‹ Explorations dans l'intérieur de l'Afrique australe et voyages à travers le continent de Saint-Paul de Loanda à l'embouchure du Zambèse de 1840 à 1856Chapitre 9 sur 130 · CHAPITRE il · texte numérisé non relu

CHAPITRE il

Les Boërs. — Traitement des naturels. — Marchands anglais. — Alarme des Boërs. — Espionnage. — Le conte du canon. — Les Boërs menacent Séchélé. — Iis arrêtent les marchands anglais et chassent les missionnaires au mépris des traités. — Les Bakouains sont attaqués par les Boërs. — .Manière de combattre de ceux-ci. — Les indigènes sont tués et les enfants emmenés comme esclaves. — Manière de bâtir et intérieur des Africains.

— Façon dont ils passent la journée. — Pénurie d'aliments. — Sauterelles.

— Grenouilles comestibles. — Bousier. — Les Boërs continuent les hostilités. — Voyage vers le Nord. — Préparatifs. — Compagnons de route. — Le désert Katahari. — Végétation. — Melons d’eau. — Habitants du désert. — Les Bushmen. — Leur genre de vie, leur aspect. — Les Bakalaharis. — Leur amour pour l'agriculture et pour les animaux domestiques. — Leur caractère. — Façon dont ils s'y prennent pour se procurer de l’eau. — Le désert. — Eau cachée.

Un autre obstacle aux succès de la mission était le voisinage des Boërs des monts Cashan ou Magaliesberg, qu’il ne faut pas confondre avec les colons du Cap, désignés parfois sous le môme nom. Le mot Boër signifie simplement fermier et n’est pas synonyme du mot anglais boor ' , qui serait très-mal appliqué aux cultivateurs de la colonie , car ce sont bien les paysans les plus sobres, les plus industrieux et les plus hospitaliers qu’il soit possible de voir. Toutefois les individus qui parmi eux n’ont pas voulu se soumettre à l'autorité anglaise et qui ont fui dans des lieux éloignés, où ils ont été rejoints par les déserteurs et par d’autres gens de mauvaise espèce, sont malheureusement d’une nature bien différente. Le grand reproche qu’ils faisaient et qu’ils font encore à la loi anglaise, c’est de n’admettre aucune distinction entre les noirs et les blancs. Ils ressentirent vivement la perte qu’ils croyaient avoir éprouvée par l’émancipation des esclaves, et résolurent de former une république où ils pour-

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