Euplccies capensis , Smith; loxia capensis , Linn
4. Muscipeta cristata, Bonap; 1 & Tschitrec , Levaillant, oiseaux d'Afrique, planche CXLII mâle et femelle, CXLIII le nid.
5. Platysiira capensis, Gray. Molenar, Levaillant, oiseaux d’Afrique; pl. DLXXII,
fig. 1. ( Notes de M. Jules Verreaux.)
KXI'LOKATIONS
Les francolins et les pintades abondent sur les deux rives; et sur chaque arbre mort, sur chaque fragment de rocher, on voit un ou deux plotus à pieds palmés de l’espèce Dardeur, appelée aussi l’oiseau du serpent 1 ; ils passent la plus grande partie du jour à se chauffer au soleil, parfois debout et les ailes déployées; ils plongent de temps à autre et nagent sous l'eau, qu'ils ne dépassent que de la tête et du cou; c’est principalement la nuit qu'ils pâturent, et ils se rassemblent au coucher du soleil pour aller par troupes nombreuses, de la station où ils se reposent, à l’endroit où ils pèchent. Le dardeur est extrêmement difficile à saisir, même après qu’on l’a démonté; il plonge et disparaît si Vite pour ressortir à un endroit tellement imprévu, que les rameurs les plus habiles parviennent rarement à s’emparer de lui. Le croupion de ce plotus est d’une longueur remarquable; doué de la faculté de s’incurver, il sert à la fois de gouvernail quand l’oiseau est à la nage, et de levier pour soulever le corps à la surface de l'eau et pour donner aux ailes le moyen de prendre leur essor.
Un aigle pêcheur", à tète blanche et dont le reste du plumage est d’un brun rougeâtre, se voit fréquemment sur la rive ; une partie de ses victimes entourent le pied de l'arbre où il perche. Au nombre de celles-ci est un gros poisson, également piscivore, qui peut avoir de 40 à 45 centimètres de longueur, son corps est massif et d’un jaune clair, tacheté de brun ; une rangée imposante de dents aiguës, à large base, lui sort delà bouche et fait l’effroi des pêcheurs, par la manière dont il sait en user. L’un de ceux que nous avons ramassés parmi les morts s’était étranglé en avalant un poisson trop gros, qu’il n’avait pas pu rejeter.
L’aigle pêcheur, dont ce glouton est victime à son tour, détruit en général plus de poisson qu’il n'en peut dévorer ; il se contente de manger le dos de sa proie, qu’il ne fait souvent qu’entamer, abandonnant le reste aux Barotsés, qui ne manquent pas de recueillir ce que l’oiseau a dédaigné; mais cet aigle n’est pas toujours aussi généreux : il m'est arrivé plus d’une fois , sur les bords de la Zouga, de lui voir dévaliser la poche du pélican. Planant au-dessus du fleuve, il suit avec attention tous les mouvements de l’oiseau stupide, jusqu’à l'instant où celui-ci vient de