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L’ATLANTIDE

Plusieurs textes antiques, reproduisant des traditions de provenance différente, ont conservé le souvenir de relations qui auraient existé, à une époque fort reculée, entre notre continent et une autre contrée, située à l'occident de l'Europe, qu'une catastrophe géologique aurait fait disparaître depuis. Deux de ces textes désignent cette contrée sous le nom d’Atlantide, et ses habitants sous celui d’Atlantes.

Le plus ancien de ces récits, recueilli par Solon au vr siècle avant notre ère et reproduit par Platon !, est d'origine égyptienne. D’après une légende conservée par les prêtres de Memphis, il aurait existé autrefois, au delà du détroit des Colonnes d'Hercule, une île plus grande que la Libye et l'Asie réunies. De cette île, appelée Atlantide, serait partie, quatre-vingt-huit siècles avant l'époque de Solon, une armée qui aurait conquis l’Europe occidentale jusqu’à la Tyrrhénie inclusivement, et le nord de la Libye jusqu'aux confins de l'Égypte®.

La marche victorieuse des Atlantes aurait été arrêtée en Europe par la résistance des Pélasges, en Afrique par l'obstacle que leur opposait la civilisation supérieure des peuples de la vallée du Nil. Les Athéniens s'étaient mis à la tête des nations unies pour leur résister, et, après une lutte aussi longue que sanglante, 115 vainquirent la puissante armée qui avait prétendu asservir l'Europe et l'Asie. Les crimes des Atlantes provoquèrent la colère des dieux : l'éruption soudaine d'un volcan et un tremblement de terre

! Voirle Timée et le Critias, t. IL de l'édition de Didot, p. 202 et 251. — ? Λιδύης μὲν ἦρχον μέχρι πρὸς Alyvrlov, τῆς δὲ Εὐρώπης μέχρι Τυρρηνίας.

IMPRIMERIE NATIONALE

détruisirent leurs demeures, puis un déluge tel que les hommes n’en virent jamais fit disparaître l’Atlantide en une nuit. Une tradition constante avait d'ailleurs perpétué a Athènes le souvenir de ces faits : on portait aux petites Panathénées un peplum qui rappelait la protection que Minerve avait accordée aux Athéniens dans leur lutte contre les Atlantes!.

Un écrivain grec postérieur de quelques années à Platon, Théopompe, donne de cette même tradition une variante qui semble empruntée aux légendes de l'Asie Mineure. D'après les récits faits par Silène au roi Midas, les habitants d'un immense continent situé au delà de l'Océan auraient passé en Europe au nombre de dix miilions d'hommes, mais ne se seraient avancés que jusque dans le pays des Hyperboréens, c'est-à-dire dans les contrées habitées par la race celtique?. La différence entre les deux versions est assez marquée pour qu'on puisse, ainsi que l'a fait remarquer M. de Jubainville, les considérer comme indépendantes l'une de l'autre.

D'après les légendes des druides recueillies par Timagène au 1° siècle de notre ère, celles des populations de la Gaule qui n'étaient pas considérées comme autocthones étaient venues, les unes d'au delà du Rhin, les autres des «îles les plus éloignées». Ces dernières populations s'étaient enfuies devant les envahissements d’une mer irritée. On peut reconnaître dans ces îles, soit l'Atlantide, avec M. d’Arbois de Jubainville, soit, avec M. Müllenhof, les îles qui bordent les côtes méridionales de la mer du Nord. Le doute est permis. Mais un quatrième texte antique est tout aussi explicite que les traditions recueillies par Platon et Théopompe. Dans un passage de ses Éthiopiques, Marcellus, en parlant des sept îles situées dans l'Océan, non loin de la côte Maurétanienne, constate que les habitants de cet archipel avaient conservé le souvenir d'une île beaucoup plus grande, l’Atlantide, dont la domination s'était longtemps étendue sur les autres terres atlantiques “.

Les légendes que nous venons de résumer s'accordent donc pour constater, aux âges les plus reculés, l'existence d'un continent situé à l'occident

UÜ Voir Bekker, Comment. in Platon., τ. 11], Ρ. 399.

