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—#>( 361 ).ε:--- Polydoxe. Ces mots ne peuvent guère faire allusion qu'aux chances d'une course proprement dite.
Cette même mosaïque des bains de Pompeianus nous montre l'écurie d’une villa romaine de la Numidie (planche I). Six chevaux sont attachés à des mangeoires (patenae) à vasque hexagonale. Tous sont recouverts d'une housse (scordiscum) exactement semblable aux couvertures actuelles, mais ne couvrant que le corps, comme le djelläl arabe. Leurs noms sont indiqués. Pullentianus porte une housse verte brodée de jaune et une longe jaune; Delicatus, une housse rouge brodée de bleu et une longe bleue; Titas οἱ Scholasticus sont gris de fer et portent, le premier, une housse grise à broderies noires, avec une longe noire; le second, une housse bleue agrémentée de rouge et une longe rouge. Le cinquième cheval, Polydoæus, dont il a déjà été question, est recouvert d’une housse jaune à broderies vertes; la longe est verte. Le dernier, A/tus, porte une housse jaune brodée de rouge; la longe est rouge. Comme on le voit, la longe est toujours de la couleur des ornements de la housse : c'était probablement une règle adoptée dans le monde du sport d'alors. Au-dessus d’Altus on lit ces mots : Unus es, ut mons exultas.
Un monument épigraphique nous a conservé l’épitaphe d'une jument africaine :
Gaetula harena prosata, Gaetulo equino consata, Cursando flabris compara, Speudusa, Lethen incolis!.
Les documents législatifs du ive et du v° siècle nous fournissent quelques indications sur le prix moyen des chevaux à cette époque. Une loi de Valentinien et de Valens, datée du
! Marini, Fratelli Arvali, Ρ- 87.
IMPRIMERIT NATIONALE
30 mai 367, fixe à 23 sohidi (467',44) la somme à payer pour chaque cheval dû par les colons et les autres contribuables ! pour les besoins du service militaire *. On peut supposer, toutefois, que cette adaeratio représentait plus que la valeur réelle du cheval; l'administration impériale dépassait certainement le prix moyen dans ses évaluations. Un passage de Mamerünus * prouve qu'en Dalmatie, notamment, l'adaeratio equorum était devenue une taxe disproportionnée au prix des animaux dont elle était censée représenter la valeur.
Trente-quatre ans plus tard, une constitution d'Honorius du 13 février 4o1* abaïssait à 20 solidi (4o7',60) la somme à payer par les contribuables de la province d'Afrique comme équivalent des chevaux dus curaioricio nomine*. D'après cette
! Les obnoæu, tenus, en dehors des colons, de fournir des chevaux pour le service militaire étaient : les honorati, c’està-dire ceux qui avaient été revèlus de dignités militaires ou civiles (Cod. Theod., 1 3, De proximis Comut., 1. 2, De Decurion. et Silent.); ceux qui obtenaient le tre de comte honoraire, ou de préfet honoraire (Cod. Theod., 1. 1, De Oblatione equorum) ; les membres de la corporation des mariniers qui obtenaient le brevet d'une dignité honoraire (Cod. Theod., 1. 15, De Navicul.); tous ceux enfin qui avaient obtenu le utre honoraire d'une fonction qu'ils n'avaient pas remplie et qui étaient rangés dans la catégorie des honorarii (Cod. Theod., 1. 1, Qui a pracb.
tiron.).
? Cod. Theod., lib. XI, tit. XVII, De equorum Conlatione, 1. 1 :
«Impp. Valentinianus et Valens AA.
Alexandrino Com. R. P.
« Viceni et terni solidi, per singulos
equos qui à colonis atque ab obnoxis exiguntur,'ipsi magis jugiter, quam fraude procuratorum nostrorum equi offerantur.
Dat. IT kalend. Jun. Marcianop. , Lupicino et Jovino coss. »
* Gratiar. act. pro consulatu : « Ipso tempore levati equorum prelüis enormibus Dalmatae. »
1 Cod. Theod., lib. XI, tit. XVII, De equorum Conlatione , 1. 2 :
«Impp. Arcad. et Honor. AA. Pompeiano Proc. Afric.
«Sicut dudum praeceptum est, quamprimum equorum qui curatoricio nomine flagitantur, in pretio maturetur exactio :
ita ut viceni quidam solidi pro singulis equis a Provincialibus exigantur, septeni vero contubernalibus ministrentur. Dat.
id. Febr. Med. Vincentio et Fravitta coss. »
On suppose généralement que les equi curatorici étaient les chevaux réquisitionnés pour l'usage des fonctionnaires que les besoins du service obligeaient à
—+>( 363 )..--loi, du reste, comme aux termes d'une autre constitution du 21 mars de la même année (4o1), visant spécialement les equi canonici', une partie de la somme perçue, 7 solid (142,66), devait être remise à l'administration militaire pour le service de la cavalerie.
