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ET QVOD PRIMVS OMNIVM RVM QVI VIXIT ANN: XXX DIG- . EDITOR VM SVMPTV prOPRIO NISSIMO FILIO CONSACRABE-
QVUINQVE FER «s african AS RVNT.
CVM FAMILIA glud...RIA * Diodore, LIV, xxvr.
NORVM ET ADPAratu MAG * Pline, Hist. nat., VIIT, χχιν : « Senatus-
NIFICO DEDERIT ORDO consultum fuit vetus, ne liceret Africanas
CIVESQVE LIBENTISSIM in Îtaliam advehere. Contra hoc tulit ad
STATVAM TRIBVERVNT populum Cn. Aufidiustribunus plebis, per-
La panthèere.
On sait quelle effroyable consommation de bêtes fauves entraînaient les jeux du cirque, non seulement à Rome, mais dans toutes les villes de province d'une certaine importance. Il n'était pas jusqu'à d'obscurs municipes d'Italie qui ne vissent, de temps à autre, figurer quelques panthères dans leurs jeux’. Les proconsuls d'Asie et d'Afrique ne pouvaient pas toujours suffire aux besoins des amphithéâtres impériaux et aux commandes de leurs amis ?.
Le nombre des ferae Africanae était déjà fort réduit au iv° siècle de notre ère. L'édit de Dioclétien de pretus rerum fixe le prix d’une peau de lion ou de panthère non préparée, snfecta, à 1,000 deniers environ”. La peau préparée valait 1,250 deniers. C'est à peu près le double de ce que coûte aujourd'hui une peau de lion à Constantine ou à Bône, et l'on peut en conclure que «les bêtes d'Afrique » n'étaient guère plus communes à cette époque que de nos jours. Leur multiplication, du reste, est en raison directe de l'étendue des massifs forestiers. On m'a affirmé qu'en Algérie les fauves étaient ac-
misitque circensium gratia importare. Primus auten Scaurus aedilitate sua varias centum quinquaginta universas misit. » — Cf. Liv., XLIV, χνπι. — Suétone, Caligula, XVII; Claudius, xx1. — Pline, Hist. nat., VI, xxx1v.
* Voir l'inscription de Telesiae citée plus haut (1. ἢ. N., n° 4877).
ἢ Cicéron, ἔριδι. ad famil., IE, x1 : «De pantheris per eos qui venari solent agitur mandato meo diligenter, sed mira paucitas est, el eas, quae sunt, valde aiunt queri quod nihil cuiquam insidiarum in mea provincia nisi 5101 fiat. Itaque constituisse dicuntur in Cariam ex nostra provincia decedere. Sed tamen sedulo fit, et in primis ἃ
Patisco. Quidquid erit, tibi erit; sed quid esset, plane nesciebamus. Mihi mehercule magnae curae est aedilitas tua.» — Pline, Epist., VI, xxx1v : « Vellem Africanae, quas coemeras plurimas, ad praefinitum diem occurrissent; sed licet cessaverint illae, tempestate detentae, tu tamen meruisti, ut acceptum tibi fieret, quod quominus exhiberes, non per te stetit. »
VII, xxxix : «Pellis leopardina infecta* mille. » — χα, : « Eadem confecta * mille ducenti quinquaginta.r — ΧΕΙ :
«Pellis leonina infecta* mille.» — Le texte latin porte confecta, par erreur; on, lit, en effet, dans le texte grec : Aéoua λέοντος äepy[ov] * [a].
tuellement plus nombreux qu'au moment où nous avons pris possession du pays, par suite du reboisement auquel nous avons procédé sur divers points. Les incendies périodiques qu'allumaient et qu'allument encore les indigènes ne sont pas seulement pour eux un moyen d'améliorer les pâturages, c'est encore et surtout une mesure de défense contre les hôtes dansereux que cache toujours la broussaille africaine.
En affirmant que l'Afrique ne produisait pas d'ours, Pline laisse entendre que le fait était connu et constaté”. Ici encore la zoologie de l'époque romaine, ou tout au moins du τὴ siècle de notre ère, diffère de celle des âges antérieurs et de la faune actuelle. Dans la quantité considérable d'ossements d'animaux qu'ont fournis les cavernes du Djebel Taïa, aux environs de Constantine, M. Lartet ἃ reconnu ceux de trois espèces d'ours. Le témoignage de Solin, d'ailleurs, contredit celui de Pline *?.