? Voir Élien, Hist div., III, 18. — Aristote cité par Plutarque, Consolatio ad Apollon. , éd. Didot, p. 137. — Cf. Preller, Griech Mythol., t. I, p. 453.

Ὁ Fragm. Hist. graec., UT, ccexxnir. — Am-

mien Marcellin, XV, 1x, 4 : «Drasidae memorant revera fuisse populi partem indigenam, sed alios quoque ab insulis extimis confluxisse et tractibus transrhenanis, crebritate bellorum et adluvione fervidi maris sedibus suis expulsos. »

Frag. Hist graec., t. IV, p. 4435.

du monde connu. Les traditions gauloises, d'accord avec les souvenirs des prêtres d'Égypte, font disparaître cette terre mystérieuse dans une immense catastrophe, tremblement de terre et affaissement du sol sous les flots. Trois de ces mêmes légendes conservent le souvenir d'une émigration des Atlantes vers l'Orient et de leurs conquêtes, soit dans l'ouest de l'Europe, soit dans le nord de l'Afrique.

Malgré la concordance de ces témoignages, empruntés à la tradition, il est vrai, plutôt qu'a l'histoire, l'Atlantide a été longtemps reléguée dans le domaine de la géographie fabuleuse. La science réhabilite aujourd’hui la véracité de ces récits des premiers âges : l'existence de l'Atlantide n’est pas seulement possible à ses yeux; elle lui est indispensable pour expliquer la structure de certaines parties du sol de l'Europe méridionale. Il est impossible, en effet, au point de vue purement géologique, d'expliquer autrement que par l'existence d’un vaste continent situé au nord-ouest de l'Espagne la formation des immenses dépôts lacustres, remontant à l'époque tertiaire, qu'on ἃ constatés sur trois points différents de la péninsule Ibérique. Ces dépôts, qui couvrent près de 14,000 kilomètres carrés et dont la puissance dépasse souvent cent mètres, ne sauraient être l'œuvre des fleuves qui traversent l'Espagne de l’est à l'ouest et dont le cours est trop limité !. Nos géologues voient donc, dans ces énormes masses alluviales, le produit de grands cours d'eau coulant du nord-ouest au sud-est el appartenant à de vastes étendues de terres qui se seraient affaissées depuis sous les flots de l'Océan.

Les sondages effectués en 1882 par un de nos avisos semblent confirmer l'hypothèse de l'affaissement d'une vaste terre au nord-ouest de l'Espagne. L'inspection de ces sondages montre que sur la côte nord de l'Espagne il

! Marquis de Nadaïllac, L'Amérique préhistorique, p. 565 : «Si l’on étudie la carte géologique de l'Espagne dressée par MM. Collomb et de Verneuil, on verra trois immenses dépôts lacustres remontant à l'époque tertiaire; lentement déposés en couches horizontales, ils supposent des fleuves considérables qui ont déversé, durant un laps de temps fort long, leurs eaux dans ces larges bassins; ces fleuves n'ont pu être alimentés que par des continents dont l’étendue devait correspondre au volume des eaux.

Ces continents n’ont pu exister que vers le nordouest de l'Espagne. Au nord, en effet, les roches

des Pyrénées, à l’ouest, les granits et les gneiss des monts Carpentaniques, les massifs siluriens de la Sierra Morena et des monts Lusitaniques barraient déjà complètement le passage aux fleuves. Au sud et à l'est, les dépôts tertiaires marins de l’'Andalousie, de Murcie, de Valence et de la Catalogne formaient les rivages d’une mer intérieure. C’est donc au nord-ouest, entre les côtes de l'Espagne et celles de l'Irlande qu'il faut chercher cette Atlantide qui a pu servir de pont, si ce mot est permis, aux migrations plus ou moins lentes des plantes, des animaux, de l'homme lui-même. »

existe un plateau d'une pente régulière jusqu'aux profondeurs de 200 mètres, s'étendant à 20 milles de terre; en descendant la côte de Portugal, ce plateau se rapproche à 5 ou 6 milles vers le cap Roca, plus près encore du cap Saint-Vincent, et s'éloigne à 15 milles environ sur la côte du Maroc, jusqu'au cap Gihir.