Une loi du 31 mars 4o1 réduisit cette taxe à 18 solidi (366,84) pour la Numidie, et à 15 sohidi (305',70) pour la Byzacène et la Tripolitaine”, différence qui s'explique par la plus grande valeur des chevaux de la première de ces trois provinces. Nous savions déjà par Végèce que les chevaux de
Numidie étaient les plus estimés *.
L'éléphant est un des attributs de l'Afrique personuifiée : les
des déplacements : « Curatoricü equi sunt quibus utebantur curatores et curagendar, vel palatini, qui ad agendas curas reipublicae in provincias mittebantur. »
(Forcellini, sub verbo.) Godefroi admet le côté vraisemblable de cette explication :
« Curatoricios equos dictos quis existimet, eo quod ab 115 primum exacli seu collati, quibus per Africam cura aliqua demandata erat, quique ad agendas curas destinabantur.» 11] semble cependant croire que les curatoricii equi dont il est question dans la loi du 13 février 4o1 étaient réquisitionnés pour le service militaire, et tout particulièrement pour les détachements de cavalerie chargés de la garde des frontières méridionales des provinces africaines.
! Cod. Theod., 1.
equorum :
«Impp. Arcad. et Honor. AA. PP. et Com. 5. L.
«Equos canonicos militaris dioeceseos
3, De Conlatione,
Africanae, secundum subjectam notitiam singularum proyinciarum, ex praesenti
duodecima indictione, jussimus adaerari :
in tribuendis viris clarissimis comitibus stabuli sportulis in binis solidis pro singulis equis servari consuetudinem decernentes. Quam formam quotannis observari praecipimus, ut secundum postulationem Gaudentu, viri clarissimi comitis Africae, devotissimo militi septeni solidi pro equis singulis tribuantur. Dat. XII kalend. April.
Med. Vincentio et Fravitta coss. »
? Cod. Theod., lb. XI, tit. I, De Annona et Tribuis, 1. 29 :
«Impp. Arcadius et Honorius AA. Provincialibus provinciae consularis :
. «UE vicenis solidis qui in praeterituin pro equis curatoriciis petebantur, duo solidi detrahantur : ita ut proconsularis Numidiae cognoscat octonos et denos solidos pro singulis equis debere persolvere : Byzaceni etiam Tripolitanique cognoscant quinos denos pro singulis equis se debere praestare... Dat. prid. kalend.
April. Med. Vincentio et Fravitta coss. »
# De re veterinaria, IV, Lxxr. — Cf. auct, vet. Orbis descript. sub Constantio, Lu.
L'éléphant.
—+#>( 364 )..:--monuments figurés de l'antiquité la représentent coïffée d’une dépouille d'éléphant dont la trompe se recourbe en forme de cimier (fig. 33).
Il est à remarquer, toutefois, que cette personnification de l'Afrique n’apparaîl, avant l'époque romaine, que sur les monnaies de la Numidie et de la Maurétanie. On la trouve sur les médailles de Juba 15} (fig. 34), sur celles de Bogud 11, sur une fort belle mé-
Fig. 33.
Fig. 34. ; pete | .
“oi daille maurétanienne frappée pendant l'inter-
Ce à -e \ A \ 3 5 ἢ) GAY) règne de 33 à 25 avant notre ère° (fig. 35), sur les monnaies de Juba 11", sur celles de Ptolémée”, et enfin sur une monnaie de Césarée°. De même l'éléphani, qui ne figure ni sur les monnaies de la Cyrénaïque, ni sur celles de Carthage’, est, au contraire, un des symboles les plus fréquents de la numisma-
Fig. 35.
tique numide et maurétanienne.
On le trouve, comme le cheval et le lion, sur les monnaies des rois numides Micipsa* (fig. 36 et 37), Jugurtha”° (fig. 38) et
Juba 15" (fig. 39), ainsi que sur les monnaies maurétaniennes
* Müller, t. ΠῚ, p. 42 et 43, n° 54 et Numismatique de l'ancienne Afrique, t. 11, D8. p- 61, n° 37.
? Jbid., p. 95, n° 5.
* Jbid., p. 101, n° 17.
! Ibid. , p. 108, n° 18; p. 107, n° 91.
5 Jbid., p. 130, n° 196.
δ Tbid., p. 138, n° 209.
7 Une médaille de Cercinna représente un éléphant écrasant un serpent; mais 8 Müller, t. IL, p. 17, n° 16 et 17. elle date de l'époque romaine et du pro- ἡ Ibid., p. 33, n°° 45 et 44.
consulat de Fabius Maximus. Voir Müller, 1 Jbid., p. 43, n° 55 et 56.
frappées entre les règnes de Bocchus III et de Juba Il! et sur
Fig. 36. Fig. 37.
celles de Juba IT et de Ptolémée (fig. 4o) ?. L'éléphant semble donc caractériser, avant tout, la Numidie, et plus particulièrement la Maurétanie, c'est-à-dire les deux provinces africaines qui le produisaient. Il est impossible, en effet, bien qu'on ait émis des doutes à cet égard, de ne pas admettre que ce grand pachyderme ait existé, jusqu'à l'époque romaine, dans la région comprise entre les Syrtes, le Sahara, l'Océan et la Méditerranée.
