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+ À Lo 60 mètres
MIRE TEE ES DENTER PS USMRIELENEICNE DEN FOR TIRICATIONS
—+2( 575 ).ε3-.--chef numide à venir le trouver’. Le χάραξ de Polybe est évidemment le προτείχισμα βραχύ d'Appien : l'entrevue se passe entre l’avant-mur et les hautes murailles.
Les dispositions intérieures des ὑψηλὰ τείχη, telles que les décrit Appien, ne soulèvent pas d’objections sérieuses. La restauration que Daux nous a donnée des remparts de Thapsus (planche V) nous explique très bien ce qu'étaient ceux de Carthage.
La muraille était exposée aux coups du bélier sur une hauteur de 6 mètres au-dessus du sol, et Philon recommandait que cette partie vulnérable eût une épaisseur de 5",50. En déduisant ces 5",50 de la profondeur totale des remparts de Carthage, 9 mètres, il ne resterait que 3°,50 pour la profondeur des stalles des éléphants, murs compris. Ce serait trop peu; mais il est probable que l'épaisseur indiquée par Appien est mesurée au sommet du rempart, et il est certain, en tous cas, que cette épaisseur s'augmentait, à la partie inférieure des forüfications, de celle des contreforts qui soutenaïent le terre-plein destiné à desservir le premier étage. C'est sous ce terre-plein que devaient être pratiquées les stalles des éléphants. Les deux étages supérieurs qu'on remarque dans les remparts de Thapsus étaient alors uniquement consacrés, dans les fortifications de Carthage, aux écuries et aux logements de la garnisen. En déduisant de la hauteur totale du mur les 6 mètres représentant la partie exposée aux coups du bélier, il restait, pour la partie supérieure, une hauteur de 8 mètres, qui pouvait fournir deux étages au moyen de ces planchers de séparation dont on a retrouvé les vestiges dans les remparts de Byrsa.
À chacun des due étages, des meurtrières étaient percées
* Polybe, xxxix, 1 : ἔπειτα προδὰς ἀπὸ τῶν δέκα οἷον εἴκοσι “πόδας ἀπέστη, καὶ " προξεδλημένος τάφρον καὶ χάρακα; κατένευς τῷ βασιλεῖ προϊέναι pds αὐτὸν.
obliquement dans l'épaisseur du mur et permettaient de défendre, à coups de traits et de flèches, la contrescarpe du fossé. Les courtines étaient couvertes d'un toit : Appien le dit formellement, et nous savons que ce toit existait dans les fortifications d'Athènes”. Philon prescrit d’ailleurs de couvrir les courtines. Des citernes, ainsi que nous l'avons dit, étaient ménagées dans le massif des fondations.
Le fossé des grands murs, comme celui de l'avant-mur et du vallum, aflectait la forme triangulaire. Philon recommande de les faire aussi profonds que possible et de leur donner une largeur minimum de 70 coudées (32 mètres).
Le τριπλοῦν τεῖχος s'étendait du lac de Tunis au golfe que représentent aujourd'hui les lagunes de Kamart et de Soukara. Le témoignage de Strabon s'ajoute, à cet égard, à celui d'Appien : «Carthage est située dans une sorte de presqu'île circulaire de 360 stades de circonférence, qu'entoure une muraille dont la partie qui regarde le continent s'étend, sur une longueur de 60 stades, d'une mer à l'autre. C'est là que se trouvaient installées, dans de grandioses constructions, les écuries des éléphants de Carthage”.» Des traces des grands murs existent encore sur le terrain, et c'est en nous guidant sur ces vestiges, incomplètement indiqués par Falbe, mais soigneusement relevés sur la carte inédite de Daux, que nous allons essayer de décrire l'enceinte de Carthage”.
! Ottfried Müller, De munimentis Athenarum, Gôttingen, 1836.
δονίοις ἦσαν ai τῶν ἐλεφάντων oTaceis (nai) TÔTOS εὐρυχωρής.
* Strabon, XVII, 111, 14 : Καὶ Καρχηδὼν δὲ ἐπὶ χερρονήσου τινὸς ἵδρυται, meprypaφούσης κύκλον τριακοσίων ἑξήκοντα oaδίων ἔχοντα τεῖχος, οὗ τὸ ἑξηκοντασΊάδιον μῆκος αὐτὸς ὁ αὐχὴν ἐπέχει, καθῆκον ἀπὸ Θαλάττης ἐπὶ ϑάλατταν, ὅπου rois Kapyn-
* Falbe expose lui-même toutes les difficultés qu'il a rencontrées dans le lever de son plan, où il n'a pu représenter que la superficie du sol de Carthage. Le fanatisme et la défiance des Musulmans ne permettaient pas alors la moindre fouille. C'est en
La triple défense commençait, du côté du sud, au point où la langue de terre qui sépare le lac de Tunis de la mer se rattache à la presqu'ile. Une tour de grandes dimensions, À, formait le point de départ commun des hautes murailles, de la muraille extérieure et du vallum. Les hautes murailles, se dirigeant du sud-sud-est au nord-nord-ouest, présentent un premicr front, AB, de 1,033 mètres d’étendue, jusqu'au point désigné sur la carte de Falbe sous le n° 102. Outre les deux bastions des extrémités, Daux a relevé, sur ce front, les vestiges de douze tours. Déduction faite des 33 mètres (25+ 8) qui représentent la demi-largeur des deux tours des extrémités, ce premier front offre donc un développement de 1,000 mètres, qui nous permet
tenant compte de ces circonstances que l'on apprécie tout le mérite du travail de Falbe, modèle de soin et d’exactitude dont les lacunes ne sont pas imputables à son auteur.