Au large de ce plateau, sur la côte nord d'Espagne et sur la côte du Portugal, les fonds sont d’une irrégularité étonnante; on dirait que les montagnes qui bordent ces deux pays se reproduisent sous l'eau avec leurs pics, leurs vallées et leurs plateaux. Dans le voisinage du cap Peñas, par exemple, on trouve par 43°57' nord un fond de 236 mètres; 1 mille plus au nord le fond atteint 1,000 mètres, et en s'éloignant encore de 6 milles, on a successivement 1,000 mètres, 1,300 mètres, puis 512 mètres. À 30 milles dans le nord-ouest du cap de la Estaca, la sonde a indiqué, dans un espace de 10 milles de longueur sur 5 de largeur, un enchevêtrement de fonds extraordinaire : 1,000, 1,600, 306, 115, 745, 1,800 mètres, etc. Au nord du cap Ortégal, à 4 milles d’un fond marqué 276 mètres, nous avons trouvé 2,030, 3,603, 4,600 mètres. Ces différences considérables dans les profondeurs avaient déjà été constatées l'année dernière par le Travailleur, qui, à quelques milles plus dans l’ouest, obtenait 4oo mètres, à 4 milles de là, 1,916 mètres, et plus près de terre, 4,550 mètres!.

La mission qui a continué en 1883, à bord du Talisman, la campagne scientifique du Travailleur, a constaté, d'autre part, que le fond de la mer des Sargasses est entièrement volcanique, et qu'il existe par conséquent dans l'Atlantique une immense bande de volcans, parallèle à la chaîne des Andes, dont les points culminants sont les îles du Cap-Vert, les Canaries et les Açores. Peut-être s'étend-elle au nord jusqu'à l'Islande?.

On suppose que la catastrophe qui engloutit l'Atlantide fut la conséquence et pour ainsi dire la compensation géologique de la gigantesque oscillation qui faisait émerger au même moment, à l'est de l'Europe, les bas-fonds de l'Océan seythique. L'écoulement violent des eaux de cette mer dans le bassin de la Méditerranée eut probablement comme effet secondaire d'amener dans ce dernier bassin les modifications qui lui ont donné sa forme actuelle.

! Rapport de M. Parfait, lieutenant de vais- ? Lettre de M. Mine Edwards sur la mission seau , sur la campagne scientifique du Travailleur du Talisman (Comptes rendus de la Société de en 1882 (Comptes rendus de la Société de géo- géographie, 9 novembre 1883).

graphie, 1883, p. 56-57).

L'isthme par lequel Italie se rattachait à la Sicile et probablement à l'Afrique fut brisé sous l'effort des eaux, dont le niveau semble avoir momentanément atteint une hauteur considérable. Les côtes de Grèce, comme celles de l'Afrique septentrionale, furent profondément entamées par des courants d’une force irrésistible. L'antiquité, du reste, avait gardé le souvenir de cet effroyable cataclysme. Les témoignages abondent à cet égard. Depuis Eschyle, qui expliquait le nom de Rhegium ἀπὸ τῆς ῥήξεως τοῦ ἰσθμοῦ, jusqu'à Claudien et Isidore de Séville, historiens, poètes et commentateurs reproduisent la légende que Virgile a rappelée dans ces vers :

Haec loca vi quondam et vasta convulsa ruina, Tantum aevi longinqua valet mutare vetustas, Dissiluisse ferunt : cum protinus utraque tellus Una foret, venit medio vi pontus et undis Hesperium siculo latus abscidit, arvaque et urbes Litore deductas angusto interluit aestu ἡ.