Fig. 40.
* Müller, t. III, p. 100, n° 16.—*? Jbid., p-103,n°20;p. 108, n° 76; p.126, n° 125.
La science ne connaît aujourd'hui que deux variétés d’éléphants : l'éléphant d'Asie (elephas indicus, Cuvier) et l'éléphant de l'Afrique australe (elephas capensis, Cuvier). Les différences extérieures qui les séparent ne sont pas très saillantes. L’éléphant d'Asie parvient à une plus grande taille; sa tête est proportionnellement plus forte; le crâne est exhaussé par deux bosses pyramidales; le front est plat ou légèrement concave, et les oreilles sont d'une grandeur médiocre. Il possède deux molaires de chaque côté des deux mâchoires, cinq ongles aux pieds de devant et quatre aux pieds de derrière. L'éléphant du Cap est généralement plus petit : sa tête est bombée, son front convexe et ses oreilles, remarquablement plus larges, lui couvrent les épaules. Il n’a qu'une molaire de chaque côté des deux mächoires et trois ongles seulement aux pieds de derrière. Ses défenses, entin, sont d'ordinaire plus longues et plus fortes. Plus farouche, moins intelligent et moins courageux que l'éléphant d'Asie, il passe pour absolument inapprivoisable. De ce dernier détail, ainsi que des ressemblances physiques qu'on peut constater entre l'éléphant du Cap et celui que représentent les monuments antiques, on doit conclure que l'éléphant de l'Afrique septentrionale formait une sous-variété de l'elephas capensis, et cette hypothèse est d'autant plus vraïsemblable, au point de vue scientifique, qu'il existe en général d'assez grandes différences entre les deux variétés de la même espèce animale qui habitent l'une au nord, l'autre au sud du Sahara : le lion du Sénégal, par exemple, est fort différent de celui de l'Atlas. Il devait en être de même pour les grands proboscidiens, et nous pouvons, dès lors, subdiviser la race africaine en deux sous-variétés : l'éléphant transsaharien, Île seul qui existe encore, et l'éléphant cissaharien ou libyen.
L'existence de l'éléphant dans le nord de l'Afrique est at-
—#2{ 307 ).:--testée par de nombreux témoignages, et nous croyons inutile de citer tous les textes qui la constatent. Nous nous bornerons à reproduire ceux qui nous paraissent de nature à bien établir, contre l'opinion à laquelle nous avons fait allusion, que l'éléphant libyen habitait les contrées situées au nord du Sahara.
Le Périple d'Hannon signale de nombreuses troüpes d'éléphants dans les marais qui s'étendent immédiatement au-dessous du promontoire Soloeïs, c'est-à-dire entre le cap Cantin et le Tensift!.
Hérodote affirme, de son côté, l'existence de l'éléphant dans la partie de la Libye montagneuse et boisée qui s'étend au delà du fleuve et du lac Triton, c'est-à-dire dans le sud de la Byzacène et de la Numidie?. En se reportant à ce que nous avons dit de cette région, on admettra facilement qu'à l'époque où les bas-fonds du versant méridional de l’Aurès constituaient de véritables marais, l'éléphant y ait trouvé toutes les conditions nécessaires à son existence, c'est-à-dire desterrains chauds, humides et couverts. Toute la région des Sbakh, dans le sud de la Numidie, devait présenter le même aspect et nourrir également de grands pachydermes.
Le témoignage d'Hérodote est confirmé par celui de Pline, qui parle de l'existence de l'éléphant au delà de la région syr-
1 Hannon, Périple, $ 3-4 : Κἄπειτα ? Hérodote, IV, cexcr : ἢ μὲν γὰρ δὴ
πρὸς ἑσπέραν ἀναχθέντες ἐπὶ Σολόεντα, λιδυκὸν ἀκρωτήριον λάσιον δένδρεσι, συνἤλθομεν. Évôa Ποσειδῶνος ἱερὸν ἱδρυσάμενοι πάλιν ἐπέξδημεν πρὸς ἥλιον dvioχοντα ἡμέρας ἥμισυ, ἄχρι ἐκομίσθημεν εἰς λίμνην οὐ πόρρω τῆς ϑιαλάτήης κειμένην, καλάμου μεσήὴν πολλοῦ καὶ μεγάλου" ἐνῆσαν δὲ καὶ ἐλέφαντες καὶ τἄλλα Θηρία νεμόμενα πάμπολλα.
