__ POPULATIONS D'ORIGINE ÉTRANGÈRE
À côté des deux races brunes que nous considérons comme le fond de la race berbère, il existe, dans la plus grande partie de l'Afrique septentrionale, un élément blond dont l'importance n'a été reconnue qu'à une date très récente. On n'avait vu longtemps, dans les individus appartenant à ce type, que des descendants des Vandales, et cette conjecture inadmissible se reproduit encore périodiquement, avec la ténacité qui caractérise les erreurs. Des recherches plus complètes et des observations plus exactes ont démontré le caractère général des faits qu'on n'avait considérés jusqu'alors que comme une exception dans l'ethnographie africaine ”.
Le Maroc, dont les massifs montagneux sont si difficilement accessibles, peut être regardé comme un des centres où l'élément berbère s’est le mieux défendu contre les invasions et les croisements qui en sont la conséquence: c'est aussi la région de l'Afrique septentrionale où le type blond est le plus fréquent. On reste certainement au-dessous de la vérité en affirmant que ce type y forme le tiers de la population totale. Cette proportion doit être bien plus considérable si l'on tient compte de ce double fait, que les observations n’ont porté jusqu'ici que sur une population mélangée de sang arabe et de sang noir, et que la masse berbère pure du grand Atlas et du Rif n'a pas pu être étudiée sur place. Les deux tiers de la colonie rifaine établie à Tanger se composent d'individus appartenant aux types blond et châtain.
La population berbère arabisante de la province de Tanger,
* Voir Faidherbe, Bulletin de la Société ments mégalithiques et les populations blondes d'anthropologie, deuxième série, t. VIII, ἀμ Maroc (Revue d'anthropologie, n° 5. p. 118. — Tissot et Broca, Sur les monu- 1876).