SAN PABLO ET LE CERRO RELAVE
Je ne séjournai pour ainsi dire point à San Pablo (4,38o mètres d'altitude); je recueillis, de la main d'un Indien quechua, des boleadoras ou pierres de fronde en trachyte qui lui servaient à tuer des vigognes.
On me donna encore des géodes de quartz améthyste qui provenaient d'Ovejeria, canton de Guadalupe. La coloration vioette de ce quartz est évidemment due au fer. Dans les pampas qui mènent de San Pablo à San Antonio, je ne fus pas peu surpris de voir que le sol était tout jonché de quartzites noirs, taillés en formes de flèches triangulaires et de grattoirs. Je descendis souvent de ma mule pour en remplir mes poches, et, après avoir noté des grès phylladiens d'âge probablement silu-
rique au sud-ouest de San Pablo, je découvris, à 4^280 mètres, au sommet du Cërro Relave ou Relaves, des fonds de cabane avec de nombreux silex taillés. C'est ainsi que je ramassai non seulement des flèches, mais encore des pièces analogues à celles que nous trouvons en Europe , dans les stations de Tâge de la pierre polie.
Actuellement les Indiens contemplent avec indifi(érence ces quartzites taillés, sans se douter aucunement que leurs ancêtres les ont fait servir à leur usage '^l