Daux n'a pas eu à lutter contre [65 mêmes obstacles, bien que son œuvre d'explorateur ait été encore sérieusement entravée. Ingénieur au service de la Régence, puis chargé par l'empereur Napoléon ΠΠ de recueillir des matériaux topsgraphiques pour la Vie de César, Daux ἃ pratiqué à deux reprises des fouilles à Carthage, dans le dessein d'éclaircir surtout la question des différentes enceintes. I m'a dit plusieurs fois, et ses affirmations ont été confirmées par d’autres témoignages, qu'il avait pu étudier les diverses enceintes assise par assise, déchaussant les murs jusqu'aux fondations, mais obligé, aux termes du permis qu'il avait obtenu, de remettre les lieux en état au fur et à mesure de ses travaux. En outre, les murs déchaussés par lui servirent bientôt après de carrières, et il eut le chagrin, peu de
temps après, de voir se dessiner en creux les lignes dont 1] avait dégagé le relief.
Daux est mort en 1881. Une grande partie de ses papiers ont disparu, notamment ceux qui donnaient le détail des recherches dont nous venons de parler ; mais j'ai eu communication de la carte qui les résume et dont ils devaient former le commentaire. Le reste des papiers de Daux relatifs aux fouilles d'Utique , d'Hadrumète et de Thapsus, ont été acquis par M. le comte d'Hérisson, qui a bien voulu les mettre à ma disposition avec une libéralité et une courtoisie dont je ne saurais trop le remercier,
Je dois ajouter que, pour toutes les questions techniques, on peut accorder une confiance entière aux observations de Daux.
La carte où 1 les a coordonnées et mises en œuvre ἃ pour nous la valeur d’un document original de premier ordre, document d'autant plus précieux que l'industrie des chercheurs de pierres a fait disparaître en grande partie, depuis vingtans, les vestiges dont il conserve le souvenir.
IMPRIMERIS NATIONALE,
La triple défense.
Saillant de Douar ech-Chatt.
de déterminer exactement la largeur de chacune des tours intermédiaires. En retranchant, en effet, de ces 1,000 mètres les 801,58 qui représentent les treize intervalles de deux plèthres (61,66) séparant les douze tours et les deux bastions, le chilfre restant, 198",42, divisé par 12, nombre des tours intermédiaires, donne pour le front de chacune de ces tours 16,53, soit environ 36 coudées {16",50). Les tours ne sont séparées, du reste, par l'intervalle régulier de deux plèthres dont parle Appien, que dans la partie de la triple enceinte qui traverse la plaine. Partout ailleurs elles sont plus ou moins espacées, suivant les accidents du terrain et les nécessités de la défense.
À la hauteur du n° 102 de la carte de Falbe, les hautes murailles dessinent un angle rentrant légèrement obtus, BC. Sur une étendue de 135 mètres, la courtine court du sud-ouest au nord-est (Nord 40° o7 Est), puis elle reprend la direction du sud-est au nord-ouest et forme un second front, ἃ D, de θοῦ mètres, flanqué de sept tours intermédiaires. L'enceinte dessine ensuite un angle droit, CDE, dont le second côté, DE, formant la ligne de décombres que les indigènes appellent Koudiat el-Kerma, n'a pas moins de 400 mètres de développement. Nous donnerons à cet angle le nom de saillant de Douar ech-Chatt.
L'extrémité orientale de l'angle que nous venons d'indiquer se trouve sous le parallèle de l'extrémité sud-est du cirque romain. À partir de ce point, l'enceinte présente un tracé moins régulier : elle suit les accidents du terrain, et décrit d'abord une ligne légèrement courbe, EF, jusqu'à la hauteur de l'extrémité septentrionale du cirque, puis un saillant polygonal, FG, qu'une courtine de 150 mètres, GH, rattache à un quatrième
saillant, HIJKLMN OP, présentant trois parties bien dis-
——#3( 579 ).:--tinctes : un angle obtus, un bastion à quatre côtés inégaux et un second angle obtus. Nous donnerons à cet ensemble le nom de saillant de l'Amphithéâtre, les ruines de cet édifice se trouvant à la hauteur du dernier angle.