Cette tradition avait gardé une forme plus précise dans les îles de la mer Égée. Les habitants de Samothrace conservaient le souvenir d’une inondation qui, à la suite de la rupture des Cyanées et de l'Hellespont, avait élevé les eaux de la Méditerranée à un tel point que leurs ancêtres, pour ne pas périr, avaient dû se réfugier sur les hautes montagnes de l'île. Longtemps après, les pêcheurs ramenaient parfois dans leurs filets des chapiteaux de colonnes ayant appartenu aux édifices des villes submergées, et jusqu'au temps de Diodore, les indigènes conservaient l'usage d'aller sacrifier sur des autels élevés tout autour de l'île au point extrême qu'avaient atteint les eaux ?.

1 Virg., Aen., II, 414. — Mela, Il, vu. — Justin, IV, 1. — Pline, II, vi. — Solin, var. — Strabon, VI, p. 258. — Silius Italicus, XIV, 11. — Ovide, Métam., XV, 290. — Valerius Flaccus, Arg., I. — Claudien, De rapt. Proserp., I, etc.

? Diodore, V, xLvir, 3 : Οἱ δὲ Σαμόθρᾳκες ioTopoÿor πρὸ τῶν παρὰ τοῖς ἄλλοις γενομένων κατακλυσμῶν ἕτερον ἐκεῖ μέγαν γενέσθαι, τὸ μὲν πρῶτον τοῦ περὶ τὰς Κυανέας σήόματος ῥαγέντος, μετὰ δὲ ταῦτα τοῦ ÉAAnomdvrov. Τὸ γὰρ ἐν τῷ Πόντῳ πέλαγος λίμνης ἔχον τάξιν μέχρι τοσούτου πεπληρῶσθαι διὰ τῶν εἰσρεόντων ποτα-

ῥεῦμα λάβρως ἐξέπεσεν εἰς τὸν ὥϑλλήσποντον, καὶ πολλὴν μὲν τῆς Ἀσίας τῆς παρὰ Saharlav ἐπέκλυσεν, οὐκ ὀλίγην δὲ καὶ τῆς ἐπιπέδου γῆς ἐν τῇ Σαμοθράκῃ Saharlav ἐποίησε" καὶ διὰ τοῦτο ἐν τοῖς μεταγενεσήέροις καιροῖς ἐνίους τῶν ἁλιέων ἀνεσπαπέναι τοῖς δικτύοις λίθινα κιονόκρανα, ὡς καὶ πόλεων κατακεκλυσμένων. Τοὺς δὲ περιλειφθέντας προσαναδραμεῖν εἰς τοὺς ὑψηλοτέρους τῆς νήσου τόπους:᾽ τῆς δὲ ΘαλάτΊης ἀναδαινούσης ἀεῖ μᾶλλον, εὔξασθαι τοῖς Seoïs τοὺς ἐγχωρίους, καὶ διασωθέντας κύκλῳ περὶ ὅλην τὴν νῆσον ὅρους Θέσθαι τῆς σωτηρίας, καὶ βωμοὺς ἱδρύ-

«La cause de cette prodigieuse inondation, dit Gosselin dans ses notes sur Strabon, était la rupture des Cyanées, ou des montagnes qui fermaient la vallée devenue depuis le Bosphore de Thrace, ou le détroit de Constantinople, et par laquelle les eaux du Pont-Euxin s’écoulèrent dans la Méditerranée.

«Si l'on compare l'étendue actuelle de ces deux mers, On Concevra qu'en supposant même les eaux de la première élevées à cinq ou six cents toises au-dessus du niveau qu'elles ont aujourd’hui, elles auraient été insuffisantes pour produire dans le vaste bassin de la Méditerranée une inondation semblable à celle dont parlaient les Thraces. Il fallait, pour occasionner un semblable bouleversement, une masse d’eau bien plus considérable, et l'on ne peut la trouver que dans la réunion du Pont-Euxin, de la mer Caspienne et du lac Aral.

