‹ Explorations et missions dans l'Afrique équatorialeChapitre 22 sur 66 · JAMES GORDON BENNETT ET HENRI STANLEY · texte numérisé non relu

JAMES GORDON BENNETT ET HENRI STANLEY

(Octobre 1869)

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{Bomôre.)

Au moment où Livingstoné se posait le problème du Nil, un Américain, qui ne Tavait jamais vu, pensait à lui. C'était un directeur de journal, non un de ces charlatans qui veulent modeler à leur effigie et à leur profit Tàme naïve du peuple, mais un esprit assez élevé pour comprendre la mission du journalisme moderne : il embrassait du regard la terre entière, afin de faire connaître à ses lecteurs tout ce qui se passait dans l'univers et d'unir tous les hommes par une même vie intellectuelle ; James Gordon Bennett vint à penser que ce voyageur, dont l'Europe avait perdu la trace, était vivant, dans la détresse peut-être, et que le trouver, le secourir, serait mériter au Neîv York Herald une bonne renommée. S'il eût fallu dépenser dans ce but un capital de 100 ou de 200,000 francs, il n'eût pas hésité sans doute, mais un travailleur manquait à ce capital pour lui faire porter des fruits dignes de la main qui le mettait si généreusement au service du malheur, de la science et de l'union des peuples.

rÉgypte, les uns par rorient, les autres par le nord, et l'un a Taudace de venir par l'occident. Ils se donnent rendez-vous au but mystérieux. Deux mondes les suivent du regard Tout à coup l'un des coureurs disparaît dans l'éloignement. Le bruit de sa mort circule en Angleterre et, pleins d'inquiétude, les amis de Livingstone se regardent entre eux.

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