__ VOYAGE DE MACKENSIE
San Rafael et le.sud de la presqu'île de Cepeda, au fond de laquelle débouche la grande rivière Fraser.
Ce fleuve , ainsi nommé en l'honneur de M. Simon Fraser, agent de la Compagnie du -Nord- Ouest,est appelé par les Indiens rivière Tacoutchi. Il prend naissance sur le versant occidental des Montagnes Rocheuses, vers le 55° degré, près
de l’origine de la rivière des Canots, le premier tributaire important de la Colombie. L’une des sources principales de la Fraser n’estéloignée que de deux cent quatre-vingt-dix mètres de la rivière . de Paix ou Unjigah, qui coule à l’est de ces montagnes. La rivière F: <+a un coursde centtrente lieues environ, pr. >" ::: parallèle à celui de l'Orégon; elle reçoit à peu près toutes les eaux de la Nouvelle Calédonie, les rivières Stuart, Chilcotin, Pinklitsa, Thompson et Quesnel.
Dans son célèbre voyage en 1793, Sir Alexander Mackenzie reconnut les hautes eaux de ce fleuve qu’il descendit pendant cinquante lieues, le prenant pour le Rio Colombia. Arrivé au-dessous de sa jonction. avec la rivière Stuart, et voyant que le fleuve courait vers le midi, dans l'espoir de rencontrer.plus tôt la mer, il abandonna la rivière et. se dirigea par ierre en droite ligne à l’ouest. Le 22 juillet 1793, il parvint sur les
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CANAL DEL ROSARIO. 137 bords de l'Océan, par 52 degrés 20 minutes de latitude auprès du canal Cascade dans le Bras de Bentick, et en face d’une des îles sud de l’archipel de la Princesse Royale. Par une singulière coïncidence, le mème jour où Mackenzie atteignait les bords de la Mer Pacifique, le capitaine Van Couver poursuivait sur les mêmes rivages, à quarante-cinq lieues environ plus au nord, son exploration scientifique :.
En 1828, Sir George Simpson, gouverneur des territoires de la Compagnie d'Hudson, venant du Canada par les lacs, descendit en entier la rivière de Fraser ; mais il la trouva pleine de dangers, de roches, de rapides, de cascades élevées, et par conséquent impropre à la navigation. Son embouchure présente une barre que les navires calant douze à quatorze pieds franchissent ; ils peuvent remonter ensuite à quelques lieues audessus du fort Langley, bâti sur la rive gauche, à vingt-cinq milles de la mer. La partie inférieure de la rivière Fraser offre un sol assez propre à la culture, de beaux pâturages et des forêts épaisses de bouleaux, de peupliers, de cèdres, de pins et d’autres arbres verts.
Dans cette partie, le brasqui séparele continent
* Voir Mackensie’s Travels. Vol. IE, pag. 388.