πρὸς τὴν ἠῶ τῆς Λιβύης, τὴν οἱ νομάδες νέμουσι, ol ταπεινή τε καὶ ψαμμώδης μέχρι τοῦ Τρίτωνος ποταμοῦ, ἡ δὲ ἀπὸ τούτου τὸ “πρὸς ἑσπέρης, ἡ τῶν ἀροτήρων, ὀρεινή τε κάρτα καὶ δασέα καὶ Θηριώδης" καὶ γὰρ οἱ ὄφιες οἱ ὑπερμεγάθεες, καὶ οἱ λέοντες κατὰ τούτους εἰσὶ, καὶ οἱ ἐλέφαντές τε καὶ ἄρκτοι, καὶ ἀσπίδες Te καὶ ὄνοι οἱ τὰ κέρεα ἔχοντες.
—#+#( 368 ).ε:--tique et dans la Maurétanie comme d'un fait contemporain : Elephantos fert Africa ultra Syrticas solitudines, et in Mauretania . Les mots ultra Syrticas solitudines ne peuvent s'entendre que de la région située au delà du littoral désert de la petite Syrte, c'est-à-dire aux bas-fonds inondés des chotts. Cette interprétation, ainsi que l'a fait observer le colonel Armand, est justifiée par un autre passage de Pline, où il est dit que les éléphants habitaient en deçà du pays de Garamantes, c'est-àdire au nord du Fezzan : Excipiunt saltus repleti ferarum multrtudine : οἱ introrsus elephantorum soliutudines, mox deseria vasta ultraque Garamantes*. Ge pays séparé du Fezzan par de vastes déserts ne pouvait être que le sud de ia Byzacène*. Quant à la Maurétanie, la présence de l'éléphant dans cette partie de l'Afrique septentrionale est attestée par un troisième passage de Pline, où 1] est dit que les bords du fleuve Amilo étaient habités par des éléphants". Or nous croyons avoir suffisamment établi que l'Amilo maurétanien ne pouvait être que ‘lOued Amlilou, un des affluents de la Mlouïa*. Pline affirme encore ailleurs l'existence de l'éléphant dans les forêts de la Maurétanie, τὰ Mauretaniae saltibus*, et 1] résulte d'un cinquième texte du même auteur que les montagnes de la partie orientale de la Tingitane produisaient des éléphants : 1psa provincia ab Oriente montuosa fert elephantos ”. Pline indique même un des points de l'Atlas septentrional où ces animaux étaient
L Hist. nat., VII, xx. cumspergi : atque ita salutato sidere in
2 Hist. nat., V, τν. : silvas reverti, vitulorum fatigatos prae se
ὁ Hist. milit. des éléphants, p. 15. ferentes. »
1 Hist. nat., VII, 1, 1 : « Auctores sunt “ἢ Voir mon Mémoire sur la géographie in Mauretaniae saltibus ad quemdam am- comparée de la Maurétanie Tingitane (Ménem, cui nomen est Amilo, nitescente moires présentés par divers savants, 1877). luna nova, greges eorum descendere : 5 Haist. nat., VIII, x.
ibique se purificantes solemniter aqua cir- παῖ τὰ:
fort nombreux : les monts des « Sept-Frères », c'est-à-dire la chaîne du Djebel Beliounech, l'antique Abyla”.
«Aux pieds de l'Atlas, dit Élien, s'étendent de merveilleux pâturages et de profondes forêts, dont les sombres ombrages rappellent les bois sacrés. C’est là que les vieux éléphants se retirent lorsqu'ils sentent leur fin approcher ?.» Élien raconte ailleurs que les empereurs envoyaient en Maurétanie des officiers spécialement chargés d'y capturer des éléphants *.
Un passage de Lucien, qui ἃ échappé aux savantes recherches de l'auteur de l'Histoire militaire des éléphants, prouve encore que ces animaux abondaient dans la Maurétanie. L'auteur s y moque d'un historien qui s'interrompt dans le récit de faits importants pour raconter comment un cavalier maure, du nom de Mausakas, s'égare en route, rencontre des Syriens et, parmi eux, un nommé Malchion, qui avait vécu en Maurétanie, où son frère était soldat. Les deux personnages se mettent à causer, et l'un d'eux raconte comme quoi il a chassé dans ce pays et vu une quantité d'éléphants rassemblés en troupes et paissant dans le même endroit, comment il a failli être dévoré par un lion, et quels excellents poissons 1] ἃ achetés à Césarée*. On peut conclure de ce dernier détail que le théâtre des aventures de Mausakas était la Césarienne, et que les éléphants qui y jouaient un si grand rôle habitaient les forêts marécageuses du bassin du Chélif ou les bords des deux grands lacs du Zaghez et de la Daïa Kahela.
À ces témoignages 51] explicites nous pouvons ajouter cer-
? Élien, I, nr. ὡς ἴδοι τοὺς ἐλέφαντας πολλοὺς ἐν τῷ
ὁ Quomodo historia conscrib. sit, χχνττ : ὀλίγου δεῖν unarabpwbeln, καὶ ἡλίκους Νῦθοι τὸ μετὰ τοῦτο μακροὶ καὶ διηγήσεις, ἰχθῦς ἐπρίατο ἐν Καισαρείᾳ.
