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CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES SUR LA BOLIVIE

La Bolivie, originairement appelée le Haut-Pérou, occupe sur le globe une situation particulière , au point de vue topographique. Le haut plateau bolivien , dont l'altitude oscille entre 3,800 et 4iOOO mètres, a pour limites deux grands accidents orogéniques : la Cordillère des Andes d'une part, et la Cordillère Royale ou TAntis des anciens auteurs. Les crêtes de la Cordillère Royale rivalisent en hauteur avec les plus hauts sommets des monts Himalaya, sans toutefois être aussi élevés que ces derniers.

Je n'ai malheureusement pas une idée positive de la constitution géologique de la Cordillère Royale, car je ne Tai vue dans son ensemble que du haut de ses contreforts dévoniens, à Liman-Pata. Aie. d'Orbigny rapporte seulement que l'iUimani est composé, quanta sa base, de phyllades siluriens^^'.

Or, si je m'en tiens à mes observations personnelles, il me paraît que l'activité dynamique a agi peu de temps après la période permienne, en déterminant les failles dans la province géologique du lac Titicaca et en imprimant la configuration générale du haut plateau , en grande partie tout au moins.

A ce moment déjà, la Cordillère de la Côte [Cordillera de la Costa) ^ parallèle aujourd'hui à la grande Cordillère des Andes, essentiellement volcanique dans la région nord du Chili (zones de l'Aconcagua, du San Pedro), était esquissée.

^'^ David Forbes est aussi du même avis. essentiellement microgranulitiques ; il res-

L'étude des roches recueillies par Sir Mar- sort donc que ce haut sommet n'est pas

tin Conway dans les parties très élevées de uniquement constitué par des roches sédi-

rillimani révèle que leurs éléments sont mentaires.

Pendant Tère secondaire, des dislocations nombreuses se produisent dans le désert d'Atacama, à Caracoles notamment; mais c'est surtout à la fin de Tépoque tertiaire que se font jour des andésites à mica'^' avec tout un cortège de volcans , en conséquence de l'intensité des efforts orogéniques dans les portions primitivement fracturées.

Si nous nous demandons maintenant pourquoi les Andes, comme les autres massifs montagneux en général , s'élèvent plus ou moins au-dessus des océans, nous nous expliquons sur le terrain que leur structure résulte de mouvements verticaux et horizontaux, comme Fa si expressément indiqué Ed. Suess, et qu'alors le retrait du globe a favorisé des effondrements, des bossellements en produisant des failles et des redressements.

Les intrusions de rhyolites , de dacites en Bolivie le long de la Cordillère des Andes, manifestent un ébranlement considérable dans le sens radial. Ces roches volcaniques et néovolcaniques, dont l'apparition coïncide avec la venue des métaux à la surface du haut plateau , indiquent d'une façon assez éloquente qu'elles doivent occuper dans le magma fluidal des régions très voisines de celles des masses chlorurées métallogéniques.

Pour ce qui touche maintenant à la direction des Andes, il semble bien que la dynamique, dans cette question, ait joué un grand rôle.

En considérant d'une façon générale les grands traits orogéniques , on est frappé de voir que la structure montagneuse des Amériques a, par rapport aux ridements des autres continents, une orientation perpendiculaire, si l'on en excepte toutefois l'une des branches passant par la Nouvelle-Zélande, le Japon, la Kamtchatka.

^'^ Andésite, nom créé par L.von Buch lérite d'Abich. Les andésites sont aujour-

pour désigner certaines roches volcaniques d'hui subdivisées , suivant la prédominance

des Andes dont le feldspath était regardé de rélément ferro-magnësien, en andésite

comme une espèce distincte. Ce terme est à horneblende, à mica, à augite et à hy-

à peu près équivalent à celui de trachydo- persthène.

Or, dans cette répartition des ridements actuels, la pesanteur et la force centrifuge ont dû collaborer dans un sens inverse à déterminer les mouvements de Técorce terrestre, en amenant des déplacements dans certaines portions de la lithosphère par suite de la diminution de son volume.

Le relief des Andes représente, géologiquement parlant, dans la physiologie tellurique, une phase éphémère eu égard aux époques à venir suivant lesquelles l'évolution est appelée à la modifier.

Et l'on est conduit à croire plus facilement la réalité de tels faits, lorsqu'on foule une zone aussi instable que celle des Andes qui avoisine le tropique du Capricorne.

Au point de vue hydrographique, il n'y a guère de région ayant une plus grande abondance d'eau que celle des Andes boliviennes. Le lac Titicaca, avec ses 260 milles carrés géographiques, forme la bordure nord du haut plateau. L'excédent de ses eaux s'en va par le Desaguadero jusqu'à la Pampa Aullagas ou lac Poopo.

