverneur Simpson. Îl y avait au fort un membre de l'expédition scientifique des États- Unis, M. Hale, qui avait été laissé à Van Couver dans le but apparent d'étudier les langues indiennes, mais en réalité pour suivre les mouvements de la Compagnie et en rendre plus tard compte à son gouvernement. Nous comprîmes, M. Hale et moi, que notre présence pouvait n'être

Page 1