IMPRIMERIC NATIONALE.
tains passages qui prouvent indirectement l'existence de [᾽616phant dans le nord de l'Afrique. Appien ‘ nous apprend que les Carthaginois, menacés par la prochaine descente de Scipion et voulant augmenter leurs moyens de défense, envoyèrent Asdrubal, fils de Giscon, à la chasse des éléphants. « Pour peu que l'on veuille examiner la marche des évènements, on sera convaincu, dit le colonel Armandi, qu'Asdrubal n'avait pu disposer que de très peu de temps pour se rendre sur les lieux, faire les dispositions de la chasse, et revenir avec les animaux qu'il avait pris... Si l'on ajoute le délai indispensable pour dompter les éléphants et pour les mettre en état de figurer dans les rangs de l'armée, on verra qu'il ne pouvait avoir été les prendre que dans la Maurétanie ou dans la Numidie, et probablement dans le sud de la Byzacène. .. Supposer qu'il ait poussé sa course plus loin, et que les Carthaginoïs, dans les circonstances périlleuses où ils se trouvaient, aient pu permettre une longue absence au meilleur général qui leur fût resté en Afrique, c'est ce qui me paraît complètement inadmissible ?.»
Nous savons, par Florus, que les éléphants mis en ligne par Juba à la bataille de Thapsus étaient de véritables conserits, «sortant à peine de la forêt», nupert a silva*.
Une preuve non moins évidente de l'existence de l'éléphant dans le nord de l'Afrique, à peu de distance du littoral, nous est fournie par un passage de Plutarque où il est dit que
* Appien, Punic., VIIT, 1x : Καρχηδό- * Histoire nulitaire des éléphants, P: 17-
viot δὲ, ταῦτα πυνθανόμενοι, ἀσδρούξαν μὲν τὸν Γίσκωνος ἐπὶ Θήραν ἐλεφάντων ἐξέπεμπον... Ασδρούξας δ᾽ ἀπὸ Θήρας ἐπανελθὼν, κατέλεγε Καρχηδονίων τε καὶ Λιξύων ἐς ἑξακισχιλίους ππέξζουΞ ἑκατέρων
* Florus, IV, 11, LxvIr : « Accessit copiis Mauritaniae rex Juba, videlicet ut latius vinceret Caesar... Strhges a Juba coepit.
Ejus elephanti bellorum rudes et nuperi ἃ silva, consternati subito clangore... »
—#2( 371 ).3.--- Pompée, après sa courte campagne d'Afrique, s'arrêta encore quelques jours dans le pays pour y chasser le lion et l'éléphant”'. Il ne s'agissait certainement pas d'une expédition transsaharienne.
Nous tenons donc pour démontré que l'éléphant a longtemps habité entre le Sahara et le littoral méditerranéen. Les progrès de la colonisation romaine l'ont fait disparaître, comme le défrichement des terres et la présence de l'homme civilisé l'ont chassé, de nos jours, des environs du Cap. Isidore de Séville affirme qu'il n’en existait plus de son temps dans cette Maurétanie Tingitane où ils avaient été autrelois si nombreux ἢ.
Le nom punique de l'éléphant, au dire de Servius, aurait été caesar *. Spartien affirme que ce mot appartenait à la langue des Maures“, et donne la forme plus correcte caesa ou caesai °. Casaubon s’est prononcé avec raison pour l'opinion de Spartien : l'éléphant, en effet, dans toutes les langues sémitiques, est désigné sous le nom de ἢ» fil, dont les Grecs ont fait d'abord ἀφέλας ou ἐφέλας, puis ἐλέφας. Il porte le nom
* Plutarque, Pompée, x11 : Χρώμενος δὲ τῇ τύχῃ καὶ τῇ ῥύμῃ τοῦ σήρατεύματοςΞ εἰς τὴν Νομαδικὴν ἐνέξαλε" καὶ πολλῶν ὁδὸν ἡμερῶν ἐλάσας καὶ πάντων κρατήσας, οἷς ἐνέτυχε, καὶ τὸ πρὸς δωμαίους δέος ἤδη τῶν βαρβάρων ἐξερρυηκὸς αὖθις ἰσχυρὸν καὶ βφοξδερὸν ἐγκατασήήσας, οὐδὲ τὰ Θηρία δεῖν ἔφη τὰ τὴν Λιβύην κατοικοῦντα τῆς τῶν Ῥωμαίων ἄπειρα ῥώμης καὶ τόλμης ἀπολείπειν. Über ἐν Spas «λεόντων καὶ ἐλεφάντων ἡμέρας διέτριψεν οὐ πολλάς’ ταῖς δὲ πάσαις, ὥς ᾧασι, τεσσαράκοντα τοὺς “πολεμίους συνεῖλς καὶ Λιβύην ἐχειρώσατο καὶ διήτησε τὰ τῶν βασιλέων, ἔτος ἄγων ἐκεῖνο τέταρτον καὶ εἰκοσΊόν.