«Alors les plaines sablonneuses et marécageuses qui bordent maintenant les parties septentrionales de ces mers étaient couvertes par leurs eaux réunies, Cette espèce de lac, dont la surface égalait au moins celle de notre Méditerranée, et qui recevait les eaux des trois quarts de l'Europe et d'une grande portion de l'Asie, avait peut-être une issue dans la mer du Nord par la vallée que suit l'Obi depuis Tobolsk; et ce serait à cette époque qu'il faudrait reporter l'origine de l'opinion des Asiatiques, qui assuraient, au siècle d'Alexandre, que la mer Caspienne communiquait avec la mer du Nord, opinion qu'ils conservent encore aujourd'hui, comme je le vois dans une de leurs cartes géographiques qui m'a été envoyée.

«Ge lac immense était borné au midi par la chaîne des hautes montagnes de l'Asie Mineure et de l'Arménie. Une grande portion de la Bithynie, de la Galatie, jusqu'au delà d’Ancyre, tout le Pont, étaient submergés. C'est du nom de Pontus, qui signifie mer, que cette dernière contrée reçut sa dénomination, parce qu'onse rappelait que la mer l'avait couverte autrefois, comme c'est d'une ancre trouvée à Ancyre, lorqu'on en creusa les fondements, que cette ville, maintenant éloignée de plus de trente lieues de la mer, avait pris son nom. Cet antique monument d'une des grandes révolutions que la terre ait éprouvées à sa surface existait encore au temps de Pausanias, dans le second siècle de l'ère chrétienne. Le même fait nous a aussi été transmis par Ovide quand il a dit :

Et procul a pelago conchae jacuere marinae, Et vetus inventa est in montibus anchora summis.

«Je pourrais citer beaucoup d'autres faits, et parler des côtes de la Bulgarie, de la Bessarabie, des plaines marécageuses de la basse Servie, de celles qui entourent la mer d’Azof, qui s'étendent au delà des parties septentrionales de la mer Caspienne et de l'Aral, et dans lesquelles le professeur Pallas a trouvé tant de vestiges du séjour de la mer. (Strabon, liv 1, p. 117.)

« Quand par son poids la masse de ces eaux eut renversé les digues qui la retenaient du côté du Bosphore, elle dut s'écouler avec un fracas épouvantable dans le bassin de la Méditerranée, et élever sa surface à une hauteur considérable. Des observations semblent annoncer que son niveau s’est accru jusqu'à cinq cents toises au-dessus de ce qu'il est maintenant. Alors toutes les côtes de l'Europe, et surtout celles de l'Afrique, ont été inondées à de grandes distances... La Basse-Égypte, la Marmarique, la Cyrénaïque, les environs des Syrtes, ainsi que la Numidie et la Maurétanie jusqu'aux pieds de l'Atlas, étaient sous les eaux. Peut-être alors la Méditerranée franchitelle l'isthme qui la sépare du golfe Arabique. Quoi qu'il en soit, elle ne put prendre son niveau actuel qu'après s'être mêlée avec l'océan Atlantique, en rompant la barrière qui l’en séparait encore et en creusant le détroit de Gibraltar. »

Du moment où l'on admet, avec les géologues, qu'il devait exister autrefois, à l'ouest de l'Espagne, un vaste continent dont les Canaries etles Açores peuvent être considérées comme les derniers vestiges, On n'a aucune raison de révoquer en doute les migrations doni cette grande terre aurait été le point de départ. Le déplacement de ses populations vers l'Orient serait donc la première invasion étrangère dans le nord de l'Afrique dont le souvenir se serait conservé |.

! M. le D' Lagneau (Revue d'Anthrop., 1880, et les Troglodytes dont les ossements ont été Ρ. 464) admet l'existence dans toute la région recueillis à Sordes, à Gro-Magnon, à Gibraltar. atlantique d’une seule et même race humaine, Ces peuples étrangers aux Aryas, dans la penà laquelle se rattacheraient les Kabyles, les sée de M. de Nadaiïllac, se rattachent peut-être Corses, les anciens habitants de la Bétique et aux Atlantes , et l'Atlantide aurait été le point de

de la Lusitanie, certains Basques de Guipuzcoa départ de leurs migrations.

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