Les nombreuses rivières boliviennes qui descendent de la déclivité Est de la Cordillera Real sont d'une assez grosse importance.

Le Rio Paro ou Béni, qui prend sa source dans le voisinage de la Paz, et le Marmoré, qui descend des contreforts de Cochabamba, s'unissent tous deux aux eaux du Madeira et de l'Amazone, tandis que le Pilcomayo'^', qui vient de Potosi, et le Vermejo, de la vallée de Tarija, après avoir pris une direction sudest à une assez grande distance l'un de l'autre, opèrent leur jonction avec le Paraguay. Ce dernier enfin va se terminer dans le Rio de la Plata.

Il y a en Bolivie un très grand nombre de rios ou rivières ,

^^^ Nous savons par des explorations que le Pîicomayo est difficilement navigable.

mais celles-ci n'ont pas d'issue vers la mer; beaucoup sont, de mai à novembre, en partie desséchées. Néanmoins le voyageur peut espérer trouver dans ses voyages sur le Haut- Plateau , à n'importe quel moment de Tannée , au cours de l'itinéraire qu'il a reçu ou qu'il s'est volontairement tracé , une quantité d'eau supérieure à ses besoins journaliers pour sa caravane tout entière.

Je ne parle point des nombreuses sources, ojos de agua, qui sourdent de-ci de-là, en venant alimenter de petites lagunes dont le niveau reste généralement constant en raison de l'évaporation.

Toutes les eaux du Haut-Plateau sont loin d'être potables; elles sont quelquefois séléniteuses et le plus souvent chargées de sel et de soude.

Les Indiens de Bolivie ne font pour ainsi dire usage de l'eau que pour étancher leur soif, ils ignorent les soins de propreté corporelle ; il est vrai que le nettoyage répété de la figure amène l'écaillement de l'épiderme, mais si a la peur d'un mal qui souvent fait tomber dans un pire » n'a jamais été éprouvée par les Indiens, je crois que le dicton pourrait trouver sa confirmation dans un cas d'épidémie.

A mon avis, le système hydrographique de Bolivie mérite d'acquérir une certaine importance pratiquement, si l'on songe à la captation des eaux pour l'établissement des forces motrices dans l'exploitation des mines.

Dans un avenir qui n'est peut-être pas très lointain , on saura tirer bénéfice des nombreux torrents, comme maintenant à Quechisla.

Le Desaguadero, aujourd'hui inutile, pourra être employé au service de l'extraction du charbon et du cuivre aux environs de Chacarilla, et demain la houille blanche servira à conquérir des richesses minières nouvelles et à s'emparer par l'électrolyse de minerais naturellement amalgamés et difficilement utihsables.

En parcourant les bords de quelques rios de la Cordillère

intérieure, le régime des eaux est le point qui m'a le plus frappé et qui vaut la peine d'être étudié , parce qu'il intéresse la géographie physique.

Les méandres, les boucles des rivières du Haut-Plateau attestent que celles-ci continuent à modifier leurs lits, et c'est surtout pendant la saison des pluies qu'une semblable activité atteint son maximum de puissance.

Quant à la flore de Bolivie , elle semble être en rapport avec les dilTérences d'altitude; ainsi les plantes des Hauts -Plateaux difierent totalement de celles des environs de la Paz, de la province dite des Yungas^^\ En ce dernier point, voisin du Brésil, croissent, à côté d'une infinie variété d'essences tropicales, des caoutchoucs [Siphonia elastica) , des vanilliers et surtout des buissons di Erythroocylon coca, arbuste toufiu dont la hauteur varie entre 3 et 3 mètres.

La coca, pour l'appeler par son nom courant, a des propriétés remarquables sur le tempérament des Indiens, qui en mâchent continuellement les feuilles '^^.

Aucun Indien en Bolivie ou au Pérou ne se mettra en route sans emporter avec lui sa provision de coca, qui doit lui servir à supporter les plus grandes fatigues et à voyager sans faire usage, pour ainsi dire, de nourriture.

L'Indien avec sa coca est tout à fait étonnant, car il n'a guère besoin d'autre chose pour se soutenir. Il porte ses feuilles de coca dans un petit sac tissé en poil de vigogne dont il ne se dessaisit jamais, et qu'il nomme chuspa.

L'Indien est aussi très gourmand d'un certain mélange de coca avec les cendres de quinoa [Chenopodiam Qainoa).

L'efiet presque merveilleux de la coca a inspiré le poète

(') Yungas, de ynnca «vaiiée chaude». — ^*^ En 174.0, Joseph de Jossieu envoya le premier de Coroîco en France la coca que déterminèrent ensuite Laurent de Jussieu et Lamarck.

IVflllllCRIB HATlOaiLB.