5 Isidore de Séville, Etymolog., XIV, v,
12 : «Olim etiam et elephantis plena fuit, quos sola nunc India parturit. »
ὁ Servius, ad Virg. Aencid. 1. v. 285 :
« Caesar, vel quod caeso matris ventre natus est, vel quod avus ejus in Africa manu propria occidit elephantem, qui caesar dicitur Poenorum lingua. »
Ἢ Spartien, Aelius Verus, 11 : « Et quoniam de Caesarum nomine in hujus praecipue vita est aliquid disputandum , qui hoc solum nomen adeptus est, Caesarem, vel ab elephanto (qui lingua Maurorum caesa dicitur) in praelio caeso, eum qui primus sic appellatus est, doctissimi et eruditissimi viri putant dictum , » etc.
δ Les manuscrits portent tous la leçon cuesai.
πττεϑοί 372 ).ς.--.-d'elou, au pluriel elouen, dans tous les dialectes de la langue berbère.
D'après un auteur italien, cité par M. Élie de la Primaudaie dans son recueil de documents inédits sur l’histoire de l'occupation espagnole en Afrique ', on pourrait croire qu'il existait encore, au ΧΥΙ siècle, quelques éléphants: dans l'intérieur de la Tunisie. L'auteur, qui écrivait en 1573, dit, en parlant d'une chasse faite par don Juan d'Autriche aux environs de Tunis: « On trouve dans ce pays des lions, des autruches, des singes, et même des éléphants, si nous devons croire ce que l'on nous a dit; mais cela arrive rarement. »
L'éléphant figure dans les scènes de chasse que représentent les dessins rupestres du sud de la province d'Oran. Plusieurs de ces animaux sont indiqués sur les bas-reliefs d'Aïn-Safra (fig. 41), avec un sentiment de la nature qui ne se retrouve
Fig. 41.
(EEE
pas au même degré dans les œuvres d'une époque bien pos-
térieure, par exemple dans les bas-reliefs du pont romain de Constantine (fig. 42). Il est évident que les nomades auxquels
! Revue africaine, n° 124.
(878 Vues sont dus les dessins d’Aïn-Safra, de Moghar-Tahtani et de Tiout, vivaient, en quelque sorte, avec Îles modèles qu'ils ont si naïvement et si fidèlement reproduits.
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Parmi les animaux de la Libye sablonneuse, Hérodote cite Le rat trois espèces de rats, dont l’une porte le nom de ζεγέριες, qui """""" signifie en libyen collines : τὸ δὲ οὔνομα τοῦτό oh μὲν Λιδυκὸν, δύναται δὲ καθ’ ÉAAdd4 γλῶσσαν βουνοί". Bochart lui ἃ cherché querelle à ce propos, et en trouvant par un mot hébreu une explication satisfaisante du mot zegertes, 1] ajoute ironiquement qu'il ne voit, entre les rats de ce nom et les Bouvot, d'autre rapport que celui qui existe entre la montagne . et la souris du proverbe. Loin d'avoir dit ou répété une sottise, Hérodote nous a conservé un nom libyen eten a constaté le sens. Le mot zegeries, qu'on rencontre dans l’onomastique libyenne sous la forme zeger, signifie une «colline», une «hauteur». Nous retrouvons ce même mot appliqué, dans la Table de Peutinger, à une station romaine de la rive méridionale du lac Triton, Timezegeri turris. Cette station est précisément située sur une colline. Quant à l'explication de ce fait que les
L'IV, excur.
La gerboise.
Le loup.
Le chacal.
Libyens avaient donné le-nom de zegeri à une espèce de rats, elle est des plus simples : le zegeri est un rat de montagne, mus montanus, et les indigènes donnent encore aujourd'hui à cette variété de rongeurs un nom arabe qui traduit littéralement l'expression libyenne”.
La gerboise, qui figure sur les monnaies de Cyrène (fig. 43), appartient essentiellement à la Libye. C'est ce qu'affirme Élien, dont la description est empruntée à Théophraste ?.
Les rats d'Afrique figurent, dans l'étrange pharmacopée de Pline, parmi les préparatons qui guérissaient les affections des poumons. On les écorchait, puis on les faisait cuire dans de l'huïle et du sel*.
Les textes anciens constatent l'existence du loup en Afrique“. Parmi les présages funestes qui marquèrent la fondation de la Carthage romaine, on remarqua que les palissades destinées à
en jalonner l'enceinte furent arrachées pendant la nuit par des loups. Je serais bien tenté de croire que les animaux sur le compte desquels les ennemis de l'entreprise de Caïus Gracchus mirent cette effraction de sinistre augure étaient de simples chacals. Les deux épithètes que Pline applique au loup
? M. le docteur Reboud, qui admet aussi que le zegeri devait être un rat de montagne, l'identifie à l'espèce connue sous le nom de goundi, et qui habite en très grand nombre les creux des montagnes rocailleuses formant la limite septentrionale du Sahara. Le capitaine Lyon a retrouvé ce rongeur, sous le nom de Æandi, sur les limites septentrionales de la Tripolitaine et du Fezzan. La description qu'il en donne est exacte : le goundi est de la taille du cochon d'Inde; it a la tète grosse, le poil brun cendré et soyeux , la queue très courte
et terminée par un bouquet de poils. En hiver, sa chair est grasse et très estimée.