Une courtine de près de 300 mètres, PQ, courant du sudsud-ouest au nord-nord-est, relie le saillant de l'Amphithéâtre à un cinquième saillant polygonal, QRS, que nous appellerons le saïllant de Maälka, du nom du douar voisin. Ce cinquième saillant protégeait l'angle nord-ouest de la ville proprement dite et était, comme nous le verrons, le point d'attache du mur intérieur qui la séparait du faubourg de Megara.
Au delà du saillant de Maäâlka, les grands murs qui ne défendaient que Megara reprenaient leur direction générale sudsud-est-nord-nord-ouest et aboutissaient, par une série de fronts rectilignes et d’angles saillants ou rentrants, ST, TU V, VX,YZ, ZAB'C, CD'E", Ε΄ Ε΄ α΄, G'H', à l'anse abritée que formait le littoral à l'ouest des hauteurs de Kamart. Là finissait la triple défense.
Le développement total des hautes murailles entre la Taenia et la mer peut être évalué à 9,395 mètres. Sur ce chiffre, 4,678 mètres représentent la partie de l'enceinte qui défendait la ville proprement dite.
Le προτείχισμα et le vallum n'ont pas laissé de traces apparentes. Il semble cependant que Daux en ait retrouvé, à travers les terres labourées et les plantations d'oliviers de la presqu'île de Carthage, des vestiges assez nombreux pour qu'il ait pu en restituer le tracé. D'après son plan, la distance qui les séparait aurait été de 125 mêtres entre les grands murs et la seconde enceinte, de 200 mètres entre celle-ci et le vallum. J'avoue que je conserve quelques doutes sur l'exactitude de ces mesures. Un intervalle aussi considérable entre les trois lignes serait une
Sailant de lAmphitheâtre.
Saïllant de Maäâlka.
exception aux règles de la fortification antique. La défense du vallum n'aurait pas été assurée, et la seconde ligne n'aurait été qu'imparfaitement protégée par les hautes murailles. Le passage de Polybe relatif à l’entrevue d'Asdrubal et de Gulussa semble d'ailleurs indiquer que cette seconde ligne était assez rapprochée de l'enceinte intérieure. II y a là tout au moins un point à éclaircir par de nouvelles recherches.
Le προτείχισμα, flanqué de tours semi-circulaires, aurait suivi exactement, d'après Daux, la ligne des hautes murailles, sauf dans la partie comprise entre le saillant de Koudiat el- Kerma et celui de Maälka, où le terrain ne permettait pas de ἡ reproduire, dans la seconde ligne, le tracé très compliqué des défenses intérieures. Aussi le développement total de la seconde ligne n'aurait été que de 8,500 mètres. Pour les mêmes raisons, le tracé du vallum, plus simple encore, n'aurait présenté qu'une étendue de 7,900 mètres. Les lignes enveloppantes étaient donc sensiblement plus courtes que les lignes enveloppées.
Daux a reconnu, sur le front de la triple enceinte, les traces de sept portes, indiquées par les doubles tours qui les défendaient. La première, qui est la plus méridionale, s ouvrait à l'extrémité sud des hautes murailles et donnait passage à la route qui conduisait à Tunis par le bord du lac. La seconde était située un peu au sud du second angle de la fortification que nous avons appelée le saillant de Douar ech-Chatt : c'est par cette porte que passait la route directe de Carthage à Tunis et à Sicca. La troisième s’ouvrait sous le rectangle du saillant de l'Amphithéâtre. Les quatre autres portes appartenaient à la partie de la triple enceinte qui défendait Megara. La première était située à 145 mètres du saillant de Maâlka; la seconde à 700 mètres plus au nord; la troisième à la même distance; la
—#3( 581 )..1--quatrième enfin traversait le dernier saillant de la triple défense à 900 mètres de la lagune.
Au point où se terminaient les triples défenses commençait la mur de mer, ᾿ἁπλοῦν τεῖχος d'Appien. Les traces en sont encore parfaitement reconnaissables. La route qui conduit de Soukara à Kamart court parallèlement à cette muraille sur une étendue de plus d'un kilomètre, etla franchit à la hauteur de la villa Ben-Ayad et à 900 mètres à l'ouest-sud-ouest, entre deux tours fort rapprochées, l', qui défendaient une porte antique. Au delà de cette porte, la muraille prenait la direction de l’ouestnord-ouest sur une étendue de 200 mètres, décrivait un angle
droit, J’,et courait du sud au nord jusqu'aux collines du littoral.
Elle longeait ensuite ces mêmes collines, d'abord de l'ouest à l'est, puis du nord au sud jusqu'au point où commence la ligne des quais intérieurs de Carthage, en enfermant ainsi dans l'enceinte de la ville punique le massif du Djebel Khaoui et celui de Sidi-bou-Saïd. Le tracé hypothétique de Falbe et de Dureau de la Malle, qui laisse en dehors de l'enceinte le Djebel Khaoui, est donc tout à fait inexact. Le mur de mer, comme l'affirme Strabon, entourait toutc la péninsule de Carthage.