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Cowley qui représente Tlndien Pachacamak, s adressant à la divinité en ces termes :

Our Vira Cocha ^^^ first the coca sent, Endowed with leaves of wondrous Nourishment, Whose Juice succ'd in , and to the Stomach taken , Long Hunger, and long Labour can sustain ; From which our faint and weaiy Bodies find More succour, more they cheer the drooping M ind Than can your Bacchus and your Ceres join'd.

Three ieaves' supply for six days' march, a (Tord The Quitoita with this provision stor d, Can pass the vast and cloudy Andes o er.

La coca doit ses propriétés à un alcaloïde appelé cocaïne , très vénéneux, quoique identique dans son action physiologique aux principes du thé , du café ou du cacao. Bien qu'on ait regardé le suc des feuilles de coca comme un aliment très inofiensif , il m'a semblé que le caractère souvent excentrique des Indiens adultes ne devait pas être étranger à l'abus de la coca.

La coca a certainement un efiet désastreux du côté cérébral sur les Européens qui se sont mis à la mâcher.

Sur les hauts plateaux, les Indiens quechuas et aymaras cultivent, en dehors de l'orge, un petit haricot, Chenopodium Quinoa Linn. , et principalement la pomme de terre '^l Les Indiens de Boli>de ne la mangent qu'après l'avoir fait geler au préalable; elle a ainsi une apparence blanchâtre et porte le nom de chàho.

J'ai, à titre d'expérience, acclimaté des pommes de terre boliviennes aux environs de Paris dans le terrain argilo-ferrugineux de la Beauce. Les tiges de ces dernières, en outre d'une tubérosité à la naissance des tigelles, atteignirent un développement extraordinaire (i m. 20) aux dépens des tubercules eux-

^'^ ViraCocha était le nom d'une célèbre traies de V Amérique du Sud, année i85i,

momie Inca (?) trouvée au Cuzco et réen- t. IV, p. 46).

terrée à Lima dans une cour de l'hôpital ^'^ La pomme de terre pousse même à

Saint- André (cf. Gargilaso de la Yega et l'état sauvage dans quelcpies endroits éie-

F. DR Castblnau , Exp. dans les parties cen- vés du Haut-Plateau.

mêmes, qui d'oblongs s'étaient arrondis en rapetissant. La force de la végétation s'était portée sur la tige aérienne à un tel point que les tigelles étaient pourvues de petits tubercules.

Malgré l'époque tardive à laquelle j'ai arraché ces pommes de terre (24 octobre 1 90^) 1 elles étaient encore en fleurs. •

Nous savons par E. Roze que, d'après un document de 1 588 conservé au musée Plantin , à Anvers (Belgique) , le botaniste Charles de L'Escluse constate ainsi la date de la réception de tubercules en Europe :

« Taratoufli reçu à Vienne de Philippe de Sivry , le 2 6 janvier i588. — Papas des Péruviens, de Pierre Gieça^^'. »

• La pomme de terre, originaire du Chili, écrit E. Roze, était depuis un temps immémorial cultivée au Pérou.

Elle fut, par les Espagnols après la conquête, transportée du Pérou en Espagne et passa de là en Italie. Un légat du pape en apporta des tubercules en Belgique pour sa consommation et un des personnages de sa suite en remit quelques-uns en 1 587 à Philippe de Sivry, gouverneur de Mons-en-Hainaut. Celui-ci envoya deux tubercules et un fruit, en i588, à Charies de L'Escluse, alors intendant des Jardins impériaux à Vienne (Autriche) et lui adressa à Francfort-sur-le-M ein , l'année suivante, l'original d'un dessin colorié. De L'Escluse cultiva les tubercules dans son jardin particulier, d'abord à Vienne , puis à Francfort, et fit de ces récoltes une assez grande distribution pour constater peu après que la pomme de terre était devenue assez vulgaire dans la plupart des jardins de l'Allemagne, tant elle est féconde. »

Vers le même temps, Thomas Harriott, qui faisait partie de l'expédition de Sir Walter Raleigh envoyée par la reine Elizabeth en i584 pour découvrir des pays nouveaux en Amérique du Nord , rapporta la description d'une plante qui n'était autre que celle delà pomme de terre et que les indigènes nommaient openawk dans le pays que Raleigh appela Virginia.

^*^ Pedro Ciéça de Léon est l'auteur de la Chronica del Pera, Sevilla, i553.

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A côté de l'orge, du quinoa et de la pomme de terre, le sol des hauts plateaux donne naissance à des graminées très dures couramment employées pour couvrir toutes les habitations en général, ainsi qu'à des cactus [Cereus Qaisco) '^' dont les Indiens savent tirer comme bois un profit immédiat dans l'édification de leurs cases. Le bois est une matière très rare sur l'altiplanitie , où il ne pousse que des arbustes. La minéralisation excessive du sol me paraît être une des principales causes de son infertifité, et, si l'on tient compte de la raréfaction de l'air à des altitudes variant entre 3,oooou4,ooo mètres, et même au delà, on s'étonnera moins de la rareté et aussi de la maigreur de la flore sur le Haut-Plateau bolivien.

