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M. Papier n'hésite pas à y retrouver le mot PAPPVA, qui aurait été donné à la mine antique. Hammam en-Nbaïl serait dès lors, dans la conviction du même savant, le Mideos où Midenos que Procope indique comme étant situé παρὰ τοῦ ὄρους τἀἔσχατα,
1 Recueil des notices, t. XIX.
—#3( 39. )»ε:--et qui serait peut-être identique à la Midorum, qu'Éthicus place dans cette partie de la Numidie.
Cette dernière synonymie du Pappua soulève une objection : le Nador n'est pas «à l'extrémité de la Numidie »; il est en pleine Numidie. Les mots ἐν τοῖς Νουμιδίας ἐσχάτοις, bien qu'un peu vagues, constituent cependant une indication assez importante de la part d'un écrivain aussi exact dans ses descriptions que l'est Procope, et pour se dispenser d'en tenir compte, il ne faudrait rien de moins qu'un texte plus précis. Ce texte est-il fourni par l'inscription de la mine du Djebel Nador? Si séduisante que soit l'interprétation proposée par M. Papier, nous attendrons, pour l'adopter, qu'elle aït subi le contrôle de la critique la plus exigeante’.
Nous ne mentionnons que pour mémoire le mont Gallida de Corippus :
Immittit polluta viros mons Gallida tristes ?.
Cette montagne figure dans une énumération qui semble s'appliquer à la région des Syrtes, et plus particulièrement à la chaine tripolitaine. Le nom de Tillibari, qui suit presque immédiatement celui du Gallida, peut faire supposer qu'il s'agit du Ghariän ou d'une des hauteurs du Ghariân. Il est impossible de préciser davantage, la nomenclature moderne n'offrant, que nous sachions, aucun nom qui rappelle celui de la montagne citée par l’auteur de la Johannide.
® M. Papier a publié, depuis l’époque d'un moulage de l'inscription de la mine
“ΕΞ \ où nous écrivions ces d'Hammam Nbaïl. La lecture PAPVA D) / D lignes, un second mé- n'est pas contestable.
moire sur la synonymie Nous croyons, d'ailleurs, que le mot du Pappua et du Djebel est complet, contrairement à l'opinion de
\ Â\ Nador (Recueil des no- M. Papier, qui suppose que la seconde ligne tices , t. ἐν et y a joint commençait par un second P.
le fac-similé, que nous ὸ κυλῃ μὴ ici, * Coripp, Johann., Il, v. 77.
Le GaLLipa.
L'AGALUMAUS.
Le Macuervs.
Les monts de GuruBt.
Le Navusr.
I'est peut-être plus facile de fixer la position de l'Agalumnus et du Macubius, cités dans le même poème. Le texte prouve qu'il s'agit de deux des plus hauts sommets de la Byzacène, et le mots celsum cacumen indiquent une pointe élevée, un pic dominant une chaîne. Le Djebel Arbet, dont le cône puissant s'élève à plus de 1,000 mètres au-dessus de Kafsa, présente seul ce trait caractéristique. Le Macubius, nommé dans la Johannide immédiatement après l'Agalumnus, pourrait être dès lors le Djebel Beni-Younès, qui fait face au Djebel Arbet et dont le massif étendu justifie l'expression
νον «Οἱ lati sustentans sidera coeli.
Il ne peut exister aucun doute sur la synonymie de deux massifs montagneux que cite encore Cresconius Corippus, et dont les noms se retrouvent, à peine altérés, dans la nomenclature actuelle. Les hauteurs de Gurubi, montana Gurubr”, sont celles de Gourba, sur la côte orientale de la presqu'île du cap Bon. Celles de Navusi° sont représentées par la chaîne tripolitaine du Djebel Nefouça, dont les gorges sinistres et les abruptes solitudes justifient si bien la description qu'en fait le panégyriste du patrice Jean :
Quaeque nefanda colunt tristis montana Navusi Desertosque locos...
Nous citerons enfin, pour n'omettre aucun des textes anciens qui se rapportent à l'orographie africaine, la «montagne des Myrtes », MÜprouoa, mentionnée par Étienne de Byzance”. Le nom grec est exactement traduit par celui de Dyebel er-Rih'an,
? Coripp., Johann. , II, v. 69-72 : ? Coripp., Johann., Il, v. 56 :
ον ἢ Qui Gurubi montana colunt vallesque malignas.
À pe Nubibus in medüs celsum qui ferre cacumen Ibid., v. 146.
. . . Ξ 4 Ἂ 1 n Cernitur, et lati sustentans sidera coeli Steph. Byz. : Müprovoa, ὄρος Λιβύης. Macubius..... Ô οἰκήτωρ Muprovoaios καὶ Μυρτούσιος.
τοτεϑί Δ] ).ε:--donné par les indigènes à la chaîne assez élevée qui forme, au sud-ouest, la limite du plateau du Fahs er-Riah', vaste et fertile région comprise entre la Medjerda, le cours inférieur de la Siliana et le cours moyen de lOued Meliana.