Toute cette partie du mur de mer enveloppait l'immense faubourg de Megara et présentait un développement de près de quatorze kilomètres. Les tours, de forme carrée, étaient fort irrégulièrement espacées, et souvent à de très grandes distances, dans-la partie qui s'étend de la lagune de Soukara à la pointe du Djebel Kamart. De ce point à Sidi-bou-Saïd, les défenses étaient plus régulières : l'intervalle qui sépare les tours est de 75 à 80 mètres. Au sud-ouest de Sidi-bou-Saïd et au bas d'un double ravin qui aboutit au littoral, on remarque les ruines importantes d’une porte, P', que Dureau de la Malle
Le mur de mer.
--τ-εο( 582 ).:--a prise pour un arc de triomphe de l'époque romaine et qui appartient certainement à l'enceinte punique. Elle s'ouvre entre deux énormes masses de blocage dont le front ne mesure pas moins de trois cents pieds.
Le mur de Megara finit, ainsi que nous l'avons dit, au point Β΄, où commencent les grands quais de la ville punique, et qui porte le n° 90 sur le plan de Falbe. Mais le tracé de ᾿ἁπλοῦν τεῖχος est encore reconnaissable à 5o ou 60 mètres en arrière de ces quais. On en retrouve des vestiges, de distance en distance, jusqu'au môle, X’, qui protégeait, du côté de l'est, l'entrée du port marchand. Quoi qu'en ait dit Beulé, ces débris n'appartiennent nullement à l'enceinte de Théodose. Formés d'un blocage d'une solidité exceptionnelle, ils sont incontestablement d'origine punique.
À l'ouest de l'entrée du port, le mur de mer suivait exactement le littoral; on en a retrouvé des vestiges sous les sables, à la hauteur d'El-Kram. Formée de puissantes assises, la muraille décrivait une courbe concave, Y’Z', composée d'une série de lignes brisées. À la hauteur de Dar el-Agha, elle présentait au contraire sur toute l'étendue de la Taenia une ligne convexe, Z'A, qui aboutissait à la tour méridionale de la triple enceinte. Là étaient l'angle faible dont parle Appien et cette immense place vide, en dedans des murailles, qui joua un 51 grand rôle dans l'épisode de l'attaque de Censorinus.
Mesurée sur la carte inédite de Daux, la longueur du mur de mer, entre Megara et la triple défense, est de 3,867 mètres. Eu y ajoutant les 9,395 mêtres qui représentent le tracé de la triple défense et les 13,643 mètres de la partie du mur de mer qui défendait Megara, on obtient, pour le développement total de l'enceinte de Carthage, le chiffre de 26,905 mètres”. Ceux
! Ce chiffre ainsi que les chiffres partiels qui précèdent résultent des indications
que donnent les textes antiques sont plus forts. Orose attribue à l'enceinte de la ville punique une étendue de vingt milles (29,580 mètres). Servius l'évalue à vingt-deux milles, Tite- Live, à vingt-trois. Nous ne parlons que pour mémoire du chiffre donné par Strabon (360 stades ou 66,600 mètres) : ce chiffre ne s'applique pas à l'enceinte même de Carthage, mais au périmètre de la péninsule. C'est une indication géographique et non pas topographique. Quant aux trois autres chiffres, qui ne sont que des évaluations approximatives, celui d'Orose, qui avait longtemps habité Carthage, nous paraît le plus digne de foi, et c'est celui qu'on obtient, à deux cents mètres près, lorsqu'aux 26,905 mètres donnés par les indications du terrain on ajoute les 2,340 mètres représentant les faces latérales des 117 tours de la triple défense, et qui doivent entrer en ligne de compte si l'on suppose que le chiffre d'Orose est celui que donne le développement du chemin de ronde extérieur.
Outre l'enceinte que nous venons de décrire, il existait deux lignes de défenses intérieures dont les traces sont encore très reconnaissables sur certains points.
L'une de ces lignes séparait la ville proprement dite du faubourg de Megara. Construite en grands blocs, flanquée de tours carrées à intervalles réguliers, elle se détachait des hautes murailles à l'angle nord du saillant de Maâlka, suivait la crête septentrionale des collines qui séparaient la ville punique du faubourg, et aboutissait à la mer au point Β΄, que nous avons désigné comme l'extrémité septentrionale des quais extérieurs. Le tracé de cette muraille est assez irrégulier. Elle forme tout d'abord un vaste saillant, a bc, dessinant un angle très obtus,
de la carte inédite de Daux; bien qu'il soit breuses incertitudes du tracé, nous penimpossible de les considérer comme ma- sons cependant qu'ils ne s'écartent pas thématiquement exacts, à cause des nom- beaucoup de la vérité.
