latitude sud ; 34* 33', longitude est
à huit minutes pour faire la traversée, et le passage de notre troupe nombreuse demanda beaucoup de temps.
Plusieurs jours furent employés à chercher des canots dans les différents villages situés sur le fleuve que tous les Barotsés appellent le Liambaï ou Liambye. Il nous avait été impossible, à l'époque de notre première visite, de savoir d'une manière certaine quel était son nom, et nous l'avions appelé la rivière qui descend de Séshéké. Il renferme en cet endroit une grande quantité de bancs de sable de couleur blanche qui ont donné leur nom à Séshéké '. C’est également , et pour le même motif, celui d’un village de la vallée des Harotsés; quant au Liambye, son nom veut dire: «grande rivière,» ou « la rivière par excellence. « Il est appelé dans les différentes parties de son cours Louambéji, Louambési, Ambési.Ojimbési, Zambési, etc., suivant les dialectes qui sont employés sur ses bords; mais tous ces mots ont le même sens et prouvent que les indigènes sont unanimes pour considérer ce beau fleuve comme la principale artère de celte partie du continent.
Alin de contribuer à l'alimentation de notre escorte et de visiter en même temps les environs de Katonga , je suis allé plusieurs fois à la chasse au nord du village de Sékhosi. La plaine y est couverte de bouquets d’arbres magnifiques, entremêlés de clairières qui s'étendent de tous côtés, et que le fleuve inonde à l'époque où il déborde ; mais des terrains boisés s'élèvent çà et là audessus du niveau de cette plaine, beaucoup plus accidentée qu’elle ne l’est entre les rives du Chobé et du Liambye ; le sol est composé d’une terre noire et forte, comme il arrive dans tous les endroits qu'atteint l’inondation, tandis qu’il est sablonneux sur les éminences, où l’herbe est moins épaisse qu'ailleurs. Un coteau, également boisé et formé de sable, décrit parallèlement au fleuve une ligne qui se déploie sur une longueur de huit milles et qui arrête l’inondation du côté du nord. La forêt sableuse continue et se prolonge dans la même direction , jusqu’à l’endroit où l’on rencontre de nouveau les terres alluviennes, que l'on remarque toujours dans le voisinage des rivières qui débordent chaque année, ou qui ont débordé jadis. La pluie est assez fréquente dans cette région pour que les habitants puissent cultiver avec succès le maïs, le sorgho et l'arachide.