3 Élien, XV, xxvr : Εἶδον τούτους, At- Evnoi εἰσι" βαδίξουσι δὲ ὀρθοὶ ἐπὶ τοῖν δυοῖν ποδοῖν, ὅταν δὲ διῳωκῶνται, σηδῶσι. Θεό- Ppaolos λέγει ταῦτα. .
Ὁ Hist. nat., ΧΧΧ, χιν : « Pulmonis quoque vitiis medentur et mures, maxime africani, detracta cute in oleo et sale decocti, atque in cibo sumpti. Eadem res et purulentis vel cruentis exscreationibus medetur. »
Ὁ Pline, ὙΠ], χχχιν : «Inertes hos parvosque Africa et Aegyptus gignunt. »
d'Afrique, iners parvusque, désignent bien le chacal (lupus ἀπreus), le plus timide des digitigrades. Il est possible cependant-qu'à l'époque romaine 1] y ait eu dans le Tell une espèce de loup de grande taille, très féroce, qui existe encore dans la région du haut Tasîli et dans les montagnes de l’'Ahaggar. «Je n'ai pas vu cet animal, dit M. Duveyrier, et je n'ose pas affirmer qu'il soit réellement un loup; cependant, par les renseignements qui m'ont été donnés, je ne puis que l'assimiler à cet animal. [1 ressemble à un grand chien fauve, disent les Touâres, et 1] est le seul carnivore de notre pays qui attaque l’homme, sans même être provoqué à la défense. Cette espèce semble d'ailleurs tendre à disparaître des montagnes des Touâreg, car aujourd'hui, si l'on en croit les indigènes, elle serait déjà assez rare”. »
L'hyène était et est encore très commune en Afrique ?. L'antiquité lui attribuait une férocité qu'elle n'a pas. L'hyène est si timide qu'un Arabe croirait souiller ses armes en s'en servant contre elle. On la prend en pénétrant dans les cavernes qu'elle habite, et en lui jetant un burnous sur la tête : l'animal ne fait aucune résistance, et on l'assomime à coups de massue.
Gardien des troupeaux et compagnon de chasse de l'homme, le chien a dû occuper une grande place dans la vie des populations libyennes. Il y aurait même, au moins une fois, joué un rôle politique : d’après une tradition recueillie par Pline, un roi des Garamantes avait été ramené dans ses États par deux cents chiens, qui mirent à la raison ses sujets révoltés *.
Les chiensqui figurent dansles bas-reliefs rupestres d'Hadjar-
L H. Duveyrier, Les Toudreg du Nord, xxvIT : « Hyaenam quoque mittit Africa. » Ρ- 280. ? Pline, VIT, 2x1 :« Garamantum regem
? Pline, VIII, xzvr : « Hyaenae plu- canes ducenti ab exsilio reduxere, proeliati rimae gignuntur in Africa.» Cf. Solin. contra resistentes, »
L'hyène.
Le chien
ποτε 376 }e3— Khenga, de Moghar-Tahtani et de Tiout, semblent appartenir à la race qui pullule encore autour de la tente arabe et du gourbi berbère. Les chiens de chasse représentés dans les monuments de l'époque romaine ἡ ressemblent au lévrier par la
Fig. 44.
forme des oreilles, mais sont trop ventrus pour qu'on puisse reconnaître en eux les ancêtres du slouqui africain. Un monument de la x1° dynastie (fig. 44)" représente
! Notamment dans la scène de chasse ? Mariette, Monuments divers recueillis des mosaïques de l'Oued Atmenia : l'un en Égypte et en Nubie , pl. XL. — Maspero, des chiens porte le nom de FIDELIS, Transact. of the Society of bibl. archaeology, l'autre celui de CASTVS. αν vi
quatre chiens appartenant au roi Entef, et donne leurs noms libyens transcrits en caractères égyptiens. Deux de ces noms sont traduits : Bhkaa, c’est-à-dire «la Gazelle », — Phtes, c'està-dire «le Noir». La signification des deux autres, Thkoulou et Abakourou, n'est pas donnée par le curieux monument dont nous parlons, mais il est facile de reconnaître dans le dernier le mot libyen Abaïkour, qui désigne encore, suivant les dialectes berbères, soit un chien, soit un lévrier. Ce dernier sens est le plus habituel, le nom générique du chien, en berbère, étant 1dh1 ou aïdhi!.
Le lion paraît avoir été très commun en Afrique à l'époque carthaginoise et dans les premiers temps de la domination romaine. «L'Afrique, dit Polybe, en était remplie*.» Nous savons par un fragment du même auteur que les lions atta-
! On peut rapprocher le premier nom, Bhhkaa , du mot Abechaou, qui désigne une espèce d'antilope dans le dialecte des Aouelimmiden, et qui prendrait, dans celui des Azdjer, la forme Abehaou. M. H.