Défenses
intérieures.
dont les deux côtés mesurent, l'un 515 mètres, l’autre 475; elle décrit ensuite une face, cd, parallèle à la face nord-est des grandes citernes, puis un saïllant polygonal, def q, qu'une courüne de 295 mètres, 4h, rattache à un rectangle fermé, hïk}, allongé du nord-ouest au sud-est, qui paraît avoir formé réduit : il ne s'ouvre que sur l'intérieur de la ville, par une porte pratiquée dans la face sud-est, 1 k. Le mur dessine ensuite un angle saillant irrégulier, k [mno, puis un vaste bastion demi-circulaire, op, et enfin une courbe allongée, p q r, qui se termine au littoral en se reliant au point Β΄. Cinq portes faisaient commu niquer la ville proprement dite avec Megara. La plus occidentale s'ouvrait à 72 mètres environ du point où l'enceinte séparant la ville du faubourg se détachait de la triple défense. La seconde a laissé quelques vestiges à l'ouest des grandes citernes. La troisième se retrouve au sommet de l'angle def; la quatrième, au point o; la dernière, sur la courbe pq.
Le développement de cette muraille est de 3,360 mètres, ce qui donne pour l'enceinte de la ville proprement dite le chiffre total de 11,905 mètres, et de 21,720 mètres pour celle de Megara |.
La seconde ligne de défense partageait la ville proprement dite en deux zones. Elle se composait de deux segments ayant
* Enceinte de la ville proprement dite :
Triple défense PÉTER TONER RE M ne PM 0 = 4,678 mètres. Longueur du muridesmer------."""" "°C. 3,867 Mur séparant la ville de Megara. . .. Re 3,360
ÆOTADe cet rer 11,905
Enceinte de Megara :
lripledefense tement enter MCE EE EL EEE 4,717 Mur idesmer 4 ins en A ER RTS ER RER EE 13,643 Mur séparant Megara de la ville proprement dite................ 3,360
—#2( 585 ).:3--pour point d'attache commun le quadrilatère de Byrsa et aboutissant, l'un à l'extrémité septentrionale des grands quais, l'autre à la partie du mur de mer comprise entre l'entrée des ports et l'angle faible.
Le premier segment, rstuvæyza'b'cd'e ffq h, suivait la crête méridionale du plateau dont le mur séparant la ville proprement dite de Megara longeait l'autre crête, et, prenant ensuite la direction du sud-sud-ouest, se reliait à l'angle nordest des fortifications de Byrsa.
Le second segment, j kl'mno'pqr, se détachait de l'angle sud-est de ces mêmes fortifications et, courant d'abord du nord-nord-est au sud-sud-ouest, puis du nord au sud, aboutissait à l'angle nord d'un rectangle fortifié, n'o’p'q', qui couronnait la colline isolée indiquée sous le n° 74 par le plan de Falbe. Haute de 17 mètres environ, cette colline n'est nullement composée, comme l'affirme Beulé, de terres rapportées et provenant du creusement des ports. Formée d’un noyau de grès argileux, comme la colline de Byrsa, elle constitue un accident d'autant plus remarquable que tout le terrain avoisinant est absolument plat, et nous serions bien tenté de voir dans cette hauteur isolée, si voisine des ports et du lac de Tunis, l'acropole de la première Carthage.
Les deux petites faces, π' οἱ, pq", du rectangle dont nous venons de parler mesurent chacune 112 mètres d'étendue; les deux grandes, π' ρ΄, 0'q', 263 mètres, ce qui donne 750 mètres pour le développement total de l'enceinte.
Le mur intérieur se détachait de l'angle sud du rectangle en formant d'abord le prolongement de la face sud-ouest, og, puis inclinait au sud et gagnait directement une grosse tour carrée, Ÿ’, située sur le littoral, à 105 mètres à l'ouest de l'entrée du port marchand.
BMPRIMERIE NATIONALE,
L'enceinte que nous venons de décrire était flanquée de tours carrées et construite en grands blocs réguliers de 1,50 de longueur. Son développement total est de 4,690 mètres.
La ville proprement dite se trouvait donc, ainsi que nous l'avons dit, partagée en deux zones, dont l'une, que nous appellerons la zone extérieure, était protégée par la triple défense, le mur de Megara et la partie du mur de mer qui faisait face à la Taenia, tandis que l’autre était défendue par Byrsa et les deux remparts intérieurs qui aboutissaient, le premier à l'extrémité nord des grands quais, le second à l'entrée du port marchand. Cette zone intérieure comprenait dans son enceinte l'acropole, les ports et les quais extérieurs.