Il est donc aisé de comprendre les difficultés que le voyageur éprouve à parcourir un pays aussi dépourvu de ressources végétales. Si vous vous éloignez des villes, il vous faut parcourir rapidement les pampas pour ne point vous exposer à passer la nuit dehors et surtout pour ne point faire jeûner vos mules, car on ne peut espérer trouver de fourrage dans un « tambo » indien'^' que toutes les quinze à vingt lieues. Il est indispensable aussi d'avoir avec soi ses conserves alimentaires, ses couvertures , sa carabine , ses cartes et ses instruments. Les mules de charge vous précèdent généralement, et c'est l'affaire de l'arriero de les soigner : heureux encore si celui-ci, par paresse, ne cherche pas à se débarrasser de vos collections pour leur substituer en temps opportun quelques informes spécimens minéralogiques ramassés au hasard. Aussi le voyageur naturaliste doit, en Bolivie, s'assurer du concours précieux d'un Indien dévoué, car lui seul peut obtenir la nourriture des mules, alors qu'égaré à plusieurs centaines de lieues des villes il s'en faut

<*J Cereus Qaisco est cantonné dans cer- la yareta [Bolex glebaria) Pulacayo , etc. tains points montagneux de Bolivia , Pula- ^'^ Tambo correspond à peu près à une

cayo, Colcha, Cobrîzos, etc.; il en est de petite auberge; c'est en réalité, en Bolivie,

même d'une plante résineuse parasitaire , un refuge pour dormir.

GENERALITES GEOLOGIQUES. 37

remettre entièrement au bon plaisir d'un corrégidor inhospitalier.

En Bolivie, il faut s'attendre à supporter alternativement des chaleurs tropicales et des froids excessifs ; il fait très chaud dans la journée, et, la nuit, le thermomètre descend à plusieurs degrés au-dessous de zéro.

Gomme il n'existe pas dé chemins à proprement parler sur les hauts plateaux, on emprunte le plus souvent les lits des rivières ou des torrents lorsqu'ils sont desséchés. Cette considération m'amène à relater que le meilleur moment pour voyager dans ce pays , c'est de mars à septembre , c'est-à-dire pendant la saison sèche. Le froid est plus vif la nuit, mais on n'a pas à craindre les orages effroyables qui se déchaînent en été , au mois de décembre.

On peut dire, d'une façon générale, que le climat du Haut- Plateau bolivien se rapproche fort de celui du nord du Chili qui le commence.

Le printemps débute en septembre, l'été en décembre, l'automne en mars et l'hiver en juin.

Étant donnée l'immensité des territoires inhabités ou placés dans des conditions voisines de la barbarie, il faut, pour qu'une exploration soit fertile en résultats, que cette dernière ait une durée d'au moins six mois.

Il est inutile de compter sur l'Indien pour obtenir des renseignements; si vous lui demandez quelque chose, sa réponse est toujours la même : « Il ne sait rien ». En réalité, il feint de ne rien savoir, persuadé qu'en agissant ainsi il s'attirera de la compassion. Un moyen pour gagner la confiance de l'Indien est de faire connaissance avec son dialecte; alors seulement, il vous fera quelques confidences, petit à petit, — poco a poco, comme on dit en espagnol.

La psychologie des Indiens Aymaras des environs ouest du lac Titicaca est aussi très curieuse. Ils ont la plus grande défiance vis-à-vis du gringo (c'est le nom qu'ils donnent à l'étranger en général) , et si ce dernier s'avise de se promener dans la

pampa avec des instruments sans en avoir prévenu les Indiens, ceux-ci attribuent tout ce qui leur arrive éventuellement de fâcheux aux instruments eux-mêmes, et partant à ceux qui les détiennent.

On conçoit dès lors, étant donné le caractère entier et farouche des Aymaras, l'imprudence que Ton commet en n'assurant pas à son service au moins un Indien parlant l'aymara pour se protéger contre les attaques possibles que pourrait susciter la superstition indienne '^^.

^'^ li resterait une foule de détails bien on consultera d*aiileurs avec beaucoup d'in-

curieux à noter dur les mœurs des Indiens térèt les rapports documentés de notre

Aymaras, mais je ne puis les relater ici ami le D' Chcrvin sur V Anthropologie de

sans sortir de mon cadre. Pour tout ce qui la Mission, concerne les Indiens des Hauts- Plateaux ,

GENERALITES GEOLOGIQUES.

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