‹ Explorations dans l'intérieur de l'Afrique australe et voyages à travers le continent de Saint-Paul de Loanda à l'embouchure du Zambèse de 1840 à 1856Chapitre 79 sur 130 · CHAPITRE XXIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXIII

Détour vers le sud. — Détails sur les habitants. — Rareté des animaux.

— Forêts. — Structure géologique. — Abondance et bon marché des vivres dans les environs du Chihombo. — Esclave perdu. — Opinion des Makololos sur les possesseurs d’esclaves. — Funérailles à Cabango. — Renseignements des indigènes sur le Kasaï et le Quango. — Commerce avec Lnba. — Systèmo fluvial de la province de Londa. — Pays et gouvernement de Maliamvo. — Présent du scnor Faria au chef. — Manière de passer le temps des Balondas. — Guide infidèlo. — Ignorance des Balondas. — Ardeur des habitants pour le commerce. — Civilité d’une femme remplissant les fonctions de chef. — Bango et son peuple. — Hivers dans l’intérieur. — Le printemps à Kolobeng. — Fourmis blanches.

— Herbages et animaux. — Vallée du Loemboué. — Spécimen de querelle.— Avidité pour l’indienne. — Absence de vêtements chez Kawavva.

— Rites funèbres. — Relations avec kawavva.

Nous nous détournons vers le sud atin de nous procurer des vivres à meilleur marché ; cela nous conduit sur les bords d’une petite rivière appelée Tamba, dont les riverains, peu fréquentés par les marchands d’esclaves, sont timides et polis. On est heureux de se retrouver au milieu d'une population qui n'a pas été souillée par le contact des traitants, et de ne plus se voir regarder avec cette arrogance qui est si déplaisante et si commune chez les peuplades que visitent les marchands.

Les riverains de la Tamba sont d’un noir olivâtre; ils se liment les dents en pointe, coutume qui rend le sourire des femmes effrayant à voir, en lui donnant quelque chose du rictus de l’alligator. Chose remarquable chez des sauvages, ils font preuve d’une variété de goûts tout aussi grande que les civilisés; les uns s’occupent de toilêtte avec passion, leurs épaules sont couvertes de l’huile qui tombe de leur chevelure soigneusement graissée, tordue, nattée sous l’inspiration du dandysme le plus ingénieux, et tout ce qu’ils portent est plus ou moins surchargé d’ornements ; les autres font de la musique depuis le matin jusqu'au soir, par-

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