Nous n'hésitons pas à voir dans ces deux parties de Carthage la ville intérieure et la ville extérieure dont parle Servius : «Carthago antea speciem habuit duplicis oppidi, quasi aliud alterum complecteretur, cujus interior pars Byrsa dicebatur, exterior Magalia. » La zone extérieure constituait d'abord une sorte de faubourg et avait reçu le nom de Magalia. Un fragment de Salluste conservé par Servius (in Aeneid., 1, 421) donne précisément au mot Magala le sens de « faubourg » : Quae Magala sunt cireumecta cwitati suburbana aedificia. Plus tard, lorsque la ville proprement dite, se développant avec le temps, envahit les terrains vagues uniquement occupés d'abord par les magala, les faubourgs, se reportant au nord, reçurent le nom de Megara ou de «nouvelle ville ».
Quant au passage d'Orose θὰ il est dit que «du côté du lac Byrsa ct la ville n'avaient qu'une seule et même enceinte” »,
! In Aeneid., I, v. 368. δ Orose, IV, xxx : « Ex una parte murus
* D'après Isidore de Séville (Origin, communis erat urbis et Byrsae imminens XV, xu), le mot punique Magar signifiait mari, quo mare stagnum vocabant, quonova villa. Diodore (XXII, νι) donne à niam objectu protentae linguae tranquil- Megara le nom de Νεάπολις. latur, »
nous n'en voyons qu'une explication possible. Le mur qui bordait le lac, en effet, appartenant à la zone extérieure, ou Magalia, Orose a dû comprendre, sous le nom de Byrsa, les deux zones de la ville proprement dite, par opposition à l'Urbs, qui est la ville tout entière, y compris Megara. On chercherait vainement, croyons-nous, unc autre interprétation, et Ch. Graux, qui a abordé ce problème, a dû recourir, pour en donner une apparence de solution, à des conjectures que dément absolument la configuration du terrain.
Byrsa formait le nœud de la ligne des défenses intérieures. C’est bien la colline que Strabon décrit en deux mots : Κατὰ μέσην δὲ τὴν πόλιν ἡ ἀκρόπολις, ἣν ἐκάλουν Βύρσαν, ὀφρὺς ἱκανῶς ὀρθία, κύκλῳ περιοικουμένη. Haute de 63 mètres, isolée de toutes parts, elle affecte la forme d'une pyramide tronquée dont la main de l'homme a sans doute aplani le sommet. Barth a supposé qu'elle devait en partie sa forme régulière aux terres qu'on y aurait apportées pour en compléter les contours. Le contraire paraît plus vrai : on a plutôt retranché qu'ajouté à sa masse primitive, diminuée d'ailleurs, depuis l'époque punique, par de nombreux éboulements. Le plateau qui la termine forme un rectangle un peu allongé, limité par des pentes assez rapides immédiatement au-dessous des crêtes, surtout du côté du nord, plus douces à mesure qu'elles s'en éloignent.
Les quatre faces de la pyramide regardent exactement le sud-est, le sud-ouest, le nord-ouest et le nord-est.
La plate-forme de Byrsa, sur laquelle ἃ été bâtie en 1840 la chapelle Saint-Louis, n'offre plus aucun vestige apparent de monuments antiques. Mais les fouilles exécutées en 1859 ont fait découvrir, sur le flanc sud-ouest, une partie des remparts puniques.
Bye.
«Qu'on se figure, dit Beulé, un mur épais de 10",10, entièrement construit en grosses pierres de tuf. Cette épaisseur nest point massive : elle contient des parties pleines et des parties vides qui se succèdent ainsi qu'il suit: si l'on se place en dehors de Byrsa, on a d'abord devant soi le mur qui faisait face à l'ennemi; il ἃ 2 mètres d'épaisseur. Derrière règne un corridor large de 1",90, qui passe devant une série de chambres demi-circulaires séparées du corridor par un mur épais de 1 mètre. De sorte qu'à proprement
Fig. 07.
parler, le rempart qui s’offrait aux coups de l'ennemi était un massifde 4,90, dans lequel on avait évidé, à des hauteurs réglées, un passage couvert qui servait aux communications. Il restait donc une profondeur de 6”,20 pour les salles en forme de fer à cheval (fig. 57). Elles étaient adossées à la colline de
Byrsa, et leur cintre, appuyé et déguisé par un mur droit, épais de 1 mètre, regardait l'intérieur de la citadelle. Ce mètre déduit, les salles avaient 4",20 de profondeur, parce qu'il faut encore compter 1 mêtre pour le mur du fond. Leur largeur était de 35,30. Séparées les unes des autres par des murs transversaux de 1,10, elles formaient une série continue, et leurs petites dimensions laissaient à la muraille gigantesque dans laquelle elles avaient été évidées toute sa massive puissance. «...L'appareil des murs est colossal; parmi les blocs qui le composent, il en est qui mesurent 1,50 de large, 1,29 de hauteur, 1 mètre de profondeur. Les murs transversaux qui séparent les salles demi-circulaires les unes des autres sont les mieux conservés : ils ont encore 4 mètres, jusqu à 5 mètres de hauteur. C’étaient de véritables contreforts, propres à résister aussi bien à la poussée intérieure des terres qu'aux machines
des assiégeants qui battaient les fortifications par le dehors. Peut-être le curieux principe qui a présidé à la construction de ces murs avait-il pour but d'ajouter à leur solidité. Quoique les assises paraissent, au premier aspect, réglées, elles ont cependant des saillies et des retraites, des tenons et des mortaises, qu'on dirait empruntés à l'agencement des charpentes. Un certain nombre s'engagent les unes dans les autres comme par des dents d'engrenage...
