‹ Exploration scientifique de la TunisieChapitre 14 sur 58 · STATIONS · texte numérisé non relu

STATIONS

MACARAEA.. .. Tripoli. Tripoli.

MEGERTHIS.. ... Ras Châra. Oued Remel.

AMARAEAS...... Ras e!-Harmra.| Ouadi Msid.

GAPHARA ...... Ras Djafara. | Ras Djafara.

HERMAEUM .. ... ες Pointe Ligata. | Pointe Liqata.

Lepris ve Lebda. Lebda.

᾿ «We learnt from captain Smyth that Cothon; and near it the ruins of several in the neighbourhood of Wady Mseidthere bathswithtesselated pavements. »{Beechey, is a small boat cove ressembling an ancient Proceedings, etc., p. 44.)

ΓΈΡΤΙΒ ΜΑΘΝᾺ { Lebda).

—#>( 214 je.

Le Stadiasme décrit très exactement Leptis magna :

«En arrivant du large, tu apercevras une terre basse, avec de petites îles. Lorsque tu seras près de ces îles, tu verras la ville au bord de la mer et des dunes blanches formant le rivage. La ville aussi est toute blanche. Elle n'a point de port. Tu mouilleras en toute sûreté sous l'Hermaeon. La ville s'appelle Leptis ”. »

La pointe basse et les petites îles sont le Ras et-T'abia et ses onze îlots. À la hauteur de cette pointe, en effet, on aperçoit les dunes de sable blanc qui ont enseveli les ruines de la «blanche » Leptis. Quant à la phrase du Stadiasme qui constate que la ville phénicienne n'avait pas de port, 1] faut l'entendre dans ce sens qu'elle n'avait pas de mouillage extérieur : les vestiges du port intérieur sont encore très reconnaissables.

Le Stadiasme n'indique aucune station entre Leptis et le promontoire Cephalae (Ras Mezrata). Ptolémée donne quatre positions : l'embouchure du Cinyps, Barathia, Cisternae et le Τρίηρον ἄκρον.

Nous savons que le Cinyps est [Ὁ ued Mghar-el-Ghrin. SCYlax le place à 80 stades (14° 800") à l’est de Leptis magna : la distance réelle est de 18 kilomètres. La petite île quil indique à l'embouchure du fleuve ne peut être que le principal des onze îlots de Marsa Ougra *. La ville déserte que 16 Périple place sur le même point, dans une contrée fertile”, n'est citée par aucun autre géographe ancien : Probus seul,

᾿ Stadiasm., $ 93 : Προσφερόμενος ἐκ ἢ Scylac. Peripl. : ὕπ᾽ αὐτῶν δ᾽ ἐστὶ τοτοῦ πελάγους ὄψει χώραν ταπεινὴν, νήσια ταμὸς Κίνυψ, καὶ νῆσος Ümeol πρὸς τὸν ἔχουσαν" ὅταν δὲ αὐτοῖς ἐγγίσῃς, ὄψει τὴν ποταμόν. πόλιν πιαραθαλάσσιον καὶ Siva λευκὸν καὶ * Scylac. Peripl. : Μετὰ δὲ τὴν Σύρτιν

αἰγιαλόν" ἡ δὲ πόλις ἐσήὶ λευκὴ ὅλη" λιμένα ἐστὶ χώριον καλὸν καὶ σόλις, ἧ ὄνομα Κίνυψ' δὲ οὐκ ἔχει᾽ ἀσφαλῶς ὁρμίξον ἐπὶ τοῦ Ép- ἔστι δὲ ἔρημος. μαίου. Αὕτη καλεῖται Λέπτις.

—+#3( 215 )..:--dans son Commentaire sur Virgile, parle d’une ville du nom de Cinyps ’.

Au delà du Cinyps, qu'il ne nomme pas, Strabon indique les lagunes dont nous avons déjà parlé et la chaussée punique qui les franchissait: διατείχισμά τι ὃ ἐποίησαν Καρχηδόνιοι γεφυροῦντες βάραθρά τινα εἰς τὴν χώραν ἀνέχοντα. Ch. Müller suppose avec beaucoup de vraisemblance que c'est ce mot βάραθρα qu'il faut lire, au lieu de Bapabia, dans Ptolémée, bien que la distance de 25 minutes soit beaucoup plus forte que celle qui sépare l'embouchure du Cinyps du διατείχισμα punique. Dans toute cette partie des listes ptoléméennes, du reste, les positions et les chiffres sont intervertis. La position de Cisternae doit être reportée à l'est du cap Cephalae, là même ‘où la Table de Peutinger place Ad Cisternas ?, et la distinction établie entre le Tpénpor ἄκρον et le Κεφαλαὶ ἄκρον 651 une erreur évidente : il ne s’agit que d'un seul et même promontoire, et l'on doit lire Τρίκερων ἄκρον“.

Entre les βάραθρα et le promontoire Cephalae, Strabon place quelques localités dont il omet les noms et qui n'ont point de ports, alors que tout le reste de la côte offre des mouillages *. « Ensuite, ajoute-t-il, est un promontoire élevé et boisé qui marque le commencement de la grande Syrte et qu'on appelle Gephalae”*.» C'est le nom que lui donne également le Stadiasme et qui s'explique comme celui du Τρίκερων de Ptolémée par les trois saillies que forme le Ras Mezrata.

Entièrement dépourvu de végétation, le Ras Mezrata pro-

* « Cinyps oppidum est et flumen Afri- 4 Strabon, XVII, 1, 18 : Εἰσὶ δὲ καὶ cae. » ἀλίμενοί τινες ἐνταῦθα τόποι, τῆς ἄλλης * Trois manuscrits de Ptolémée l’indi- æapañias ἐχούσης λιμένας. quent également à l'est de ce cap. ἢ Strab., τ. : Eir’ ἄκρα ὑψηλὴ καὶ ὑλώ- * Six manuscrits omettent le Κεφβαλαὶ δης, ἀρχὴ τῆς μεγάλης Σύρτεως, καλοῦσι

La ville

de Crvyps.

Le promontoire CEPHALAE

(Ras Mezrata).

La GRANDE

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