Duveyrier croit avoir entendu donner à une levrette, chez les Touâreg de l’Abagoar, le nom de Bôhka. D'après la même information, le nom d’Ifettesen, dérivé de Jies, figure dans la nomenclature géographique du pays des Imôhag (Touâreg du Nord).
C'est celui que porte la partie la plus élevée du plateau du Mouydir (26° 30’ lat.
nord, 2° 30’ long. est). Aucun Européen n'a encore vu lIfettesen, mais M. Duveyrier pense que sa constitution géologique ne doit pas différer beaucoup de celle du versant occidental du Tasili, dont il n'est séparé que par la vallée de l'Igharghar. Or la roche du Tasili est comme enduite d'un vernis noir. Le journal de route du colonel Flatters, d'autre part,
indique à la hauteur du Mouydir, les monts fraouen, «d'un gris noir ». L'Ifettesen doit être également gris ou noir, et il est fort possible que son nom rappelle sa couleur. Si tel est le cas, une trace de l'adjectif libyen phtes, que nous fait connaître le monument de Draà Aboul-Negga, se serait conservée dans la toponymie berbère. Quant à Thoulou, ce peut être, dans l'opinion de M. Duveyrier, un nom de chienne dérivé du verbe tetkal, «dresser, relever la tête».
? XII, ur : Καὶ μὴν τὸ τῶν ἐλεφάντων καὶ λεόντων καὶ πταρδάλεων σ“λῆθος καὶ τὴν ἀλκὴν, ἔτι δὲ βουδάλων κάλλος καὶ σήρουθῶν μεγέθη, τίς οὐχ ἱσ]όρησεν; ὧν κατὰ μὲν τὴν Εὐρώπην τὸ παράπαν οὐδέν ἐσῆιν" ἡ δὲ Λιβύη πλήρης ἐσὶ τῶν προειρημένων. — Cf, Solin, Χχνπ :
ad Africam redeam , interna ejus plurimae quidem bestiae, sed principaliter leones
« Verum, ut
tenent. »
IMPRIMERIE NATIONALE
Le lion,
quaient de grands centres habités et qu'on les mettait en croix aux portes des villes pour effrayer leurs pareils".
Les lions abondent encore aujourd'hui dans le massif montagncux que traverse, du nord au sud, la limite du beylik de Tunis et de la province de Constantine, et tout particulièrement dans le Djebel bou-Ghanem.
Élien raconte que le lion d'Afrique comprend la langue des indigènes, et se laisse chasser par les femmes, qui l’accablent d'injures et de reproches quand, avant fait mauvaise chasse, il s'approche des habitations. Ces croyances se retrouvent encore en Afrique. Les indigènes attribuent au lion une intelligence tout humaine; ils sont persuadés qu'on l'intimide en lui parlant avec fermeté et en le menaçant. Mais malheur à l'homme qui tremble devant le lion! La bête fauve se rapproche de sa victime, se colle à son côté, la heurte de sa puissante épaule, lui lèche le visage, la grise de sa bave, et lorsqu'il la voit enfin chanceler de peur, la terrasse d’un coup de griffe et la tue d'un coup de dent.
Les récits de la tente prêtent même au lion certaines notions d'esthétique : très friand de la chair des jeunes filles, il a horreur des vieilles femmes, qui le mettent infailliblement en fuite par le procédé que la vieille du fabliau employa pour se débarrasser du diable de Papefiguière.
Nous reproduisons ci-contre (fig. 45) une chasse au lion, empruntée aux bas-reliefs de Tiout. Le lion figure sur les monnaies maurétaniennes (fig. 46) comme un attribut de
l'Afrique ".
! Pline, Hist. nat., ΝΠ. xvi, 18 : « Po- eaque de causa crucifixos vidisse se cum lybius, Aemiliani comes, in senecta homi- Scipione, quia ceteri metu poenae similis nem appeti ab 115 [leonibus] refert, quo- absterrerentur ab eadem noxa.» niam ad persequendas feras vires non ? Müller, Numismatique de l'ancienne
superant. Tunc obsidere Africae urbes : Afrique, τ. IT, p. 103, n° 21.
—#2( 379 )...--- La panthère et le léopard étaient désignés sous le nom collectif de «bêtes africaines», ferae Africanae', ferae Libycae?,
Fig. 45.
Se ΓΞ
πὰ AE PE
. ϑηρία A6vud*. Il semble cependant que cette expression de ferae Africanae, ou simplement Africanae, s'appliquait plus par- Fig: 46. Fig. 47.
| Ca
ficulièrement à la panthère, qui a toujours été si commune en
Afrique“ (fig. 47).
* Mommsen, Ϊ. N. 4877 : ? Gruter, 343, 2 :
TITIO FABIO SEVERO ACERRIO FIRMEO LEONTIO PRI-