«.....Les citernes de Carthage, ajoute plus loin Beulé, sont une série de bassins égaux, parallèles, ouvrant sur un corridor commun. N’est-il pas singulier que la même définition se puisse appliquer aux constructions de Byrsa: Une série de salles égales, parallèles, ouvrant sur un corridor commun?»
Beulé s'est mépris sur la véritable destination de ces constructions qu'il ἃ si minutieusement décrites, lorsqu'il ἃ voulu y reconnaître «les murs creux et couverts» dont parle Appien et les magasins qui en occupaient le rez-de-chaussée. Ces salles égales, parallèles, s'ouvrant sur un corridor commun, ne sont pas autre chose que les citernes ménagées sous les remparts dans toutes les constructions militaires d'origine punique. Daux a fait observer avec raison qu'un mur de 2 mètres d'épaisseur eût opposé une bien faible résistance aux coups du bélier : le résultat des efforts d'un homme tirant horizontalement est considéré, en mécanique, comme équivalant en moyenne à 12 kilogrammes; chaque coup de l'un des béliers de Censorinus, mis en mouvement par six mille paires de bras, équivalait donc à une force de choc de 72,000 kilogrammes, ou, déduction faite du frottement des rouleaux, à 70,360 kilogrammes : soit une force double pour chaque coup simultané
* Fouilles à Carthage, p. 59-61.
—#>( 590 )...--des deux béliers. Il fallait donc une résistance bien autrement puissante que celle d’un mur de 2 mètres d'épaisseur pour que les défenses d'une place pussent défier pendant quelque temps l'effort des machines de l’assiégeant.
Quant à l'existence de citernes sous les remparts des villes africaines, elle s'explique d'elle-même : «On utilisait ainsi, en prévoyance du besoin d'eau potable, le cube énorme des fondements de la place. Cette prévoyance était poussée si loin que, non seulement les murailles principales, mais les secondes lignes mêmes de défense, tracées à 30 ou 4o mètres en avant de la place, étaient construites sur de pareilles séries de réservoirs !. » |
Des fouilles exécutées par le P. Delattre en 1879 ont fait découvrir, également sur la face sud-ouest, d’autres vestiges de ces fortifications. On a trouvé en outre, dans ces mêmes fouilles, à l'angle occidental du plateau, et à plus de 7 mètres au-dessous du sol actuel, un caveau funéraire qui paraît appartenir, par sa construction, à la plus ancienne période de l'existence de Carthage.
Le caveau se compose de deux étages de tombes, construits en blocs énormes, et surmontés d’une niche triangulaire. Cette niche était formée de dalles de 15,43 de longueur sur 0,35 d'épaisseur, appuyées diagonalement l'une sur l'autre et reposant sur la pierre colossale, longue de 3",20, qui fermait la tombe supérieure. Celle-ci, dont les parois verticales étaient en partie formées de blocs de 0",94 de hauteur, contenait deux squelettes et une quarantaine de vases de formes et ‘de dimensions très variées. D'autres vases reposaient dans deux petites niches carréés ménagées dans l'épaisseur du mur. Cette
᾿ Daux, Recherches sur l'origine et l'emplacement des Emporia phéniciens, p. 190 et suiv.
première chambre sépulcrale recouvrait elle-même deux sarcophages juxtaposés, mesurant, à l'intérieur, 2 mètres de long sur 0",47 et 0",48. Chacune de ces auges, recouverte par deux dalles, renfermait un squelette; le premier de ces squelettes, bien conservé au moment de l'ouverture de la tombe, ne tarda pas à se réduire en poussière. La tête et la plus grande partie des ossements du second étaient à l'état de poussière grise, semblable à du papier calciné. À la hauteur du bassin reposaient deux objets en fer, dont l'un, une épée, était encore recouvert du bois pourri de son fourreau. L'autre, ayant la forme d'une verge terminée par un double crochet arrondi, peut avoir été un bâton de commandement. L'auge contenait en outre plusieurs fibules de cuivre, un plat brisé et une lampe plate.