L'ours existe encore au Maroc, pays beaucoup plus montagneux et beaucoup plus boisé que l'Algérie, et en Algérie même il ne paraît avoir disparu qu'à une date très récente. D'après les renseignements recueillis par M. le capitaine Sergent, l'ours était encore très commun au commencement de ce siècle dans le massif montagneux qui s'étend au nord d’Azeba, entre le Safsaf et l'Oued el-Kebir, I n'a disparu de cette région, alors inhabitée, que lorsqu'elle a été occupée par les Oulad Skikda et les
Ghadjeta. Plusieurs dictons populaires rappellent encore le:
souvenir de l'ours : «tre grossier comme un ours; — grogner
comme un ours; — vivre d'arbouses comme un ours.» Des
1 Hist. nat., VIII, ταν : « Annalibus nota- circo dedisse. Miror adjectum Numidicos tum est, M. Pisone, M. Messala coss. a. d. fuisse, quum in Africa ursum non gigni x1v kalendas octobr., Domitium Ahenobar- constet. » — ? Solinus, xxvr : « Numidici bum aedilem curulem ursos Numidicos ursi caeteris praestant rabie dumtaxat et
centum et totidem venatores Aethiopas in villis profundioribus. »
L'ours.
—+2( 382 ]..:--rivières, des rochers, des sources, ont conservé le nom de cet animal : Oued ed-Deb, (ruelaat ed-Deb, Belout ed-Debboub, Aïn ed-Debba.
Parmi les animaux sauvages qui peuplaient la Libye boisée et montagneuse au delà du Triton, Hérodote cite, d'après les récits des indigènes, des cynocéphales, des acéphales, des hommes et des femmes sauvages, et d’autres monstres qu'il qualifie de Θηρία καταψευσΊῆά ". Ce dernier mot de la phrase d'Hérodote nous dispense d'expliquer l'existence de ces acéphales qui avaient des yeux dans la poitrine. Quant aux hommes et aux femmes sauvages, l'antiquité elle-même y reconnaissait déjà des singes. Dans l'opinion du Carthaginois Proclès, cité par Pausanias à propos de la tête de Méduse ensevelie à Argos”, la Gorgone n'était qu'une guenon appartenant à l'une des grandes espèces d’anthropomorphes que nourrit l'Afrique centrale, et qui s'était égarée jusque sur les bords du lac Tritonide. Le D' Judas ἃ fait remarquer que le mot gorgone signifiait, dans le dialecte yolof, un «homme à queue»; le mot gorille désignerait, dans la même langue, un «homme sauvage », traduction exacte de l'expression employée par Hérodote : ἄγριοι ἄνδρες ὅ.
Ce n'est pas à cette grande espèce, du reste, qu'appartenatent les quadrumanes si nombreux dont se nourrissaient les Gyzantes d'Hérodote, et qui avaient donné leur nom aux Pwhécuses de Scylax et de Diodore. La seule variété de singe qui existe et
IV, exc : Καὶ γὰρ οἱ ὄφιες οἱ dmepus- γυναῖκες ἄγριαι, καὶ ἄλλα πλήθεϊ πολλὰ άθεες, καὶ οἱ λέοντες κατὰ τούτους εἰσὶ καὶ Θηρία καταψευσήά. θ᾽ οἱ ἐλέφαντές τε καὶ ἄρκτοι, καὶ ἀσπίδες τε 3 Pausanias, IT, xxx, 6. ρ »
καὶ ὄνοι οἱ τὰ κέρεα ἔχοντες, καὶ οἱ κυνοκέ- ὁ Windisch (Zeitschrift für vergleaich
ῥαλοι καὶ oi ἀκέφαλοι oi ἐν τοῖσι σήήθεσι Sprack forsch., XXXI, 395) rapproche le τοὺς ὀφθαλμοὺς ἔχοντες, ὡς δὴ Aéyovraf mot Gorgone du vieil irlandais σαν, «faγε ὑπὸ Λιβύων, καὶ οἱ ἄγριοι ἄνδρες καὶ rouche. »
ἘΠ ὰ 383 jes— qui ait jamais existé dans l'Afrique septentrionale est le magot, puthecus inuus, encore très commun dans le massif montagneux quis'étend du Chottel-Dierid à l'Atlantique.
En suivant l'ordre indiqué par la méthode naturelle, les quadrumanes nous conduisent aux bimanes, l'anthropomorphe à l’homme, et c'est ici que nous devrions, scientifiquement, aborder l'étude des races humaines qui ont successivement peuplé l'Afrique septentrionale. Cette étude, toutefois, ne se rattache guère à notre travail qu'au point de vue de l’histoire, et nous en ferons l'objet du premier chapitre de la seconde partie de ce livre, consacrée à la géographie historique de la province romaine d'Afrique.
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