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âigënes s'engagent à respecter, moyennant le tribut qu'ïin leur paie tous les ans, ce que les Portugais appellent avoir les natifs & leur solde.
11 y a de longues années que rétablissement de Mozambique voil décliner son importance ; il est défendu par quelques centaines de soldais maladifs, claquemurés dans le fort; et malj^ la proiiioité de l'ilot de corail, où s'élève celui-ci, il est tout au plus en sûreté.
Des esclaves sont réunis en très -grand nombre dans l'tle d'Iboe, ou d'Oïbo; néanmoins le commerce de cette lie est presque nul. Un petit fort a été bâti à la baie de Pomba; mais il est probable qu'il n'existe plus, l'établissement qu'on voulait former dans cet endroit ayant complètement échoué. Sur la rive droite du Zambèse, les Portugais payent tribut aux Landines; et l'effet le plus certain de leurs prétentions à la souveraineté de cette province, est d'amener les chefs indigènes à faire la traite de l'homme, seul commerce qui ne leur soit pas interdît.
Lorsqu'en novembre 1864, le commandant du Wasp, vaisseau de Sa Majesté Britannique , demanda le châtiment des auteurs d'une insulte faite à l'équipage de ia Lyra, près d'une rivière qui est au sud-ouest de Mozambique, le gouverneurgénéral auquel il s'adressait déclara qu'il n'avait aucun pouvoir sur les coupables.
En effet, les gens qui habitent les bords de cette rivière, située seulementàquarante-cinq milles de la résidencedu gouverneur, sont complètement indépendants. D'une belle race, et d'un caractère énergique, ils n'ont jamais été soumis, et s'empresseraient de nouer des relations commerciales avec les étrangers, sans le titre imaginaire au moyen duquel les Portugais, soutenus par le consentement tacite des cabinets européens, éloignent d'eux tout négoce et toute influence civilisatrice.
Cette prétention du Portugal est un fléau pour cette partie de l'Afrique, et serait bientôt mise à néant sans le respect que lui accorde notre pavillon.
L'Empereur Napoléon III n'y a pas eu égard dans l'affaire du
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