Le P. Delattre a trouvé sur la colline qui fait face à celle de Saint-Louis, du côté du nord, et que l'on peut considérer comme la région du temple de Caelestis, des tombes semblables à celles qui ont été découvertes sur le plateau de Byrsa. L'une de ces tombes renfermait une bague en plomb avec chaton d'or, sur lequel on distingue l'image d'une figure humaine et, de part et d'autre, le disque surmonté du croissant. Un troisième groupe de tombeaux paraissant dater de la même époque a été également trouvé sur les hauteurs qui s'étendent entre la colline de Caelestis et le bord de la mer. On avait déjà découvert en 1862, en creusant de profondes tranchées près des citernes de Bordj Djedid, au-dessous du sol de la Carthage punique, une série de tombes construites en grès bigarré; les dalles plates qui les fermaient étaient bien lissées et profilées de moulures demi-rondes, à formes molles et indécises, semblables à celles qu'on rencontre dans les constructions puniques les plus anciennes. Orientées du nord-
—#2( 592 }.ε.--ouest au sud-est toutes ces tombes étaient vides. Plus bas encore, dans le terrain vierge, c'est-à-dire dans le grès argileux qui forme le noyau de Byrsa et le bassin des ports, on a trouvé d'autres tombes, renfermant encore des ossements, des vases en terre cuite et des jarres munies d'un couvercle.
Chacune de ces tombes est creusée dans la roche même : la cavité, plus au moins régulière, est recouverte d’une dalle sans forme arrêtée, équarrie par éclats et de même nature que la roche !.
La découverte de ces sépultures puniques sur la colline de Byrsa ainsi que sur les hauteurs qui la prolongent est-elle de nature à modifier les idées qui ont prévalu jusqu'ici quant à l'étendue primitive de Carthage? N'est-il pas difficile désormais d'affirmer que Byrsa a été le berceau de la colonie phénicienne, etnest-on pas conduit à penser que le premier établissement des Tyriens, fondé sur le rivage même, n’atteignait pas les collines qui dominent le port? Ces hauteurs ne formaientelles pas, selon toute apparence, la limite de lemporium phénicien et des terres libyennes ?
Ces vues ont été exposées par ME Lavigerie, archevêque d'Alger, dans une note” dont nous reproduisons les conclu- SIOns :
«Le doute n'est donc pas possible. Les tombeaux trouvés sur le double plateau de Byrsa sont des tombeaux de chefs ou de guerriers puniques, et nullement des tombeaux numides. Ils sont antérieurs aux plus anciennes constructions carthaginoises qui aient couvert cette colline, puisqu'ils sont à plusieurs mètres au-dessous de ces constructions, dans le sol primitif, et d'un appareil si différent. Lors même donc que la coutume
! Daux, p. 55-56. — * Lettre au secrétaire perpétuel de l'Académie des inscriptions et belles-lettres sur l'utilité d'une mission archéologique permanente ἃ Carthage, 1881, p. 22-29.
de presque tous les anciens peuples, particulièrement des peuples de la Syrie et de la Phénicie, d'où les Carthaginoïis tiraient leur origine, n'aurait pas empêché d'ensevelir les morts sur la colline qui dominait Carthage, si cette colline avait déjà fait partie de la cité, à plus forte raison si, comme on le dit, elle en avait été le centre, 1] est impossible de nier que les constructions de la citadelle punique de Byrsa ne soient postérieures à ces sépultures. La conclusion est donc indiquée. Il semble que nous devions réformer nos idées sur la topographie primitive de Carthage. Byrsa n'en aurait pas été le berceau. »
Nous serons moins affirmatif. Nous admettons volontiers que le premier établissement phénicien n’a pas eu Byrsa pour centre. Nous pensons même que, groupée autour des ports, la colonie tyrienne a eu pour acropole primitive la colline qui les domine immédiatement. Mais nous ne croyons pas que les sépultures puniques découvertes à Byrsa et sur les collines voisines aient nécessairement été situées en dehors de l'enceinte de la seconde Carthage. Ces sépultures se retrouvent à une certaine profondeur dans toute l'étendue de la Carthage punique, notamment près des citernes de Bordj Djedid ainsi qu'entre Byrsa et la mer, c’est-à-dire dans le quartier qu'on peut considérer comme le cœur même de la ville phénicienne”.
Le temple d'Eschmoun, la divinité protectrice de Carthage, assimilée à Esculape par les Grecs et les Romains, occupait la partie la plus élevée de Byrsa”?. On croit que la chapelle Saint-Louis a été bâtie sur ses fondations. L'architecte qui
? Au cours des fouilles qu'ils ont exé- en pierres énormes, analogue à celui qui cutées au mois de mars 1884, entre Saint- a été signalé sur Byrsa. De nombreux ex- Louis etle palais de Mustapha, MM. Reinach voto à Tanit ont été trouvés tout auprès, et Babelon ont découvert, à dix mètres de mais à une moindre profondeur. profondeur, un tombeau punique construit ? Strabon, XVII, ur, 706 : Κατὰ μέσην
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